La CRÉAcT en Louisiane : Expérience Sainte-Anne, journée d’immersion chez NUNU à Arnaudville

CRÉAcT en action ! – Le samedi 8 juillet 2017, l’équipe de la Chaire a organisé une journée d’immersion française et d’ateliers de culture acadienne au centre culturel NUNU, à Arnaudville.

Visite Virtuelle Pano

Nous avons le plaisir de présenter ici quelques photos de cette activité qui a attiré plus de 50 participant-e-s. Nous tenons à remercier George Marks, Mavis Frugé et tous les bénévoles de NUNU : merci de votre accueil chaleureux !

NUNU

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La CRÉAcT en Louisiane : que trouve-t-on dans le magazine Acadiana Profile ?

CRÉAcT en action ! / Au fil de l’histoire – Du 30 juin 2017 au 10 juillet 2017, l’équipe de la CRÉAcT effectue un séjour de recherche en Louisiane. L’objectif : recueillir des documents et des témoignages susceptibles d’apporter un éclairage nouveau sur l’évolution de la diaspora acadienne. L’étape la plus importante de notre excursion s’est déroulée à Lafayette, où les assistants de la Chaire ont examiné des documents et fonds d’archives à l’Université de Louisiane à Lafayette. Parmi d’autres projets, Réanne Cooper et Lorianne Cooper ont dépouillé le magazine Acadiana Profile, lancé en 1969.

La CRÉAcT en Louisiane : aux archives de LSU à Bâton-Rouge

La CRÉAcT en action / Au fil de l’histoireDu 30 juin 2017 au 10 juillet 2017, l’équipe de la CRÉAcT effectue un séjour de recherche en Louisiane. L’objectif : recueillir des documents et des témoignages susceptibles d’apporter un éclairage nouveau sur l’évolution de la diaspora acadienne. Le lundi 3 juillet, l’équipe de la Chaire était de passage à Bâton-Rouge. Pourquoi ? C’est simple : les collections spéciales de la bibliothèque Hill Memorial de l’Université d’État de Louisiane regorgent de trésors documentaires de l’époque coloniale et du XIXe siècle. Plus particulièrement, nous nous sommes intéressés à l’intégration des premières générations d’Acadiens à la société esclavagiste des régions où dominait la cultivation de la canne à sucre, le long du fleuve Mississippi. Voici quelques réflexions de fin de journée.

La CRÉAcT en Louisiane : Paroisse St-Jacques, sur le Mississippi

CRÉAcT en action ! – Du 30 juin 2017 au 10 juillet 2017, l’équipe de la CRÉAcT effectue un séjour de recherche en Louisiane. L’objectif : recueillir des documents et des témoignages susceptibles d’apporter un éclairage nouveau sur l’évolution de la diaspora acadienne. Le lendemain de leur arrivée à la Nouvelle-Orléans, les membres de l’équipe se sont rendus dans la paroisse St-Jacques sur le Mississippi, région sucrière et l’une des premières zones d’implantation acadienne, à partir de 1765.

Voir ci-dessous quelques photos de l’excursion.

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Ce patrimoine acadien qu’on savoure : pour saluer la parution de Pantry and Palate de Simon Thibault

Œil sur l’Acadie / CRÉAcT en action ! – Un livre important vient de paraître : Pantry and Palate: Remembering and Rediscovering Acadian Food (Nimbus Publishing, 2017) de Simon Thibault (avec photos de Noah Fecks), journaliste à la réputation grandissante, originaire de la Baie Sainte-Marie et ancien de l’Université Sainte-Anne. Organisé par la Société acadienne de Clare et le Centre acadien de l’Université Sainte-Anne, le lancement, tenu à la Salle Richelieu le soir du 13 juin 2017, a attiré plus d’une centaine de personnes. Pour cette occasion marquante, M. Thibault a eu la gentillesse de nous demander de prononcer un mot d’introduction que nous présentons ici sous une forme légèrement retouchée.

Tout comme l’auteur de Pantry and Palate: Remembering and Rediscovering Acadian Food, un ouvrage riche, plein d’érudition et débordant d’images appétissantes grâce à la collaboration du photographe Noah Fecks, je suis de ceux-là qui croient que la cuisine acadienne des Maritimes est sous-estimée.

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D’une part, elle est discrète, à l’instar du peuple qui s’en nourrit. D’autre part, elle souffre de la comparaison – injuste, à mon avis – avec la nourriture cadienne de la Louisiane, qualificatif qui reflète en fait un étiquetage identitaire d’une tradition culinaire créole, essentiellement franco-africaine dans ses origines.

Simon m’a demandé de vous adresser brièvement la parole afin de souligner quelques observations relativement aux destinées divergentes de ces deux traditions culinaires de la diaspora acadienne.

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« Malgré tout ça, nous sommes forts » : entrevue avec le cinéaste Phil Comeau

Œil sur l’Acadie / CRÉAcT en action ! – Le 25 novembre 2016, à peine trois mois après la première diffusion du documentaire Zachary Richard, toujours batailleur sur la chaîne Unis TV, le réalisateur Phil Comeau, originaire de la région de Clare, est venu présenter ce film, ainsi que le court métrage Belle-Île-en-Mer, île bretonne et acadienne, sur le campus de la Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne. Organisée par la CRÉAcT et la Société acadienne de Clare, cette soirée a connu un succès considérable auprès du public d’ici. Puisque l’intérêt pour ces deux films n’a fait que s’accroître, aussi bien au Canada qu’en Louisiane et en Europe, nous présentons ici quelques extraits de la causerie qui a suivi la projection.

Clint Bruce : On voit que le générique indique « Phil Comeau, recherche ». Moi j’ai regardé le film avec mon œil de chercheur. Ma première question serait de savoir, Phil : qu’est-ce que tu as appris de nouveau pendant ce film ?

Phil Comeau : De nouveau, c’est que la résilience continue en Louisiane. J’ai rencontré, à force d’y aller une dizaine de fois, plein de gens – dont la plupart vous voyez dans le film et quelques nouveaux – qui se battent pour la culture, qui se battent pour la langue française, qui sont fiers d’être Acadiens. Il y a énormément de gens qui viennent ici ; la Baie Sainte-Marie est probablement le pôle le plus fort pour les Cadiens de la Louisiane. Jean Douglas Comeau, avec ses cours d’immersion à l’université, en a attiré plus de mille depuis les années 60, je crois. On a vraiment une grosse connexion avec les Cadiens parce que beaucoup de nos propres ancêtres ont aussi été en prison à Halifax ; donc ils ont passé du temps ensemble et il y a un lien. Évidemment on était tous cousins.

C. B. : C’est un film qui met en scène Zachary Richard. Toi tu y étais très discret : on ne te voit pas, pourtant on voit ton œil partout. Peux-tu nous parler de cette collaboration-là ?

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Le crépuscule des idoles de bronze

la_filiere_louisianeLes articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.


«Ainsi est-il doublement difficile d’écrire avec calme au sujet de cette époque, tant furent intenses les sentiments et puissantes les passions humaines qui agitèrent et aveuglèrent les hommes.»
– W. E. B. DuBois, The Souls of Black Folk (1905; ma traduction)

«Quand le bateau eut doublé la pointe de terre, au-delà de laquelle on perdait de vue la côte où s’élevait jadis la belle demeure des Saint-Ybars, Nogolka dit à son ami : “Nous voici séparés du passé; le passé est un mort : qu’il dorme en paix! Il a eu ses joies et ses peines. L’avenir nous appelle; il a pour nous d’autres joies et d’autres peines; allons à lui”.»
– Alfred Mercier, L’Habitation Saint-Ybars (1881)

Le passé est lourd à porter, dit-on. Ou encore, selon la célèbre formule de Marx : «La tradition de toutes les générations mortes pèse d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants.»

La semaine dernière, deux symboles du passé sudiste – et d’un pan douloureux de l’histoire des États-Unis – ont traîné à travers le ciel bas de la Nouvelle-Orléans leurs poids respectifs, transportés par des grues, de 12 000 à 15 000 livres et de 6 000 à 7 000 livres. Deux statues de plusieurs tonnes de bronze qui étaient au centre d’une vive controverse et d’une campagne ayant pour but de débarrasser l’espace public du bagage commémoratif légué par la Cause perdue. La Cause perdue : c’est ainsi que se nomme la vision traditionaliste, édulcorée et favorable au Sud – donc très peu sensible aux injustices de l’esclavage – de la guerre de Sécession (1861-1865).

Mardi soir, l’imposante figure équestre de Pierre Gustave Toutant Beauregard, général confédéré issu d’une famille de planteurs créoles, quittait son socle rectangulaire à l’entrée du New Orleans Museum of Art. Vendredi, c’était au tour de l’effigie de Robert E. Lee, chef des armées de la rébellion pro-esclavagiste, d’être délogée du faîte de l’immense colonne où elle fut posée en 1884. Deux autres monuments venaient de connaître le même sort : l’ignoble obélisque en hommage à la Ligue blanche, milice raciste qui s’était soulevée contre le gouvernement en 1874, puis, la statue de Jefferson Davis, l’unique président des États confédérés d’Amérique.

Quatre coups portés en faveur d’une révolution iconoclaste. Pourquoi maintenant?

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Doctorat honorique : discours de présentation à propos de M. Barry Jean Ancelet

CRÉAcT en action ! / Œil sur l’Acadie – Hier, le 13 mai 2017, l’Université Sainte-Anne a décerné un doctorat honorifique à M. Barry Jean Ancelet. Voici le discours de présentation que j’ai prononcé à son sujet.

Madame la Chancelière,
Monsieur le Président du conseil des gouverneurs,
Monsieur le Recteur,
Chers diplômés, distingués invités, collègues, parents et amis :

Aujourd’hui nous avons l’immense honneur de compter parmi nous Monsieur Barry Jean Ancelet, ainsi que son épouse, Mme Caroline Ancelet, qui sont venues de la Louisiane afin de marquer cette occasion. Professeur émérite d’études françaises et francophones à l’Université de Louisiane à Lafayette, Monsieur Ancelet s’est toujours montré un ami indéfectible de notre institution et de la région de la Baie Sainte-Marie, tout comme il s’est toujours fait un allié de l’Acadie tout entière et de la francophonie nord-américaine dont sa Louisiane natale fait partie.

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Profils de l’équipe de la CRÉAcT : Agathe Embane Ye Bouato

CRÉAcT en action ! – Un membre de l’équipe de la Chaire s’apprête à nous quitter : Agathe Embane Ye Bouato décrochera sous peu son diplôme de l’Université Sainte-Anne. Assistante de recherche dynamique et inspirée, Agathe répond ici à quelques questions.

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D’où êtes-vous originaire et quel a été votre cheminement jusqu’ici (lieux de résidence, stages ou voyages, etc.) ?

Je suis originaire de Yaoundé, au Cameroun, où j’ai obtenu mon diplôme de fin d’études secondaires. De là, il y a trois ans, je me suis rendue au Canada à l’Université Sainte Anne. J’ai intégré l’équipe de la Chaire à la fin de ma deuxième année par le biais de M. Clint Bruce qui en est le directeur, mais aussi le superviseur de la section d’Amnistie internationale de l’Université Sainte Anne, pour laquelle j’ai été bénévole.

Quel est votre intérêt particulier pour les études acadiennes ?

La découverte a toujours été une passion pour moi. La recherche sur la communauté acadienne m’intéresse parce que c’est une opportunité pour moi d’en savoir plus sur l’histoire de ma communauté d’accueil. De plus, c’est une suite à mon initiation à la recherche car, en effet, j’ai eu à faire un stage dans mon pays sur la recherche documentaire, l’évaluation et compilation des données sur la limite minimale des résidus de pesticides tolérés par les êtres humains.

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Chercher la chasse-femme de Kirby Jambon : un monde nouveau qui s’ouvre (David Cheramie)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.


Autour d’une bière – car les bonnes histoires commencent souvent autour d’une (ou plusieurs) bière partagée entre vieux amis – un autre bougre du bayou m’a rappelé que quand on était petit, il y avait un vieux monsieur qui naviguait son station wagon autour des voisinages pour vendre du pain de chez Dufrêne porte à porte. Si vous avez un certain âge et que vous avez grandi en bas du Bayou Lafourche (salut, cousins !), l’évocation de ce pain provoque plus de souvenirs que les madeleines de Proust. La boulangerie du Canal Yankee était une institution chez nous et je pouvais vous en parler pendant des heures, mais le détail des livraisons à domicile m’avait échappé, peut-être parce qu’on restait tout près et qu’on n’avait pas besoin de ce service. En tout cas, l’odeur incomparable de ce pain qui remplissait l’air du village aux heures de sa cuisson m’est tout de suite revenu.

Imaginez ma surprise le lendemain quand j’ai reçu une livraison à domicile qui allait avoir un effet sur moi plus fort et plus profond. Le troisième recueil de Kirby Jambon, Chercher la chasse-femme, avait paru quelques jours auparavant aux Éditions Tintamarre de Shreveport, en Louisiane. Le poète lui-même, de passage dans mon voisinage, est venu jusque chez moi pour m’acheminer sa marchandise.

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