États de la recherche – La CRÉAcT est fière d’appuyer l’organisation du colloque Mémoires de l’esclavage et de la colonisation : Historiographie, arts, musées, qui se déroulera les 9 et 10 novembre 2017 à l’Université du Maine (Le Mans, France). La date limite pour soumettre une proposition de communication est le 31 mars 2017.
Pour de plus amples renseignements, y compris le texte intégral de l’appel, veuillez consulter le site web du colloque.
Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.
Je suis arrivé de bonne heure le matin du mardi 8 novembre pour constater que la queue serpentait déjà hors de la cantine de l’école primaire qui nous sert de lieu de scrutin dans le petit village de Duson sur la prairie cadienne, à huit kilomètres à peine de Lafayette. La file était composée majoritairement, mais pas totalement, de citoyens blancs de la classe ouvrière – des « habitants » comme on les appelle en Louisiane : des récolteurs de riz et d’écrevisses, de fèves de soja et de canne à sucre. On y trouvait aussi des caissières de dépanneurs et de supermarchés, des serveuses de petits restaurants, et aussi des soudeurs, des foreurs, des « roughnecks » et des machinistes qui forment la base de l’industrie pétrolière en Louisiane.
Cette boîte, le numéro 28 dans la paroisse de Lafayette, a donné 84% de ses votes à Donald Trump contre 13% pour Hillary Clinton. Gary Johnson, le candidat des libertariens et Jill Stein du Parti vert se sont partagé 3% des voix. En 1992, les résultats du 28e arrondissement étaient nettement différents. Bill Clinton avait pris 44% contre 38% pour George Bush, père, et 18% pour le candidat indépendant, Ross Perot. Ça fait tout un écart entre Clinton-époux et Clinton-épouse !
Le 15 août, c’est la fête nationale de l’Acadie, que nous soulignerons ici à la Baie Sainte-Marie avec le tintamarre du Festival acadien de Clare, qui bat son plein depuis quelques jours.
La veille, il se passera quelque chose d’important à l’antenne de la chaîne Unis TV. Ce dimanche 14 août, un nouveau film de Phil Comeau, sera diffusé à partir de 20h00. Zachary Richard, toujours batailleur fait converger les forces de deux grandes artistes de l’Acadie moderne : la vision pleine d’humanité du cinéaste originaire de la Baie Sainte-Marie et le regard pénétrant du chanteur louisianais qui n’en finit pas de recréer à sa manière, et avec urgence, l’héritage de son Acadie ancestrale.
Le résumé officiel nous en apprend que Zachary Richard, toujours batailleur « retrace le parcours fascinant de ceux qui l’ont précédé, en parcourant les trois provinces maritimes et la Louisiane, cherchant à comprendre comment l’Histoire a façonné sa culture acadienne ».
Au fil de l’histoire – Hier soir, ayant terminé une journée de recherche aux archives de la bibliothèque municipale de la Nouvelle-Orléans, j’ai demandé à mon chauffeur d’Uber de me déposer au 3223, rue Upperline, dans le quartier de Broadmoor. C’était un coup de tête, car ce n’est pas là où se trouve l’appart loué pendant mon bref séjour ici. C’est à cette adresse, que je venais de confirmer dans le City Directory de 1964, qu’a résidé pendant de nombreuses années le capitaine William Augustin d’Entremont, né en 1901 à Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse.
Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.
J’entendais sans cesse les mêmes refrains :
– Mais comment veux-tu qu’il apprenne l’anglais si tu lui parles en français tout le temps?
– Tu vas retarder son développement.
– On n’est pas Français, on est Américains.
Mon fils devait avoir 7 ou 8 ans quand il m’a déclaré :
– Je suis Américain. Je. Parle. Anglais.
Je n’avais plus l’énergie d’insister. Avec lui, j’étais père très jeune et je pensais que je pouvais lui parler en français de manière passive, de temps en temps, afin de ne pas trop « exclure » sa mère et mes beaux-parents chez qui nous vivions. Il était plus aisé de parler anglais. Une histoire assez courante.
Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.
Qui de nous n’a pas vu, dans les derniers mois, au moins une des trop nombreuses vidéos montrant l’une des trop nombreuses morts d’un Noir américain aux mains de la police ? Grâce à la téléphonie mobile et aux plateformes de partage, nous sommes devenus, toutes et tous, des témoins.
Des témoins très imparfaits, certes, dans la mesure où ces extraits filmés ne disent pas tout ; toujours est-il que nos petites caméras servent désormais de précieux instruments de responsabilisation des actions et comportements des autorités chargées de « protéger et servir » l’ensemble des citoyens. C’est presque à se demander comment cela se faisait avant l’ère d’Internet… ou du film ou de la vidéo, de l’enregistrement audio et de la radio, ou encore, en remontant plus loin, de la reproduction photographique à grande échelle.
Cela se faisait, pourtant.
Je viens de signer une chronique dans Le Devoir à l’occasion du 150e anniversaire d’un incident tragique, révoltant même, de l’histoire de la Louisiane : le massacre du Mechanics’ Institute, alors siège du gouvernement de l’État, à la Nouvelle-Orléans, le 30 juillet 1866.
Image : Gravures du magazine Harper’s Weekly, 25 août 1866. Gracieuseté de The Historic New Orleans Collection, numéro d’accession 1974.25.9.309 i-iv.
Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.
Notes de lecture – Pourquoi y a-t-il si peu d’ouvrages consacrés à la musique acadienne contemporaine ? Certes, les anthologies à l’usage des musiciens ne font guère défaut depuis les recueils des Chants d’Acadie, à partir des années 1940; plus récemment, quelques livres ont traité de formations musicales particulières, à l’instar de L’épopée 1755 (2002) de Robert Duguay. Il n’existe pas, en revanche, de survol ou de présentation de synthèse de ce qui peut s’appeler « la musique acadienne ». C’est cette lacune que vient combler Acadian Driftwood: The Roots of Acadian and Cajun Music, paru en 2014 (en anglais), de Paul-Émile Comeau.
CRÉAcT en action – Il m’arrive parfois d’affirmer que, s’il y a un endroit au monde que j’aime encore plus que l’Acadie, c’est bel et bien la Louisiane, surtout les régions traditionnellement francophones. C’est beaucoup dire! Depuis le 21 mai dernier, j’effectue un séjour de quelques semaines dans mon État natal, plus précisémement à la Nouvelle-Orléans, ponctué de quelques courtes excursions à l’extérieur de cette ville que les francophones louisianais appellent « la Ville », tout court. (Les autres villes, même grandes, s’en trouvent qualifiées de « villages ».)
S’agit-il seulement de baigner dans ces airs de jazz qui, si souvent, m’appellent de loin, ou de déguster quelques plats favoris ? Il y a de cela, j’avoue – mais il y a plus, bien entendu, car il s’agit d’un séjour de recherche. Le but principal de ce voyage est de faire avancer un projet de livre, à paraître aux presses de The Historic New Orleans Collection. Parmi mes objectifs secondaires, c’est également une occasion de renforcer les contacts avec des partenaires et des interlocuteurs louisianais.
Le manuscrit que je prépare actuellement est un projet qui me tient à cœur. Énormément même.
Pour ce premier article de La Filière Louisiane, Clint Bruce s’est entretenu avec deux archéologues de l’Université de Louisiane à Lafayette au sujet de leurs efforts infatigables pour découvrir les vestiges de quelques-uns des tout premiers établissements acadiens en Louisiane. Le professeur Mark Rees et Amy Broussard, étudiante au doctorat, nous parlent du Projet Nouvelle-Acadie/New Acadia Project.
CRÉAcT en action – Un événement d’une indéniable importance vient de se dérouler sur le campus de la Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne. Du vendredi 29 avril au dimanche 1er mai, plus d’une centaine d’élèves des écoles secondaires du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) se sont réunis pour vivre ensemble une fin de semaine d’activités dans un but de construction identitaire et de développement communautaire. Cela s’est fait sur le thème : Autour du FEU – Grou rassemblement jeunesse N-É, dont les détails sont présentés dans ce communiqué de presse. Avec plusieurs autres acteurs de la communauté, j’ai eu l’honneur de prendre part au spectacle d’ouverture organisé par le groupe Cy, vendredi soir à la Salle Marc-Lescarbot.
Pour moi, la chance d’adresser la parole à un groupe de jeunes inspirés et inspirants représentait une occasion plus précieuse qu’une dizaine de colloques scientifiques… mais ne le dites pas aux Chaires de recherche du Canada ! (C’est une blague…) Puisque le thème de ma courte allocution a été repris pour une activité de réflexion dimanche matin, j’ai décidé de publier ce texte ici.
Le défi qui m’a été lancé par Éric [Dow] était de vous présenter ma conception personnelle de l’Acadie du XXIe siècle. Ce que j’ai à vous dire s’intitule : « Pour une Acadie courageuse », et je vais vous parler de choses sérieuses.Lire la suite »