La Filière Louisiane : Le nouveau paysage médiatique de la Franco-Louisiane (Chase Cormier)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

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Il y a en ce moment, en Louisiane francophone, plusieurs initiatives qui s’efforcent d’insuffler un nouvel élan à l’utilisation du français dans la sphère publique. Alors que quelques stations de radio, comme KVPI 92.5 FM et KRVS 88.7 FM maintiennent une programmation limitée en français, les plateformes socionumériques permettent un renouveau par d’autres moyens. Nous avons demandé à Chase Cormier d’élucider deux projets auquel il collabore.

Deux nouvelles initiatives : Charrer-Veiller et Télé-Louisiane

Ces projets ont vu le jour grâce aux plateformes socionumériques, cruciales pour capter les voix francophones ici autour de Lafayette, mais aussi pour faire connaître la présence de la langue française en Louisiane dans le reste de la francophonie ainsi qu’auprès des anglophones louisianais. Télé-Louisiane, une initiative très récente, se veut la seule chaîne exclusivement francophone en Louisiane. C’est une chaîne culturelle et d’informations, diffusée en ligne (sur Youtube, Instagram et Facebook). L’équipe est dynamique et créative. Elle publie des animations pour les enfants, des nouvelles, des documentaires culturels, des interviews et un tas plus. J’ai beaucoup d’espoir en Télé-Louisiane et pour ce qu’on va voir de cette chaîne.

Aussi, nous avons Charrer-Veiller, un nouveau podcast enregistré à Lafayette, et le seul réalisé par des Francolouisianais en Louisiane. Mon ami Joseph Pons et moi avons créé ce projet en octobre 2018 à la suite d’une discussion dans une table française au centre-ville [de Lafayette]. Nous trouvions nos conversations dans ces réunions plutôt intéressantes, et donc on a décidé de les enregistrer. On a commencé à enregistrer nos conversations aux studios d’AOC (Acadiana Open Channel, une télévision communautaire locale, dans leur salle de podcast). Nous avons des invités toutes les deux semaines. Et encore, grâce aux plateformes socionumériques, notre podcast semble être bien reçu par le public.

D’après moi, ces deux projets sont les plus prometteurs puisqu’ils ajoutent de la diversité aux efforts de promotion du français en Louisiane. Nous, les Francolouisianais, devenons de plus en plus visibles dans les espaces publics, artistiques et littéraires. Ces deux initiatives nous donnent une présence sur les plateformes socionumériques.

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« Ces Canadiennes et Canadiens qui s’envolent en hiver » (Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 18 janvier 2019)

Au moment où j’écris ces lignes, Carol Doucet parcourt l’Italie. Accompagnée de son conjoint, la directrice de l’agence de promotion Le Grenier musique, sise à Moncton, fait partie des Canadiennes et Canadiens qui choisissent de prendre des vacances à l’étranger pendant la saison hivernale. Pourquoi ?

Certes, le phénomène des « snowbirds » s’attribue facilement au désir de fuir les rigueurs de notre hiver septentrional. Si, bon an, mal an, plus de 700 000 Canadiens migrent pour plus de 31 jours vers la Floride ensoleillée, le climat y est pour beaucoup. Sinon, aussi bien s’offrir un séjour en Pologne !

Mais qu’en est-il des gens qui, à l’instar de Carol, font des voyages plus courts dans un autre pays ? Ont-ils la même motivation ?arnm_2019-01-18_ces canadiennes et canadiens qui s'envolent

Quelques chiffres permettent de mieux cerner cette tendance. Selon Statistique Canada, qui publie régulièrement une « Enquête nationale sur les voyages », les résidents canadiens ont effectué 9 460 000 déplacements à l’étranger au premier trimestre de l’an dernier. Une majorité (65 %) avaient pour destination les États-Unis, ce qui est tout à fait normal.

Petite parenthèse : l’impopularité notoire du président Trump au Canada n’a rien fait pour freiner le tourisme chez l’oncle Sam. Tout au contraire : alors que les traversées frontalières avaient chuté en flèche en 2015, elles augmentent progressivement depuis son investiture en janvier 2016. C’est le dollar qui décide, non pas le Donald.

Reste que les Canadiennes et Canadiens ont réalisé 3,3 millions de voyages vers des pays du Sud ou d’outre-mer de janvier à mars 2018.

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Profil : Yvette Comeau, stagiaire de la CRÉAcT à l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne

En 2018-19, la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) compte dans son équipe Yvette Comeau qui effectue un stage à l’Observatoire Nord/Sud, le centre de recherche rattaché à la CRÉAcT. Originaire de Saulnierville (N.-É.), Yvette est étudiante au programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne. 

Elle nous explique ici ses intérêts intellectuels et les motivations derrière ses projets actuels.

Pourquoi avez-vous décidé d’intégrer le programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones ? Quel sujet de recherche avez-vous l’intention d’explorer ?

YC : Pour moi, ce programme de maîtrise est la suite logique dans mon parcours. Mes expériences professionnelles, et surtout mes intérêts personnels, font en sorte que ce programme est tout à fait convenable pour moi. J’ai l’intention d’axer mes recherches sur la linguistique – plus précisément sur les changements linguistiques – en me concentrant sur les facteurs qui assurent la survie de certains traits d’une langue en constante évolution.

Vous avez déjà eu un parcours professionnel tout à fait intéressant. Dans quel domaine avez-vous travaillé, et où ?

YC : Après avoir obtenu un baccalauréat en administration des affaires de l’Université Sainte-Anne, j’ai décidé de poursuivre mes études en traduction à l’Université d’Ottawa. Finalement, je suis restée dans cette ville pendant plus de 10 ans, travaillant comme traductrice à la fonction publique.

Vous êtes revenue vivre à la Baie Sainte-Marie il y a deux ans. Qu’en est-il jusqu’ici de ce retour dans votre région d’origine ? 

YC : Je suis bien contente d’être de retour à la Baie. Avant d’intégrer le programme de maîtrise, j’occupais le poste de gérante du centre d’information touristique Le Rendez-vous de la Baie. J’adore vivre ici, à la campagne, près de la mer. Je suis très fière d’être Acadienne, et je me suis rendu compte à quel point il est important pour moi de vivre parmi des gens qui partagent ma langue et ma culture. Parmi mes activités en ce sens, je fais partie du conseil d’administration de la Société acadienne de Clare.

Il paraît que vous aimez beaucoup voyager et que vous avez visité plusieurs pays du monde, de l’Amérique latine jusqu’en Asie du sud-est. Qu’est-ce que ces expériences vous apportent ?

YC : Oui, j’adore voyager ! Mes expériences de voyage sont tellement enrichissantes. Elles me permettent de découvrir des pays, d’en apprendre davantage sur des langues et des cultures, et de faire des rencontres inoubliables avec des gens des quatre coins du monde. Elles me permettent également de poser un regard extérieur sur mon identité, ce qui est très important pour moi.

Parmi les thématiques de recherche de la Chaire, où voyez-vous des liens avec vos propres intérêts intellectuels ?

YC : Je trouve les thématiques de recherche de la Chaire très intéressantes. Je m’intéresse beaucoup à l’histoire des Acadiens et à nos liens avec les Cadiens. Mon travail ici m’aidera sûrement tout au long de ma maîtrise, et m’outillera pour effectuer mes propres recherches. Je suis bien contente de faire partie de l’équipe !

Quand la recherche croise le fer avec les pirates ! (Nouvel article de Clint Bruce paru dans la revue française Transatlantica)

À qui ces pirates lèvent-ils si gaiment leur chope de rhum ? Ces membres du collectif Pyrates Image sont posés devant le tombeau de Dominique You, célèbre corsaire louisianais du tournant du 19e siècle, enterré au cimetière St-Louis nº 2 à La Nouvelle-Orléans. Contrebandier, compagnon de Jean Laffite et combattant lors de la bataille de La Nouvelle-Orléans, You est une figure centrale dans un article que je viens de faire paraître dans Transatlantica : revue d’études américaines « Les autres pirates des Caraïbes : transtextualités transatlantiques chez Michel Séligny (1807-1867), écrivain créole de la Nouvelle-Orléans »

En voici le résumé et, ci-dessous, une sélection d’images accompagnant le texte. Bonnes découvertes et bonne lecture !

Dans la Louisiane d’avant la guerre de Sécession, les textes dénonçant l’esclavage sont extrêmement rares en raison des lois limitant la liberté d’expression. Cet article se propose d’étudier une exception frappante mais discrète, à savoir le feuilleton « Un pirate » (1853), signé par Michel Séligny, homme de couleur. En tenant compte de l’ambiguïté de la situation des gens libres de couleur, il s’agira de mettre en lumière les enjeux et stratégies de la mise en fiction de l’histoire locale, plus particulièrement des corsaires négriers, à l’effet de contester le rôle de ces derniers dans la mémoire populaire. Ces stratégies comprennent notamment la réécriture d’une nouvelle du romancier français Eugène Sue.

 

M. Clint Bruce

Clint Bruce, Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales de l’Université Sainte-Anne

Jumelage entre Cap-Pelé (N.-B.) et Broussard (Louisiane) : Justin LeBlanc raconte…

Depuis 1984, le village de Cap-Pelé, au sud-est du Nouveau-Brunswick et «au cœur de l’Acadie», et la ville de Broussard, en Louisiane, jouissent d’une entente de jumelage. Cette relation était devenue inactive, cependant. C’est grâce aux efforts de Justin LeBlanc, directeur des événements et des communications de Cap-Pelé, et du maire Serge Léger que les deux villes-sœurs ont récemment repris contact, à l’approche du Congrès mondial acadien 2019.

Dans cette courte vidéo, M. LeBlanc explique deux certificats honorifiques qu’il a reçus lors d’une visite en Louisiane, en octobre 2018. Nous avons rencontré ce jeune homme dynamique le 18 décembre 2018, à l’édifice municipal de Cap-Pelé. Par rapport aux recherches de la CRÉAcT, cet entretien s’inscrit dans le projet, Les villes ont une famille : enquête sur les jumelages municipaux aux Provinces maritimes. 

Mini-colloque : «L’unité francophone dans la diversité» (Jeudi 6 décembre 2018 à 17h00, Observatoire Nord/Sud)

Ce jeudi 6 décembre à 17h00, l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne (situé au 2e étage de la Bibliothèque Louis-R.-Comeau) accueillera le mini-colloque – L’unité francophone dans la diversité : un rêve impossible ? Un léger goûter sera servi.

La communauté universitaire et le public général sont invités à assister aux présentations des projets de recherche des étudiantes inscrites dans le séminaire CEFR 6113 (Cultures et espaces francophones, Prof. Clint Bruce), dans le cadre de la Maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne.

  • Juliana Barnard – Réveiller les « énergies dormantes » de l’humanité : la diversité culturelle au service de la coopération et de la solidarité internationale 
  • Marie-Germaine Chartrand – L’égalité des femmes en Francophonie : un rêve possible ? 
  • Yvette Comeau – Pourquoi l’Algérie ne fait-elle pas partie de l’Organisation internationale de la Francophonie ? 
  • Réanne Cooper – La diversité interne du Cameroun : un défi vis-à-vis de l’unité de la francophonie internationale ?
Voir ci-dessous la description de la thématique.

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Merci en 20 images – L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies (1-4 novembre à La Nouvelle Orléans)

L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies a été couronné d’un succès retentissant. À l’intérieur de ce colloque qui s’est déroulé du 1er au 4 novembre à La Nouvelle-Orléans (Hôtel Intercontinental et The Historic New Orleans Collection), j’ai eu la chance d’organiser, avec la collaboration de mes collègues Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), le symposium spécial : La Louisiane francophone et ses relations internationales.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le communiqué de presse de l’Université Sainte-Anne et le programme. L’initiative a compté de nombreuses activités et a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires. J’aimerais remercier ces partenaires, ainsi que l’ensemble des participant-e-s et le comité exécutif de l’ACQS, en présentant une vingtaine de photos prises au cours du colloque.

 

Merci à toutes et à tous – et au plaisir de vous revoir au colloque de 2020 !

M. Clint Bruce

Quelques réflexions sur l’adhésion de la Louisiane à OIF (David Cheramie)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

La nouvelle est arrivée, comme il se doit de nos jours, dans un Tweet : «@OIFfrancophonie. Bienvenue à la #Gambie, à l’#Irlande, à la #Louisiane (É. U.) et à #Malte comme observateurs de la Francophonie! #SommetEVN2018.». Depuis que le dossier de candidature fut posé en avril, on attendait avec impatience son acceptation. Je n’avais pas de vraies craintes qu’on soit rejeté, mais comme l’histoire de la Louisiane francophone est remplie de rendez-vous manqués, l’ombre du doute planait quelque part au fond de mon esprit.

Cette annonce tant attendue a résonné en moi comme le soulagement d’une démangeaison de longue date. J’ai attendu ce moment depuis que j’ai appris le mot Francophonie et ce qu’il représentait.

Comme le hasard fait bien les choses par fois, notre candidature a été acceptée en même temps que les Festivals acadiens et créoles reconnaissaient les contributions d’un monsieur que l’histoire aurait pu oublier si ce n’était pas pour le travail de plusieurs personnes. Caesar Vincent était un simple fermier dans la paroisse de Vermillon qui gardait dans sa mémoire des dizaines et des dizaines de chansons dont certaines remontaient au Moyen-Âge. Elles ont été transmises de bouche à l’oreille pendant des siècles. Quelqu’un lui a montré ces chansons, tout comme ces gens ont appris de quelqu’un d’autre.

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Un bel accueil à La Nouvelle-Orléans, ou : «Les Saintes-Annes sont partout !»

Allié de la cause francophone en Louisiane aussi bien que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada, je garde un contact fréquent – pour ne pas dire constant – avec les milieux franco-louisianais et les personnes qui les animent. L’une d’entre elles est Ashlee Michot, blogueuse, photographe, folkloriste à ses heures, animatrice de radio, ancienne membre de l’exécutif du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), mère de famille et j’en passe. C’est aussi une ancienne des sessions d’été du programme d’immersion de l’Université Sainte-Anne (2002-2003), tout comme moi (1998).

Il y a plusieurs années que nous correspondons, à intervalles irréguliers, autour d’intérêts communs. Jusqu’à hier, pourtant, nous n’avions jamais fait connaissance en personne.

J’étais en déplacement vers La Nouvelle-Orléans pour le congrès de l’American Council for Québec Studies. Au cours d’un échange à propos d’une possible collaboration, Ashlee a mentionné qu’elle était «en Ville asteur» – c’est-à-dire, à La Nouvelle-Orléans. Son mari, Louis Michot du groupe Lost Bayou Ramblers allait jouer dans une taverne du Faubourg Marigny. C’est, lui aussi, un autre ancien du programme de Sainte-Anne (1998).

Aussitôt mon avion atterri, je m’y rends, ni une ni deux. 

À peine ai-je pénétré dans le bar que je croise un ami – un vrai de vrai ami -, le peintre et poète Jonathan Mayers, Rat-de-bois farouche de son nom d’artiste. Francophone depuis peu, Jonathan a passé trois étés à l’Université Sainte-Anne, en 2015, en 2016 et en 2018. C’est ainsi que nous nous sommes liés d’amitié et que, depuis lors, il est devenu un interlocuteur de prédilection.

 

Ashlee venait de lui dire qu’elle m’attendait.

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1-4 novembre 2018 à La Nouvelle-Orléans : «La Louisiane francophone et ses relations internationales», dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies

Nous sommes fiers de dévoiler la programmation du symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales, qui aura lieu dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies, du 1er au 4 novembre 2018, à La Nouvelle-Orléans. Depuis plus d’un an, la CRÉAcT collabore de près avec deux collègues, Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), ainsi qu’avec l’exécutif de l’ACQS, pour élaborer un programme riche et diversifié. Cela a été possible grâce au concours de plusieurs partenaires, à commencer par The Historic New Orleans Collection.

Vous trouverez ci-dessus ma lettre destinée aux participant-e-s à ce congrès, suivie des éléments de la programmation associés à notre symposium. Il y a aussi une lettre d’accueil de la maire de La Nouvelle-Orléans, Mme LaToya Cantrell.

À titre de rappel, voici l’appel à communications qui a été lancé l’an dernier, et qui présente la composition du comité scientifique.

Esteemed colleagues,

On behalf of the organizing committee of the special symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales / Francophone Louisiana’s International Relations, which includes Dr. Nathan Rabalais (College of William & Mary), Dr. Robin White (Nicholls State University, and myself (Université Sainte-Anne), I wish to extend to you a heartfelt welcome and warmest thanks for your interest in the program we have prepared, and to which many of you are contributing. We also wish to express our gratitude to the numerous partners who have made this exciting symposium possible (see logos).

2018 is a special year to visit New Orleans and Louisiana. The city was founded 300 years ago, in 1718; in 1868, the state adopted a visionary constitution in the throes of Reconstruction-era struggles for civil rights, 150 years ago; and 1968 saw the creation of the Council for the Development of French in Louisiana, currently celebrating its 50th anniversary. In addition, at the recent Sommet de la Francophonie in Yerevan, Armenia, the State of Louisiana gained observer status in the Organisation internationale de la Francophonie. The ACQS could not have chosen a more opportune time to host its biennial colloquium in the city of New Orleans.

Finally, for those of you who will still be here on Sunday afternoon, the Alliance française de La Nouvelle-Orléans and Éditions Tintamarre will provide another occasion to experience Louisiana’s living Francophone culture. Dr. Rabalais will launch his recent book of poetry, Le Hantage : un ouvrage de souvenance at 4:00 p.m. (Nov. 4, 1519 Jackson Ave.).

Clint Bruce, Université Sainte-Anne

M. Clint Bruce

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