À la rencontre de Jennifer Démosthène, stagiaire à l’Observatoire Nord/Sud

Cet été l’Observatoire Nord/Sud s’enrichit de la contribution d’une stagiaire à temps plein, Jennifer Démosthène, étudiante à l’Université Sainte-Anne. Sous la direction du professeur Clint Bruce, elle collabore à diverses initiatives de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT). Voici quelques questions que nous lui avons posées pour faire connaître cette jeune femme dynamique et pleine d’aspirations.

Qu’est-ce que vous étudiez à l’Université Sainte-Anne et dans quel but ?

Étudiante finissante en Administration des affaires – programme coopératif, j’ai choisi cette filière dans le but d’acquérir plus de connaissances parce que je sais qu’une éducation au Canada me donnerait les possibilités de devenir le meilleur de moi-même, de m’aider à réaliser mes différents projets d’affaires futurs.

D’où êtes-vous originaire et quel a été votre cheminement jusqu’ici ?

Je suis originaire d’Haïti. Je vivais à Port-au-Prince, la capitale. Après avoir passé deux ans à l’Université Quisqueya, je suis venue au Canada pour boucler mes études à l’Université Sainte-Anne dont j’ai connu l’existence par le biais d’un ami de mon père qui vit à Moncton. Sur le plan intellectuel, tout marche comme sur des roulettes; il ne me reste plus de cours à suivre. Le programme coopératif offre trois opportunités de stage. J’ai effectué le premier au Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) à Meteghan et présentement je fais mon deuxième stage à la Chaire de recherches du Canada en études acadiennes et transnationales (CREAcT).Lire la suite »

«La recherche, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon» : entretien avec Cody Donaldson, récent diplômé de l’Université Sainte-Anne et assistant auprès la CRÉAcT

Membre de l’équipe de la CRÉAcT depuis 2016, Cody Donaldson vient de terminer ses études de premier cycle à l’Université Sainte-Anne. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, le 11 mai 2019, il a remporté deux prix d’excellence, autant d’honneurs qui témoignent du sérieux intellectuel de ce jeune homme pour qui découvrir et apprendre apportent une réelle joie. C’est en lui faisant part de nos plus vives félicitations ainsi que de notre plus profonde reconnaissance pour ses contributions, en tant qu’assistant de recherche, aux projets de la Chaire, que nous présentons cet entretien avec Cody.

Décrivez votre parcours à l’Université Sainte-Anne. Qu’est-ce que vous avez étudié et dans quel but ?

Je suis récemment diplômé du programme B.A./B.Ed. en enseignement au niveau secondaire (majeure en français, mineure en histoire). J’ai passé cinq années à l’Université Sainte-Anne, riches en moments inoubliables. D’abord, je me suis intéressé au domaine de l’éducation puisque c’est le moyen par lequel j’ai eu le goût du français, qui n’est pas ma première langue. Mon rêve, en ce qui concerne ma carrière, est donc de faire naître chez mes élèves la même passion pour la langue française. Je fais actuellement de la suppléance dans des écoles du CSAP [Conseil scolaire acadien provincial] et je débuterai ma première pleine année d’enseignement au mois de septembre.

D’où êtes-vous originaire ? Quel a été votre cheminement jusqu’ici ?

Mon village d’origine, Argyle, est situé au bord de la mer et fait partie de la région de Par-en-bas. J’ai fait mes études élémentaires et secondaires à l’école Drumlin Heights dans le programme d’immersion et c’est en septembre 2014 que je suis arrivé à l’Université Sainte-Anne. Cela veut dire que, jusqu’à maintenant, je n’ai eu que deux lieux de résidence dans ma vie : la maison où j’ai grandi et ma résidence à l’université. J’ai fait mes stages d’enseignement dans quelques-unes des écoles secondaires du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, y compris l’École secondaire de Par-en-Bas.

En 2017, j’ai eu l’occasion de me rendre en Louisiane avec l’équipe de la CRÉAcT pour mener des recherches de terrain et dans les centres d’archives. Nous avons visité plusieurs sites culturels et organisé une journée d’immersion française en collaboration avec le centre NUNU à Arnaudville. Ce voyage était une expérience très formatrice de mon assistanat qui m’a profondément marqué.

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L’équipe de la CRÉAcT dans la salle de consultation de la Hill Memorial Libary, Louisiana State University (Bâton-Rouge), été 2017.

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Charrer-Veiller, podcast francolouisianais (épisode 14) : entretien avec Clint Bruce

Créé en 2018 et animé par Chase Cormier et Joseph Pons, deux jeunes francophones de la Louisiane, le podcast ou balado Charrer-Veiller propose des entretiens avec des acteurs et observateurs de la francophonie louisianaise. (Pour une réflexion sur cette initiative, lire le texte de M. Cormier dans La Filière Louisiane, «Le nouveau paysage médiatique de la Franco-Louisiane». Le lundi 23 avril dernier, à la faveur d’un séjour de recherche dans la région de Lafayette, j’ai eu l’honneur d’être reçu dans les studios d’Acadiana Open Channel, chaîne communautaire, pour enregistrer une conversation qui fait l’objet du quatorzième épisode de Charrer-Veiller. Nous avons abordé le contexte culturel actuel, la situation linguistique, la diaspora acadienne et son évolution historique, des questions politiques et sociales, dont le racisme, ainsi que quelques aspects de mon parcours. Bonne écoute (ici, ci-dessus ou ci-dessous) et bravo à l’équipe de Charrer-Veilleur pour tous ses efforts !  2019-05-09_Charrer-Veiller Logo

M. Clint Bruce

 

 

Antibilinguisme et mobilisation francophone – Visionnez la Classe de maître de Ricky G. Richard (18 mars 2019)

Le 18 mars dernier s’est déroulée sur le campus de l’Université Sainte-Anne une importante et stimulante discussion sur un sujet d’actualité brûlant à l’heure du populisme francophobe : Antibilinguisme – menace réelle ou occasion à saisir pour les francophones ? Coparrainée par la Société acadienne de Clare dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie 2019, cette cinquième Classe de maître de la CRÉAcT a été animée par Ricky G. Richard, politologue, blogueur citoyen et ancien fonctionnaire au Commissariat aux langues officielles. (Voir le communiqué de presse pour les détails.) Si vous avez manqué cette activité, il n’est pas trop tard pour en tirer profit ! Grâce à la collaboration du Bureau des communications de l’Université Sainte-Anne, la vidéo de la webdiffusion est disponible ici :  

Voici un choix de photos prises par Louise d’Alessio-Doucet du C.H.U.S.A. (Comité d’histoire de l’Université Sainte-Anne).

Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT

M. Clint Bruce

Lancement du projet «Repenser l’Acadie dans le monde», jeudi 14 mars 2019 à l’Institut L.-R.-Wilson (McMaster U.)

Ce jeudi, 14 mars 2019, aura lieu le lancement du projet Repenser l’Acadie dans le monde : études comparées, études transnationales, en collaboration avec Gregory Kennedy de l’Institut études acadiennes (IÉA) de l’Université de Moncton. Cette table ronde est organisée par l’Institut L.-R.-Wilson d’histoire canadienne, à McMaster University, auquel le professeur Kennedy et moi-même sommes affiliés en tant que chercheurs associés (2017-2020). Le lancement comprendra également une présentation de Corina Crainic, aussi de l’IÉA et l’une des participantes à cette initiative.

Repenser l’Acadie dans le monde réunira une vingtaine de chercheur-e-s autour d’une vision que nous avons énoncée dans les termes suivants :  

L’Institut L.-R. Wilson (McMaster University) a récemment appelé les spécialistes en histoire canadienne à « repenser le Canada dans le monde ». Chercheurs associés à l’Institut Wilson, Clint Bruce et Gregory Kennedy ont comme ambition de renouveler les études acadiennes en invitant les chercheur-e-s à situer l’Acadie dans une double perspective, transnationale et comparée. Le champ pluridisciplinaire des études acadiennes s’est constitué afin de mieux comprendre le devenir de la collectivité francophone du Canada atlantique, aujourd’hui composée de plusieurs communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), dont 32,1 % de la population du Nouveau-Brunswick, 3,4 % de celle de la Nouvelle-Écosse et 3,6 % de celle de l’Île-du-Prince-Édouard, dans les seules Provinces maritimes. Malgré sa diversité à plusieurs égards, la collectivité acadienne est unie par une mémoire historique marquée par le Grand Dérangement, au milieu du 18e siècle : cette violente dispersion du peuple acadien par les autorités britanniques vient fonder une diaspora transrégionale, transnationale et circum-atlantique, et cette réalité continue de façonner l’évolution de la société acadienne et de conditionner le rapport de celle-ci au monde extérieur. La création d’un nouveau réseau de recherche autour du projet Repenser l’Acadie dans le monde aboutira plus tard à la publication d’un ouvrage collectif ayant pour but de recentrer les réflexions sur l’Acadie sur les dynamiques de la mondialisation.

La table ronde de ce jeudi n’est que la première étape dans une série de démarches sur les trois prochaines années. Plus de nouvelles à venir !

M. Clint Bruce

 

 

Profil : Yvette Comeau, stagiaire de la CRÉAcT à l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne

En 2018-19, la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) compte dans son équipe Yvette Comeau qui effectue un stage à l’Observatoire Nord/Sud, le centre de recherche rattaché à la CRÉAcT. Originaire de Saulnierville (N.-É.), Yvette est étudiante au programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne. 

Elle nous explique ici ses intérêts intellectuels et les motivations derrière ses projets actuels.

Pourquoi avez-vous décidé d’intégrer le programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones ? Quel sujet de recherche avez-vous l’intention d’explorer ?

YC : Pour moi, ce programme de maîtrise est la suite logique dans mon parcours. Mes expériences professionnelles, et surtout mes intérêts personnels, font en sorte que ce programme est tout à fait convenable pour moi. J’ai l’intention d’axer mes recherches sur la linguistique – plus précisément sur les changements linguistiques – en me concentrant sur les facteurs qui assurent la survie de certains traits d’une langue en constante évolution.

Vous avez déjà eu un parcours professionnel tout à fait intéressant. Dans quel domaine avez-vous travaillé, et où ?

YC : Après avoir obtenu un baccalauréat en administration des affaires de l’Université Sainte-Anne, j’ai décidé de poursuivre mes études en traduction à l’Université d’Ottawa. Finalement, je suis restée dans cette ville pendant plus de 10 ans, travaillant comme traductrice à la fonction publique.

Vous êtes revenue vivre à la Baie Sainte-Marie il y a deux ans. Qu’en est-il jusqu’ici de ce retour dans votre région d’origine ? 

YC : Je suis bien contente d’être de retour à la Baie. Avant d’intégrer le programme de maîtrise, j’occupais le poste de gérante du centre d’information touristique Le Rendez-vous de la Baie. J’adore vivre ici, à la campagne, près de la mer. Je suis très fière d’être Acadienne, et je me suis rendu compte à quel point il est important pour moi de vivre parmi des gens qui partagent ma langue et ma culture. Parmi mes activités en ce sens, je fais partie du conseil d’administration de la Société acadienne de Clare.

Il paraît que vous aimez beaucoup voyager et que vous avez visité plusieurs pays du monde, de l’Amérique latine jusqu’en Asie du sud-est. Qu’est-ce que ces expériences vous apportent ?

YC : Oui, j’adore voyager ! Mes expériences de voyage sont tellement enrichissantes. Elles me permettent de découvrir des pays, d’en apprendre davantage sur des langues et des cultures, et de faire des rencontres inoubliables avec des gens des quatre coins du monde. Elles me permettent également de poser un regard extérieur sur mon identité, ce qui est très important pour moi.

Parmi les thématiques de recherche de la Chaire, où voyez-vous des liens avec vos propres intérêts intellectuels ?

YC : Je trouve les thématiques de recherche de la Chaire très intéressantes. Je m’intéresse beaucoup à l’histoire des Acadiens et à nos liens avec les Cadiens. Mon travail ici m’aidera sûrement tout au long de ma maîtrise, et m’outillera pour effectuer mes propres recherches. Je suis bien contente de faire partie de l’équipe !

Merci en 20 images – L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies (1-4 novembre à La Nouvelle Orléans)

L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies a été couronné d’un succès retentissant. À l’intérieur de ce colloque qui s’est déroulé du 1er au 4 novembre à La Nouvelle-Orléans (Hôtel Intercontinental et The Historic New Orleans Collection), j’ai eu la chance d’organiser, avec la collaboration de mes collègues Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), le symposium spécial : La Louisiane francophone et ses relations internationales.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le communiqué de presse de l’Université Sainte-Anne et le programme. L’initiative a compté de nombreuses activités et a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires. J’aimerais remercier ces partenaires, ainsi que l’ensemble des participant-e-s et le comité exécutif de l’ACQS, en présentant une vingtaine de photos prises au cours du colloque.

 

Merci à toutes et à tous – et au plaisir de vous revoir au colloque de 2020 !

M. Clint Bruce

Un bel accueil à La Nouvelle-Orléans, ou : «Les Saintes-Annes sont partout !»

Allié de la cause francophone en Louisiane aussi bien que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada, je garde un contact fréquent – pour ne pas dire constant – avec les milieux franco-louisianais et les personnes qui les animent. L’une d’entre elles est Ashlee Michot, blogueuse, photographe, folkloriste à ses heures, animatrice de radio, ancienne membre de l’exécutif du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), mère de famille et j’en passe. C’est aussi une ancienne des sessions d’été du programme d’immersion de l’Université Sainte-Anne (2002-2003), tout comme moi (1998).

Il y a plusieurs années que nous correspondons, à intervalles irréguliers, autour d’intérêts communs. Jusqu’à hier, pourtant, nous n’avions jamais fait connaissance en personne.

J’étais en déplacement vers La Nouvelle-Orléans pour le congrès de l’American Council for Québec Studies. Au cours d’un échange à propos d’une possible collaboration, Ashlee a mentionné qu’elle était «en Ville asteur» – c’est-à-dire, à La Nouvelle-Orléans. Son mari, Louis Michot du groupe Lost Bayou Ramblers allait jouer dans une taverne du Faubourg Marigny. C’est, lui aussi, un autre ancien du programme de Sainte-Anne (1998).

Aussitôt mon avion atterri, je m’y rends, ni une ni deux. 

À peine ai-je pénétré dans le bar que je croise un ami – un vrai de vrai ami -, le peintre et poète Jonathan Mayers, Rat-de-bois farouche de son nom d’artiste. Francophone depuis peu, Jonathan a passé trois étés à l’Université Sainte-Anne, en 2015, en 2016 et en 2018. C’est ainsi que nous nous sommes liés d’amitié et que, depuis lors, il est devenu un interlocuteur de prédilection.

 

Ashlee venait de lui dire qu’elle m’attendait.

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1-4 novembre 2018 à La Nouvelle-Orléans : «La Louisiane francophone et ses relations internationales», dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies

Nous sommes fiers de dévoiler la programmation du symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales, qui aura lieu dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies, du 1er au 4 novembre 2018, à La Nouvelle-Orléans. Depuis plus d’un an, la CRÉAcT collabore de près avec deux collègues, Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), ainsi qu’avec l’exécutif de l’ACQS, pour élaborer un programme riche et diversifié. Cela a été possible grâce au concours de plusieurs partenaires, à commencer par The Historic New Orleans Collection.

Vous trouverez ci-dessus ma lettre destinée aux participant-e-s à ce congrès, suivie des éléments de la programmation associés à notre symposium. Il y a aussi une lettre d’accueil de la maire de La Nouvelle-Orléans, Mme LaToya Cantrell.

À titre de rappel, voici l’appel à communications qui a été lancé l’an dernier, et qui présente la composition du comité scientifique.

Esteemed colleagues,

On behalf of the organizing committee of the special symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales / Francophone Louisiana’s International Relations, which includes Dr. Nathan Rabalais (College of William & Mary), Dr. Robin White (Nicholls State University, and myself (Université Sainte-Anne), I wish to extend to you a heartfelt welcome and warmest thanks for your interest in the program we have prepared, and to which many of you are contributing. We also wish to express our gratitude to the numerous partners who have made this exciting symposium possible (see logos).

2018 is a special year to visit New Orleans and Louisiana. The city was founded 300 years ago, in 1718; in 1868, the state adopted a visionary constitution in the throes of Reconstruction-era struggles for civil rights, 150 years ago; and 1968 saw the creation of the Council for the Development of French in Louisiana, currently celebrating its 50th anniversary. In addition, at the recent Sommet de la Francophonie in Yerevan, Armenia, the State of Louisiana gained observer status in the Organisation internationale de la Francophonie. The ACQS could not have chosen a more opportune time to host its biennial colloquium in the city of New Orleans.

Finally, for those of you who will still be here on Sunday afternoon, the Alliance française de La Nouvelle-Orléans and Éditions Tintamarre will provide another occasion to experience Louisiana’s living Francophone culture. Dr. Rabalais will launch his recent book of poetry, Le Hantage : un ouvrage de souvenance at 4:00 p.m. (Nov. 4, 1519 Jackson Ave.).

Clint Bruce, Université Sainte-Anne

M. Clint Bruce

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Appel à participation – Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement (4-6 octobre 2019, Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse)

Appel à participation

LES MÉDIAS FRANCOPHONES SOUS TOUTES LEURS COUTURES : RÔLES, DÉFIS, OCCASIONS DANS UN ENVIRONNEMENT EN CHANGEMENT

Colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne du 4 au 6 octobre 2019 – Université Sainte-Anne (Nouvelle-Écosse)

Supports traditionnels de la sphère publique, la presse et les médias opèrent dans un environnement en constante mutation. C’est autour de cette problématique que le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), organise un colloque mettant à l’honneur les communautés francophones nord-américaines.

Par ce colloque, nous souhaitons stimuler la réflexion et le dialogue sur des enjeux de société qui sont intimement liés aux comportements individuels. Alors que les habitudes de consommation de l’information évoluent de façon radicale, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ouvre des possibilités inédites. Or les médias sont d’une importance particulière pour les francophonies minoritaires, pour qui ils ont toujours représenté un puissant outil de combat politique (Eddie, 2018). Leur devenir constitue donc un enjeu de taille, non seulement en raison de la transition numérique, mais aussi des questions de sous-financement, de montée du populisme et d’autres facteurs qu’il s’agira d’explorer.

Les interventions pourront prendre la forme de communications, de tables rondes ou encore d’ateliers destinés au public. Nous voulons rassembler une grande variété de participant·e·s : chercheur·e·s universitaires, actrices et acteurs communautaires, professionnel·le·s des médias et télécommunications, représentant·e·s gouvernementaux, éducatrices et éducateurs, etc.

Voici certaines thématiques qui peuvent être abordées :

  • les médias communautaires dans le paysage médiatique actuel ; leur place vis-à-vis des médias d’État (ICI Radio-Canada, etc.) et du secteur privé
  • la transition numérique : modèles viables d’intégration des médias traditionnels et des nouvelles plateformes
  • évolution de la sphère publique : histoire des médias francophones, leur rôle dans les débats collectifs
  • les médias comme reflet des communautés ; leur importance en tant qu’archives de la mémoire collective
  • enjeux éducatifs et sécuritaires en milieu scolaire et de la petite enfance ; jeunesse et littératie médiatique ; enjeux pour la santé des enfants, des adolescents et des adultes
  • l’avenir des métiers du journalisme ; formation d’une relève journalistique
  • impact des médias traditionnels et des médias sociaux et autres NTIC sur les pratiques linguistiques, la cohésion communautaire, la capacité de mobilisation, etc.
  • responsabilités de l’État vis-à-vis des médias francophones : gouvernance communautaire et encadrement selon la Loi sur les langues officielles

Instructions pour le dépôt des propositions

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse echevaucherie@acufc.ca au plus tard le 1er mars 2019. Les propositions doivent inclure :

  • le type de proposition, soit : une communication, un atelier ou une table ronde;
  • les coordonnées de l’auteure : nom, prénom, fonction, établissement ou organisation et adresse électronique;
  • une courte biographie de l’auteure;
  • un résumé de la proposition – maximum 1 500 caractères (espaces compris).

Le Comité organisateur pourrait obtenir des subventions permettant de rembourser les frais de déplacement des étudiant·e·s et des représentant·e·s communautaires. Il est possible également que nous remboursions une partie des frais de déplacement des professeur·e·s. Nous envisageons enfin de publier un ouvrage ou un numéro thématique de revue sur le thème du colloque.

COMITÉ ORGANISATEUR

Président·e·s
Clint BruceObservatoire Nord/Sud (Université Sainte-Anne)

Natalie RobichaudSociété acadienne de Clare / Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse

Membres
Éric Chevaucherie – Association des collèges et universités de la francophonie canadienne

Radio CIFA
Diane Côté – Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada

Martin Durand – Patrimoine canadien
Roger Gervais – Université Sainte-Anne
Michael PoplyanskyLa Cité universitaire francophone (Université de Régina)
Stéphanie St-PierreCentre acadien (Université Sainte-Anne)
Chantal WhiteUniversité Sainte-Anne

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Présidente
Caroline Fitzpatrick – Université Sainte-Anne

Membres
Juliana Barnard – Conseil scolaire acadien provincial

Stéphane Couture – Collège Glendon, Université York
Roger Gervais Université Sainte-Anne
Linda Lauzon – Association de la presse francophone

COMITÉ CONSULTATIF

Kenneth Deveau – Université Sainte-Anne
Srilata Ravi – Campus Saint-Jean, Université d’Alberta
Francis RobichaudLe Courrier de la Nouvelle-Écosse
Suzanne Saulnier – Centre provincial de ressources préscolaires