Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 28 mai 2021)

Ce texte est également disponible sur le site du Courrier de la Nouvelle-Écosse, où il a paru le 28 mai 2021 sous la rubrique Au rythme de notre monde.

Le passage de l’hiver au printemps aura vu arriver beaucoup d’activités au sein de l’Observatoire Nord/Sud!

Avant d’en donner un bref aperçu, il y a lieu de féliciter deux de nos assistants de recherche qui viennent de terminer leurs études ici à l’Université Sainte-Anne. Joseph Cibalinda, originaire de la République démocratique du Congo et très impliqué dans la vie étudiante sur notre campus, possède désormais un baccalauréat en administration des affaires, tandis que Bailey Ross, assistant de recherche depuis l’hiver 2019 et ancien président de l’Association générale des étudiant(e)s de l’Université Sainte-Anne, se trouve muni d’un baccalauréat ès arts avec une majeure en études françaises et une mineure en histoire. Bailey poursuivra ses études en éducation à Acadia University. 

Pour en savoir davantage sur son parcours et ses contributions aux projets de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), on peut lire cet entretien avec Bailey dans Les Carnets Nord/Sud, le blogue de la chaire.

Bailey Ross prend la parole lors d’une classe de maître de la CRÉAcT sur l’antibilinguisme au Canada, animée par Ricky G. Richard, le 18 mars 2019. (Crédit photo : Louise d’Alessio-Doucet)

Dans les derniers mois, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs interventions en ligne autour de mon livre Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers: A Bilingual Edition, paru l’an dernier aux presses de The Historic New Orleans Collection. Parmi celles-ci, il y a eu, du 5 au 7 mars, le symposium Recovered Voices: Black Activism in New Orleans from Reconstruction to the Present Day (« Des voix récupérées : le militantisme noir à La Nouvelle-Orléans, de la Reconstruction jusqu’à nos jours »). Le site de THNOC permet d’en prendre connaissance.

Depuis lors, un projet tout à fait inspirant a été dévoilé par la maison d’édition, qui a invité trois poètes afro-américains contemporains à réagir à l’un des textes des années 1860. Kelly Harris-DeBerry, Kalamu Ya Salaam et Mona Lisa Saloy ont composé des poèmes saisissants qui font l’objet de capsules vidéos. L’article sur le blogue de THNOC a suscité plus de 4 400 réactions sur Facebook et les vidéos ont été partagées plus de 1 300 de fois. Ce communiqué de l’Université Sainte-Anne explique davantage cette initiative. 

L’un de nos projets de recherche qui est en train de prendre son envol porte sur un thème des plus pertinents pour le Congrès mondial acadien 2024. Il s’agit d’une enquête à plusieurs volets sur l’émigration des Acadiennes et Acadiens du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse vers les États de la Nouvelle-Angleterre, entre le milieu du 19e siècle et le milieu du 20e siècle. Entreprise en concertation avec la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie et avec le Centre acadien, cette recherche fait partie d’une vaste initiative coordonnée par le professeur Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface, Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord, 1640-1940. 

Nous avons déjà commencé à offrir des formations et des causeries, dont un atelier présenté le 21 mai dernier par David Vermette, auteur du livre A Distinct Alien Race: The Untold Story of Franco-Americans – Industrialization, Immigration, Religious Strife (Baraka Books, 2018). Organisée conjointement par l’Observatoire Nord/Sud et la Société acadienne de Clare, cet atelier s’inscrit dans une série d’activités soutenues par la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Il s’agit d’un cercle de lecture dont l’objectif est de mieux comprendre l’incorporation des recherches d’archives dans la préparation d’ouvrage de divers types. 

Plus d’une trentaine de personnes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et d’ailleurs ont assisté à cette première rencontre qui comprenait une formation sur un thème fascinant : comment vérifier le bien-fondé de nos histoires de famille à travers la recherche documentaire? À titre d’illustration, M. Vermette s’est servi d’une légende familiale qu’il avait toujours entendue au sujet de l’arrivée de son arrière-grand-père, natif du centre du Québec, et des frères de ce dernier à Brunswick, au Maine, vers la fin du 19e siècle. Les recherches patientes et minutieuses de l’auteur ont pu confirmer la véracité d’une bonne partie de ce qu’il avait appris auprès d’une de ses grand-mères.

Notre prochaine rencontre, prévue pour le mois de septembre, sera consacrée au roman historique L’accoucheuse de Scots Bay, traduction française du best-seller de l’écrivaine néo-écossaise Ami McKay, The Birth House (2006). Nous aurons la chance de nous entretenir avec la traductrice, Sonya Malaborza, actuellement en lice pour le prix du Gouverneur général.

Il est facile de comprendre pourquoi, en lisant cet extrait d’un compte rendu de Julien Charette, du Regroupement des éditeurs franco-canadiens :

« Si le personnage du roman est fictif, une sage-femme de sa trempe a toutefois réellement vécu à Scots Bay autour de la même époque. Ami McKay habite justement la maison dans laquelle vivait cette sage-femme, et c’est en faisant des rénovations qu’elle s’en est rendu compte. C’était même un foyer important pour les femmes de la communauté. À partir de là, le personnage de Dora Rare a été créé en imaginant son entrée dans le milieu des sages-femmes. 

« Dans le roman, on fait référence à l’explosion survenue le 6 décembre 1917 dans le port de Halifax, où Dora devra se rendre pour soigner les blessés et aider à des accouchements. On réfère aussi à de vraies publicités sur l’enrôlement ainsi que sur l’arrivée de l’électricité et des électroménagers. Il y a plein d’attaches historiques, qui rajoutent de l’épaisseur au texte. La traductrice a dû faire des recherches approfondies afin de démêler les faits réels de ceux imaginés par l’autrice. »

L’atelier de Mme Malaborza explorera les ressources qu’elle a utilisées pour traduire le lexique botanique – un sujet des plus passionnants pour nos amatrices et amateurs de jardinage. Grâce à notre subvention, nous serons en mesure de distribuer 14 exemplaires de l’œuvre à des personnes de la région de Clare, qui pourront s’inscrire en écrivant à Carmen d’Entremont (carmen.dentremont@usainteanne.ca).

Maintenant que le printemps annonce la venue de l’été, nos démarches se poursuivront avec l’embauche prochaine de deux employées à temps plein : Audrey Paquette-Verdon, coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud, et Zoe Geddes, assistante de recherche. Vous aurez de leurs nouvelles! 

D’ici là, restez au courant de nos démarches en nous rejoignant sur Facebook : https://www.facebook.com/usainteanneONS

M. Clint Bruce

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