La Soirée louisianaise su Ambroise du Festival acadien de Clare (3 août 2018) : images d’un terrain ethnographique

C’est un moment fort du Festival acadien de Clare : chaque année, l’Acadie de la Nouvelle-Écosse rend hommage à la culture cadienne et créole lors de la Soirée louisianaise su Ambroise. Plusieurs éléments se donnent rendez-vous : alors qu’un groupe de musique venu exprès de Louisiane fait vibrer la salle et grouiller les pieds, la grande salle du Centre des anciens combattants de Clare, à Saulnierville, s’emplit du fumet irrésistible d’un gombo préparé par celui qui prête son prénom à cette activité tout à fait spéciale : Ambroise Comeau.

Passionné de patrimoine culinaire et grand amoureux de la Louisiane francophone, ce natif de la Baie Sainte-Marie porte plusieurs chapeaux dans sa vie de tous les jours : père de famille, habile homme à tout faire, cuisinier du casse-croûte Chez L’Ami, animateur de la radio CIFA 104.1 FM, et j’en passe. Tout au long de l’année, Ambroise porte haut et fort la fierté acadienne. Mais c’est à l’occasion de la Soirée louisianaise qu’il a la chance de donner un cachet d’authenticité culinaire à cette activité qui fait vivre, le temps d’un spectacle et d’un repas ô combien apprécié, l’imaginaire transnational de la diaspora acadienne.

Ambroise fait partie des participants à une enquête ethnographique que j’entreprends depuis le début de l’été, L’Acadie cuisine la Louisiane : transferts culinaires au sein de la diaspora acadienne. Car il se trouve qu’Ambroise est loin d’être le seul adepte de gastronomie louisianaise parmi la population acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, même si, pour beaucoup de gens d’ici, il reste l’initiateur et le principal pourvoyeur de plats comme le gombo et le jambalaya.

Voici donc quelques photos d’une recherche de terrain qui s’étendra sur plusieurs mois, avec une mention spéciale au sujet de la Soirée louisianaise su Ambroise du vendredi 3 août 2018 : depuis plusieurs semaines, le Festival vendait des billets pour gagner un accordéon fabriqué à la main par Monsieur Moisey Baudoin, Louisianais qui visite souvent la Baie Sainte-Marie, à partir de bois d’érable qu’il avait reçu d’un ami d’ici, Monsieur Arcade Comeau. Le tirage a eu lieu pendant l’entracte du concert de Choupique – au grand enthousiasme de la foule et au grand bonheur de la gagnante qui a emporté chez elle cet instrument, symbole tangible de l’amitié entre «cousins et cousines» du Nord et du Sud. 

(1) Ambroise Comeau, le maître acadien du gombo louisianais, arbore un tablier pour l’occasion.
(2) Depuis plusieurs jours, cette enseigne lumineuse à Saulnierville annonce la Soirée louisianaise «su Ambroise».
(3) Le groupe cadien Choupique s’installe sur la scène de la grande salle du Centre des anciens combattants de Clare.
(4) Il est bientôt temps de rajouter le poulet, tendre et parfaitement cuit après avoir mijoté pendant trois heures.
(5) Karolyn Aucoin et Réanne Cooper, bénévoles du Festival acadien de Clare, préparent la caisse pour la vente de billets de gombo.
(6) La piste de danse se remplit à l’appel des rythmes entraînants d’un two-step cadien.
(7) L’équipe d’Ambroise finit par servir 101 bols de gombo au cours de la soirée.
(8) Le journaliste Janic Godin, d’ICI Radio-Canada, admire cet accordéon fabriqué par Moisey Baudoin, qui a eu la générosité d’en faire un don au Festival.
(9) Suite à une démonstration musicale par Jesse Brown du groupe Choupique, c’est M. Baudoin lui-même qui tire le nom de la gagnante de cette boîte que tient Daniel LeBlanc, directeur artistique du Festival acadien de Clare.
(10) La fête s’intensifie lorsque ces «mardi-gras» envahissent la salle en distribuant jetons et colliers en guise d’articles souvenirs. (Crédit photo : Réanne Cooper)


M. Clint Bruce

Les militantes de 2018 s’interrogent sur le sens actuel de la revendication (Table ronde à Regina, 2 juin 2018)

Face aux défis actuels des minorités francophones d’Amérique du Nord, quelle pertinence conserve l’esprit révolutionnaire des années 1968? C’est l’un des axes qui sera exploré à l’occasion d’un important colloque qui débutera à Regina ce vendredi 1er juin : La dimension oubliée des années 1968 : mobilisations politiques et culturelles des minorités nationales en Amérique du Nord, dynamiques partagées, héritages communs ? Les activités se dérouleront à la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina et le programme peut-être consulté ici.

Pourquoi cette thématique, outre la date anniversaire ? Malgré toute l’attention portée aux grands événements et aux transformations profondes de cette époque, un constat s’impose, à savoir que «nous n’apprécions pas suffisamment l’impact des tendances sociales, économiques, politiques et culturelles qui balayaient l’Occident dans les années 1970, sur les minorités nationales nord-américaines.» Plusieurs conférences et tables rondes s’attacheront donc à examiner la question suivante : «Comment ces collectivités ont-elles apprivoisé ces tendances afin de les appliquer à leurs situations respectives?»

La cinquantième anniversaire du moment 1968 se prête forcément à une réflexion sur le présent et sur l’avenir. À cette fin, une table ronde que j’aurai l’honneur d’animer, le samedi 2 juin à 15h30, réunira cinq militantes des générations «post-1968», provenant de plusieurs régions : La jeunesse de 2018 face aux années 1968 : quel sens donner à la «revendication»?  

  • Rym Ben Berrah, représentante de l’Ontario au Centre de la francophonie des Amériques
  • Céleste Godin, artiste et écrivaine acadienne
  • Christine Letendre, citoyenne engagée et ancienne militante de Québec solidaire
  • Maggie Perkins, doctorante, Université de Louisiane (LSU) et professeure à l’école d’immersion d’été, Université Sainte-Anne
  • Gillian Theoret, Association jeunesse fransaskoise

À noter que le passage de Maggie Perkins en Saskatchewan donnera lieu à une conférence à l’École Mgr de Laval (vendredi 1er juin, 14h20), sur la dynamique actuelle en Louisiane : Vivre en français, parler anglais? Défis et réussites dans la francophonie louisianaise. Voir les détails en consultant l’événement Facebook.

2018-05-07_Profil Perkins

L’édition 2018 du colloque annuel du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne est organisée conjointement avec l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), la Cité universitaire francophone, le Centre de la francophonie des Amériques et plusieurs autres partenaires.

Jeudi 7 décembre – Mini-colloque étudiant, Valeurs de la Francophonie : débats et défis face à la mondialisation

Jeudi 7 décembre – 16h30
Université Sainte-Anne, Salle du Conseil des Gouverneurs

La communauté universitaire et le public général sont invités à assister aux présentations des projets de recherche des étudiant-e-s inscrit-e-s dans le séminaire CEFR 6113 (Prof. Clint Bruce), dans le cadre de la Maîtrise ès arts en Culture et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne. Ce mini-colloque explorera la problématique, Valeurs de la Francophonie : débats et défis face à la mondialisation, et comprendra trois interventions, suivies d’une période de discussion :

  • Sébastien Dol – Changer le vernaculaire pour une ouverture sur le monde : la coopération internationale pour la revitalisation du français en Louisiane
  • Ali Mustafa Ali Omeran – Pourquoi la Libye n’est-elle pas au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie ?
  • Natalie Robichaud – Le développement contradictoire de la Francophonie.

Pour une description complète de la thématique de ce mini-colloque, veuillez consulter l’appel qui suit.

Valeurs de la Francophonie :
débats et défis face à la mondialisation

Plus qu’un dénominateur commun linguistique, la Francophonie se veut et se proclame un espace de promotion et de partage de valeurs. Au lendemain des indépendances africaines, Senghor rêvait déjà d’un « Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre ». La Charte de la Francophonie de 2005 s’inscrit dans cette ligne de pensée en affirmant la vision « [d’]un monde respectueux de la diversité culturelle et linguistique, dans lequel la langue française et les valeurs universelles […] contribuent […] à la formation d’une communauté internationale solidaire ». Parmi ces grands principes, la mission de l’OIF s’oriente autour de la paix et de la coopération, du respect des droits de l’Homme et du développement de la démocratie, du dialogue des cultures et de la promotion de l’éducation.

Lire la suite »

La diaspora acadienne au fil de nos histoires : Mylène Comeau en Louisiane et le CMA 2019

Il y a quelques jours nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Mylène Comeau, agente de projets du Congrès mondial acadien 2019. Originaire de la baie Sainte-Marie (Nouvelle-Écosse) et ancienne de l’Université Sainte-Anne, elle revenait depuis peu d’une mission du Congrès en Louisiane, au mois d’octobre. Bien qu’elle ait déjà visité plusieurs autres pays, c’était son premier voyage là-bas ; nous avons donc voulu capter quelques-unes de ses impressions.

Dans ce court témoignage vidéo, Mylène fait remarquer les ressemblances physiques entre Acadiens et Louisianais, ainsi que l’enthousiasme que suscite le CMA.

L’entretien a été réalisé dans le cadre d’un projet d’histoire orale de la CRÉAcT, La diaspora acadienne au fil de nos histoires. Jusqu’à date, une vingtaine de témoignages ont été enregistrés, sur un total de 40 à 50 entretiens d’ici 2019.

 

 

Call for Papers: Francophone Louisiana’s International Relations (April 1, 2018)

Symposium:
Francophone Louisiana’s International Relations

New Orleans

To be held in association with the 21st Biennial Conference of the American Council for Québec Studies (ACQS)

In collaboration with

The Historic New Orleans Collection
Council for the Development of French in Louisiana (CODOFIL)
Québec Studies
Éditions Tintamarre
Alliance française de La Nouvelle-Orléans
Canada Research Chair in Acadian and Transnational Studies (CRÉAcT), Université Sainte-Anne

November 1-4, 2018

Intercontinental New Orleans and Historic New Orleans Collection

Version française ici.

Though often represented as a marginalized or isolated region of the Francophone world, on the one hand, as well as distinct from the rest of the United States, on the other, Louisiana has been situated for more than three centuries at the crossroads of countless cultural, linguistic, and institutional exchanges. Alongside these realities highlighted in recent historiography, contemporary efforts to promote French and Francophones cultures of Louisiana have benefited from numerous international partnerships. In order to explore the international relations and transnational dynamics that have shaped Louisiana from the colonial period until now, we are pleased to accept abstracts for presentations relevant to Francophone Louisiana. This special symposium of the American Council for Québec Studies will thus offer an occasion to share critical perspectives on Louisiana vis-à-vis the international French-speaking world.

The conference will also highlight some milestone anniversaries in 2018: the tricentennial of the founding of New Orleans in 1718; 150 years since the proclamation of the Louisiana Constitution of 1868, a revolutionary document on civil rights; and, more recently, the 50th anniversary of the Council for the Development of French in Louisiana (CODOFIL), a state agency responsible for promoting Louisiana’s Francophone reality.

We welcome abstracts from various fields in the humanities and social sciences, as well as proposals with interdisciplinary approaches. Abstracts taking into account the cultural diversity of the region are strongly encouraged.Lire la suite »

Appel à communications : La Louisiane francophone et ses relations internationales (1er avril 2018)

Symposium :
La Louisiane francophone et ses relations internationales

La Nouvelle-Orléans

Organisé dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies (ACQS)

En collaboration avec

Historic New Orleans Collection
Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL)
Québec Studies

Éditions Tintamarre
Alliance française de La Nouvelle-Orléans
La Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), Université Sainte-Anne

1 au 4 novembre 2018

Hôtel Intercontinental New Orleans et Historic New Orleans Collection

English version here.

Bien que la Louisiane soit parfois représentée comme une région marginalisée ou isolée au sein de la Francophonie, d’un côté, et distincte du reste des États-Unis, de l’autre, elle se trouve néanmoins, depuis plus de trois siècles, au carrefour d’une multitude d’échanges à la fois culturels, linguistiques et institutionnels. À côté de ces réalités mises en relief par l’historiographie récente, le développement de la francophonie contemporaine mise sur de nombreux partenariats internationaux. Afin d’explorer les relations internationales et les dynamiques transnationales qui l’ont façonnée depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, nous acceptons des propositions de communication portant sur la Louisiane francophone. Ce symposium de l’American Council for Québec Studies sera donc l’occasion de croiser les regards critiques sur la Louisiane sous l’angle de ses rapports avec la Francophonie internationale.

Il sera également pertinent de souligner en 2018 des dates anniversaires marquantes : le tricentenaire de la fondation de La Nouvelle-Orléans en 1718 ; 150 ans depuis la proclamation de la constitution louisianaise de 1868, document révolutionnaire en matière de droits civiques ; et, plus près de nous, le 50e anniversaire du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), agence d’État chargée de veiller à la promotion du fait francophone.

Nous recevrons avec plaisir des communications issues de domaines divers en sciences humaines et sociales, ainsi que celles privilégiant des approches interdisciplinaires. La prise en compte de la diversité culturelle de la région est fortement encouragée.Lire la suite »

Peut-on mettre l’identité sur le marché ? Lecture pour la Classe de maître de Monica Heller (10 octobre 2017)

CRÉAcT en action ! / États de la recherche – Peut-on mettre l’identité sur le marché ? La langue acadienne peut-elle être rentabilisée, exploitée pour le développement économique ? Les cultures minoritaires doivent-elles se mettre au service du tourisme ? C’est sur ces questions que se penchera la troisième Classe de la maître de la CRÉAcT, animée par la professeure Monica Heller de l’Université de Toronto. Gratuit et ouvert au public l’atelier aura lieu le mardi 10 octobre à partir de 18h30 (Salle B-34, campus de Pointe-de-l’Église).

Afin de se préparer à la conversation, les membres du public ont le choix de lire un texte proposé par Mme Heller. Il s’agit d’un article de Claudine Moïse, Mireille McLaughlin, Sylvie Roy et Chantal White, « Le tourisme patrimonial : la commercialisation de l’identité franco-canadienne et ses enjeux langagiers » (revue Langage et société, 2006).

Bien entendu, la lecture de ce texte n’est pas obligatoire, il s’agit avant tout d’un avant-goût et d’une ressource pour mieux comprendre les enjeux à aborder.

Entrevue avec Rachel Doherty, stagiaire doctorale à l’Université Sainte-Anne

Doctorante en études francophones à l’Université de Louisiane à Lafayette, Rachel Doherty est récipiendaire d’une bourse de rédaction de la CRÉAcT. Dans le cadre de son stage à l’Université Sainte-Anne, qui durera jusqu’en août 2018, elle mènera ses propres recherches tout en participant aux initiatives de la Chaire et en donnant des cours. Voici quelques renseignements au sujet de cette jeune chercheuse dynamique…  

Parlez-nous un peu de vos recherches. Sur quoi porte votre projet de doctorat ?

Mon projet est une étude des sorciers et des loups-garous dans la littérature et le folklore de la diaspora acadienne. Dans la littérature de la fin du XXe siècle, il y a un courant de réappropriation de ces légendes effrayantes. Plusieurs poètes en Louisiane s’identifient au loup-garou. Pour Antonine Maillet et Régis Brun, du Nouveau-Brunswick, les sorciers acadiens représentent les luttes de la marginalité. J’explore les raisons pour lesquelles ces écrivains ont voulu faire la lumière sur ces figures occultes. 

Comment en êtes-vous venue à vous intéresser à ces thèmes ?

Tout d’abord, je me passionne pour le folklore et les histoires d’horreur ! De nos jours, la stratégie de re-caractériser le monstre est devenue un trope. On le voit partout : les X-Men, American Horror Story : Coven, même les vampires dans l’œuvre d’Anne Rice. Quand j’ai remarqué cette même tendance chez les écrivains en Acadie et en Louisiane, je voulais apprendre les motivations des auteurs ainsi qu’analyser les enjeux pour les cultures minoritaires francophones.   Lire la suite »

Appel à textes, revue Port Acadie – Le Québec acadien : vers quels dialogues ? (20 juillet 2017)

Date limite : 20 juillet 2017

Traditionnellement considérée comme un peuple francophone distinct, voire une nation à part entière, rattachée à un territoire spécifique dans les Provinces maritimes, l’Acadie a toujours entretenu des rapports ambivalents avec le Québec. Bien que leur sort commun de collectivités francophones en Amérique du Nord implique, certes, des solidarités d’ordre culturel et linguistique, la volonté des Acadiens des Maritimes d’affirmer leur spécificité s’accompagne d’une certaine méfiance vis-à-vis du projet politique québécois et de toute velléité d’ingérence dans les affaires acadiennes. Cependant, il est bien connu que le Québec, au même titre que la Louisiane, par exemple, aurait accueilli un grand nombre de réfugiés acadiens par suite de la déportation par les autorités britanniques au XVIIIe siècle. Depuis quelques années, l’héritage acadien du Québec suscite un regain d’intérêt considérable. À l’instar de Stéphan Bujold (2007), plusieurs voudraient que la diaspora acadienne du Québec soit pleinement intégrée dans le « champ national acadien ». Afin de mieux cerner les discussions que peuvent provoquer de telles propositions, Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes sollicite des articles pour un numéro spécial portant sur la thématique : « Le Québec acadien : vers quels dialogues ? »

Les articles peuvent aborder les axes suivants ou toute autre problématique liée à ce thème :

  • les initiatives de commémoration et d’autres efforts favorisant la reconnaissance du patrimoine acadien
  • les revendications de l’identité acadienne à l’intérieur du Québec et la reconnaissance de celle-ci auprès des Acadiens des Maritimes
  • la mémoire acadienne dans la pensée québécoise
  • les représentations médiatiques ou artistiques de l’Acadie au Québec, et vice-versa.

Des études historiques seront autant les bienvenues que des travaux sur la situation contemporaine.

Les chercheur(e)s intéressé(e)s sont invité(e)s à envoyer le manuscrit de leur article à Clint Bruce (clint.bruce@usainteanne.ca) avant le 20 juillet 2017. Le texte doit respecter le protocole de rédaction de Port Acadie et doit être accompagné

  • d’un résumé de 100-150 mots
  • d’une liste de 6 mots-clés
  • et des coordonnées (nom, affiliation et adresse électronique) de l’auteur(e).

La revue publie des articles scientifiques en français et en anglais.

Fondée en 2001 et basée à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, la revue Port Acadie veut fournir un contexte universitaire de recherche consacré aux études acadiennes. L’objectif premier de la revue est de stimuler les réflexions les plus diverses dans ce domaine en faisant connaître les travaux de chercheurs issus de toutes disciplines : histoire, littérature, éducation, sciences politiques, économie, ethnologie, sociologie, etc. La revue est arbitrée et encourage les contributions de chercheurs tant au niveau national qu’international. Les codirecteurs de Port Acadie sont Marc Lavoie (marc.lavoie@usainteanne.ca) et Clint Bruce (clint.bruce@usainteanne.ca).

De Pubnico à la ville créole – ou : passer son temps à lire le bottin

Au fil de l’histoire – Hier soir, ayant terminé une journée de recherche aux archives de la bibliothèque municipale de la Nouvelle-Orléans, j’ai demandé à mon chauffeur d’Uber de me déposer au 3223, rue Upperline, dans le quartier de Broadmoor. C’était un coup de tête, car ce n’est pas là où se trouve l’appart loué pendant mon bref séjour ici. C’est à cette adresse, que je venais de confirmer dans le City Directory de 1964, qu’a résidé pendant de nombreuses années le capitaine William Augustin d’Entremont, né en 1901 à Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse.

2016-10-05_dentremont-1-web

Lire la suite »