Jeudi 7 décembre – Mini-colloque étudiant, Valeurs de la Francophonie : débats et défis face à la mondialisation

Jeudi 7 décembre – 16h30
Université Sainte-Anne, Salle du Conseil des Gouverneurs

La communauté universitaire et le public général sont invités à assister aux présentations des projets de recherche des étudiant-e-s inscrit-e-s dans le séminaire CEFR 6113 (Prof. Clint Bruce), dans le cadre de la Maîtrise ès arts en Culture et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne. Ce mini-colloque explorera la problématique, Valeurs de la Francophonie : débats et défis face à la mondialisation, et comprendra trois interventions, suivies d’une période de discussion :

  • Sébastien Dol – Changer le vernaculaire pour une ouverture sur le monde : la coopération internationale pour la revitalisation du français en Louisiane
  • Ali Mustafa Ali Omeran – Pourquoi la Libye n’est-elle pas au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie ?
  • Natalie Robichaud – Le développement contradictoire de la Francophonie.

Pour une description complète de la thématique de ce mini-colloque, veuillez consulter l’appel qui suit.

Valeurs de la Francophonie :
débats et défis face à la mondialisation

Plus qu’un dénominateur commun linguistique, la Francophonie se veut et se proclame un espace de promotion et de partage de valeurs. Au lendemain des indépendances africaines, Senghor rêvait déjà d’un « Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre ». La Charte de la Francophonie de 2005 s’inscrit dans cette ligne de pensée en affirmant la vision « [d’]un monde respectueux de la diversité culturelle et linguistique, dans lequel la langue française et les valeurs universelles […] contribuent […] à la formation d’une communauté internationale solidaire ». Parmi ces grands principes, la mission de l’OIF s’oriente autour de la paix et de la coopération, du respect des droits de l’Homme et du développement de la démocratie, du dialogue des cultures et de la promotion de l’éducation.

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La saison du homard est lancée : quelques images du quai de Meteghan

Œil sur l’Acadie – La pêche commerciale et l’industrie des fruits de mer relient la communauté acadienne de la baie Sainte-Marie aux marchés économiques mondiaux. C’est ainsi pour de nombreuses régions de la Nouvelle-Écosse et pour la province dans son ensemble. Homard, pétoncles, crabe des neiges, crevettes nordiques, flétan et aiglefin, hareng et thon… Toutes ces espèces sont pêchées dans nos eaux, transformées ici ou ailleurs et exportées un peu partout, tandis que l’aquaculture gagne de l’importance.

La qualité des fruits de mer néo-écossais leur a valu une renommée mondiale. En 2015, les exportations ont rapporté plus d’un milliard de dollars CA. Si une bonne partie de ces délices marines est destinée aux États-Unis – qui accaparent 60 % du homard d’ici – , l’Europe n’est pas en reste tandis que l’appétit de la Chine se réveille. D’ailleurs au début de l’année, le géant asiatique annonçait une baisse considérable des tarifs sur les fruits de mer provenant du Canada.

Mais la pêche, c’est bien plus que du business : c’est un mode de vie qui donne le ton à des communautés entières, c’est un savoir-faire séculaire auquel est associé un riche patrimoine immatériel et, pour les familles des pêcheurs, c’est la crainte, renouvelée d’année en année, de perdre un être cher. (La pêche trône parmi les métiers les plus dangereux, rappelle régulièrement le magazine Forbes.)

Pour toutes ces raisons, le début de la saison de pêche est une occasion spéciale. Ce matin (28 novembre 2017), la saison de la pêche au homard a été lancée dans les zones 33 et 34 du Canada atlantique ; elle durera jusqu’au mois de mai. Au quai de Meteghan, dans la municipalité francophone de Clare, le coup d’envoi a été donné à 6 heures du matin, bien avant l’aube. Avec des dizaines et des dizaines d’autres, j’y étais, pour saluer le départ de ces magnifiques homardiers et pour prendre quelques photos dont je fais part ici aux lectrices et lecteurs des Carnets Nord/Sud

     

La diaspora acadienne au fil de nos histoires : Mylène Comeau en Louisiane et le CMA 2019

Il y a quelques jours nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Mylène Comeau, agente de projets du Congrès mondial acadien 2019. Originaire de la baie Sainte-Marie (Nouvelle-Écosse) et ancienne de l’Université Sainte-Anne, elle revenait depuis peu d’une mission du Congrès en Louisiane, au mois d’octobre. Bien qu’elle ait déjà visité plusieurs autres pays, c’était son premier voyage là-bas ; nous avons donc voulu capter quelques-unes de ses impressions.

Dans ce court témoignage vidéo, Mylène fait remarquer les ressemblances physiques entre Acadiens et Louisianais, ainsi que l’enthousiasme que suscite le CMA.

L’entretien a été réalisé dans le cadre d’un projet d’histoire orale de la CRÉAcT, La diaspora acadienne au fil de nos histoires. Jusqu’à date, une vingtaine de témoignages ont été enregistrés, sur un total de 40 à 50 entretiens d’ici 2019.

 

 

Les tables françaises en Acadiane : un réseau de connexions diffuses (Rachel Doherty)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.


Les loups rôdent en Acadie tropicale – ou, au moins, dans l’imaginaire d’un cercle de poètes louisianais de la génération du baby-boom. Moi, j’étais venue en Acadiane, cette région de 22 paroisses à dominante culturelle cadienne au sud de la Louisiane, pour étudier la culture franco-louisianaise. J’y ai découvert la légende du loup-garou. Passionnée de folklore, je me suis raccrochée à la poésie lycanthrope de Deborah Clifton, Kirby Jambon, David Cheramie et Jean Arceneaux. C’était parti.

À l’hiver 2017, je suis allée à la chasse aux légendes. J’espérais rencontrer un monde de conteurs, des personnes de la génération des Cadiens qui se souviendraient du bon vieux temps de la tradition orale. Mon professeur m’avait déjà conseillé de chercher des contes aux points de rendez-vous. Or, à Lafayette, soi-disant «moyeu» ou plaque tournante de l’Acadiane, lorsqu’on cherche le français en dehors de la salle de classe, on se met à fréquenter les tables françaises.
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4-Johnston Street Java, UL francofous Facebook

Call for Papers: Francophone Louisiana’s International Relations (April 1, 2018)

Symposium:
Francophone Louisiana’s International Relations

New Orleans

To be held in association with the 21st Biennial Conference of the American Council for Québec Studies (ACQS)

In collaboration with

The Historic New Orleans Collection
Council for the Development of French in Louisiana (CODOFIL)
Québec Studies
Éditions Tintamarre
Alliance française de La Nouvelle-Orléans
Canada Research Chair in Acadian and Transnational Studies (CRÉAcT), Université Sainte-Anne

November 1-4, 2018

Intercontinental New Orleans and Historic New Orleans Collection

Version française ici.

Though often represented as a marginalized or isolated region of the Francophone world, on the one hand, as well as distinct from the rest of the United States, on the other, Louisiana has been situated for more than three centuries at the crossroads of countless cultural, linguistic, and institutional exchanges. Alongside these realities highlighted in recent historiography, contemporary efforts to promote French and Francophones cultures of Louisiana have benefited from numerous international partnerships. In order to explore the international relations and transnational dynamics that have shaped Louisiana from the colonial period until now, we are pleased to accept abstracts for presentations relevant to Francophone Louisiana. This special symposium of the American Council for Québec Studies will thus offer an occasion to share critical perspectives on Louisiana vis-à-vis the international French-speaking world.

The conference will also highlight some milestone anniversaries in 2018: the tricentennial of the founding of New Orleans in 1718; 150 years since the proclamation of the Louisiana Constitution of 1868, a revolutionary document on civil rights; and, more recently, the 50th anniversary of the Council for the Development of French in Louisiana (CODOFIL), a state agency responsible for promoting Louisiana’s Francophone reality.

We welcome abstracts from various fields in the humanities and social sciences, as well as proposals with interdisciplinary approaches. Abstracts taking into account the cultural diversity of the region are strongly encouraged.Lire la suite »

Appel à communications : La Louisiane francophone et ses relations internationales (1er avril 2018)

Symposium :
La Louisiane francophone et ses relations internationales

La Nouvelle-Orléans

Organisé dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies (ACQS)

En collaboration avec

Historic New Orleans Collection
Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL)
Québec Studies

Éditions Tintamarre
Alliance française de La Nouvelle-Orléans
La Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), Université Sainte-Anne

1 au 4 novembre 2018

Hôtel Intercontinental New Orleans et Historic New Orleans Collection

English version here.

Bien que la Louisiane soit parfois représentée comme une région marginalisée ou isolée au sein de la Francophonie, d’un côté, et distincte du reste des États-Unis, de l’autre, elle se trouve néanmoins, depuis plus de trois siècles, au carrefour d’une multitude d’échanges à la fois culturels, linguistiques et institutionnels. À côté de ces réalités mises en relief par l’historiographie récente, le développement de la francophonie contemporaine mise sur de nombreux partenariats internationaux. Afin d’explorer les relations internationales et les dynamiques transnationales qui l’ont façonnée depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, nous acceptons des propositions de communication portant sur la Louisiane francophone. Ce symposium de l’American Council for Québec Studies sera donc l’occasion de croiser les regards critiques sur la Louisiane sous l’angle de ses rapports avec la Francophonie internationale.

Il sera également pertinent de souligner en 2018 des dates anniversaires marquantes : le tricentenaire de la fondation de La Nouvelle-Orléans en 1718 ; 150 ans depuis la proclamation de la constitution louisianaise de 1868, document révolutionnaire en matière de droits civiques ; et, plus près de nous, le 50e anniversaire du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), agence d’État chargée de veiller à la promotion du fait francophone.

Nous recevrons avec plaisir des communications issues de domaines divers en sciences humaines et sociales, ainsi que celles privilégiant des approches interdisciplinaires. La prise en compte de la diversité culturelle de la région est fortement encouragée.Lire la suite »

Peut-on mettre l’identité sur le marché ? Lecture pour la Classe de maître de Monica Heller (10 octobre 2017)

CRÉAcT en action ! / États de la recherche – Peut-on mettre l’identité sur le marché ? La langue acadienne peut-elle être rentabilisée, exploitée pour le développement économique ? Les cultures minoritaires doivent-elles se mettre au service du tourisme ? C’est sur ces questions que se penchera la troisième Classe de la maître de la CRÉAcT, animée par la professeure Monica Heller de l’Université de Toronto. Gratuit et ouvert au public l’atelier aura lieu le mardi 10 octobre à partir de 18h30 (Salle B-34, campus de Pointe-de-l’Église).

Afin de se préparer à la conversation, les membres du public ont le choix de lire un texte proposé par Mme Heller. Il s’agit d’un article de Claudine Moïse, Mireille McLaughlin, Sylvie Roy et Chantal White, « Le tourisme patrimonial : la commercialisation de l’identité franco-canadienne et ses enjeux langagiers » (revue Langage et société, 2006).

Bien entendu, la lecture de ce texte n’est pas obligatoire, il s’agit avant tout d’un avant-goût et d’une ressource pour mieux comprendre les enjeux à aborder.

Entrevue avec Rachel Doherty, stagiaire doctorale à l’Université Sainte-Anne

Doctorante en études francophones à l’Université de Louisiane à Lafayette, Rachel Doherty est récipiendaire d’une bourse de rédaction de la CRÉAcT. Dans le cadre de son stage à l’Université Sainte-Anne, qui durera jusqu’en août 2018, elle mènera ses propres recherches tout en participant aux initiatives de la Chaire et en donnant des cours. Voici quelques renseignements au sujet de cette jeune chercheuse dynamique…  

Parlez-nous un peu de vos recherches. Sur quoi porte votre projet de doctorat ?

Mon projet est une étude des sorciers et des loups-garous dans la littérature et le folklore de la diaspora acadienne. Dans la littérature de la fin du XXe siècle, il y a un courant de réappropriation de ces légendes effrayantes. Plusieurs poètes en Louisiane s’identifient au loup-garou. Pour Antonine Maillet et Régis Brun, du Nouveau-Brunswick, les sorciers acadiens représentent les luttes de la marginalité. J’explore les raisons pour lesquelles ces écrivains ont voulu faire la lumière sur ces figures occultes. 

Comment en êtes-vous venue à vous intéresser à ces thèmes ?

Tout d’abord, je me passionne pour le folklore et les histoires d’horreur ! De nos jours, la stratégie de re-caractériser le monstre est devenue un trope. On le voit partout : les X-Men, American Horror Story : Coven, même les vampires dans l’œuvre d’Anne Rice. Quand j’ai remarqué cette même tendance chez les écrivains en Acadie et en Louisiane, je voulais apprendre les motivations des auteurs ainsi qu’analyser les enjeux pour les cultures minoritaires francophones.   Lire la suite »

Longfellow… encore lui ! Traduction originale de « The Slave Singing at Midnight » (1842)

L’imagination littéraire du poète américain Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882) aura marqué de manière irrévocable la destinée de l’Acadie. Qu’on veuille d’elle ou non, la figure d’Évangéline, rêveuse et mélancolique, persiste : Céleste Godin n’aurait pas eu besoin de lancer son puissant Fuck you Évangéline si ce n’était pas le cas. 

Mais arrive-t-il qu’on lise en Acadie d’autres œuvres de lui ? Comme Longfellow n’est plus à la mode depuis longtemps, j’en doute fortement. (Petit aveu d’un pur hasard : quand j’étais adolescent, Longfellow était mon écrivain préféré, à côté de quelques autres romantiques de langue anglaise.)

Récemment, dans le cadre de mes recherches sur l’esclavage au XIXe siècle, il m’a été donné de redécouverir le recueil Poems on Slavery, que Longfellow composa en 1842 – cinq ans avant la parution d’Évangéline – au retour d’un séjour en Allemagne. Lié d’amitiés avec plusieurs militants abolitionnistes de la Nouvelle-Angleterre et d’Europe, mais ne s’étant jamais prononcé sur ce sujet, il souhaitait « faire quelque chose, aussi modeste que ce soit, pour la grande cause de l’émancipation des nègres ». Il en résulta cette mince plaquette de sept poèmes publiée à Boston. Le cinquième d’entre eux, « The Slave Singing at Midnight », m’a particulièrement touché.

En entendant un chant religieux percer la nuit, le poète admire chez l’esclave noir la même force d’esprit, face à l’injustice de sa condition, que le Nouveau Testament décrit chez Paul et Silas, chrétiens du Ier siècle emprisonnés par les autorités romaines. Il m’a paru juste de rendre hommage aux convictions égalitaires de Longfellow par une traduction en français. La voici, sous forme d’image. Les deux textes, accompagnés d’une brève explication de quelques choix de ma part, suivent.
2017-08-29_Slave Singing 1

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Un drapeau venu de Louisiane et l’Odyssée acadienne à Pubnico

Œil sur l’Acadie – Connaissez-vous les monuments de l’Odyssée acadienne ? Ces pierres commémoratives, ornées de panneaux explicatifs et surmontées d’une croix de la Déportation, constituent un circuit des lieux de mémoire liés au Grand Dérangement du peuple acadien, au XVIIIe siècle. Depuis peu, il y en a quinze, grâce aux efforts du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB). Le 28 juillet 2017, le monument de l’Odyssée acadienne de la région d’Argyle a été dévoilé à Pubnico-Ouest, devant le Musée des Acadiens des Pubnicos. L’équipe de la CRÉAcT y était.

Lors de cette cérémonie touchante à laquelle participèrent de nombreux dignitaires, M. Jean Gaudet, président de la Commission internationale de l’Odyssée acadienne révélait un détail fort intéressant au sujet de la provenance du drapeau acadien utilisé pour ces inaugurations : c’est qu’il a été confectionné par des Louisianais à l’occasion du Congrès mondial acadien 1999-Louisiane. Dans cet extrait filmé par Réanne Cooper, assistante de recherche de la Chaire, vous pouvez en apprendre plus sur ce point et sur d’autres dimensions symboliques de ces monuments.

Voir ci-dessous quelques photos de l’activité, également prises par Réanne Cooper.
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