Carmen d’Entremont se penchera sur les migrations acadiennes dans le cadre de son stage postdoctoral

Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 21 septembre 2021 – Ethnologue expérimentée dans le domaine des traditions orales des régions acadiennes, Carmen d’Entremont effectue présentement un stage postdoctoral qui vise à retracer les motifs et les impacts des migrations circulaires entre les régions de Par-en-Bas et la Nouvelle-Angleterre.

Chercheuse associée de l’Observatoire Nord/Sud et membre de l’équipe de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), son stage postdoctoral est financé par le projet Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) (TSMF). Ce dernier est sous la direction de l’historien Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, située à l’Université de Saint-Boniface.

« Carmen d’Entremont n’est pas une étrangère au sein du projet Trois siècles de migrations francophones, puisqu’elle était impliquée au Centre acadien et à l’Observatoire Nord-Sud, deux institutions partenaires importantes. Dans son nouveau rôle de stagiaire postdoctorale, cette expérience lui sera profitable, mais surtout elle contribuera au chantier de recherche sur les relations entre l’Acadie du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, particulièrement la région de Par-en-Bas, et la Nouvelle-Angleterre. En outre, elle apporte au projet une perspective ethnologique fort bienvenue. »

– Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones à l’Université de Saint-Boniface

Le projet de recherche Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) explore la genèse et l‘évolution des populations francophones sur le continent nord-américain et nourrit les réflexions sur les enjeux de l’immigration, de la diversité culturelle et du vivre-ensemble.

Carmen se penchera plus particulièrement sur des questions d’identité avec l’aide de récits et de témoignages recueillis, qu’elle utilisera pour reconstituer l’historique des expériences migratoires (l’histoire orale) et saisir les points de vue, traditions, sentiments et valeurs de la culture étudiée (les traditions orales). Elle travaillera de près avec le professeur Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT, ainsi qu’avec des associations locales comme la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie et le Musée des Acadiens des Pubnicos et Centre de recherche Père-Clarence-d’Entremont.

Collection de Carmen d’Entremont

À propos de l’Université Sainte-Anne

L’Université Sainte-Anne, la seule université francophone en Nouvelle-Écosse, offre des programmes d’études universitaires et collégiales ainsi que des programmes d’immersion et de formation sur mesure en français langue seconde. Reconnue pour l’excellence de ses programmes et son milieu de vie unique et exceptionnel, elle offre des occasions d’apprentissage expérientiel favorisant l’engagement et la réussite des étudiants et un contexte favorable à l’établissement d’une culture d’excellence en recherche et en développement. Résolument ancrée dans son milieu, elle est un partenaire de choix pour accroître la vitalité des régions entourant ses campus et de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse dans son ensemble.

Pour plus d’information      

Rachelle LeBlanc, Directrice des communications et du marketing
Université Sainte-Anne
Tél. : 902-769-2114, poste 7222
Courriel : rachelle.leblanc@usainteanne.ca

Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 28 mai 2021)

Ce texte est également disponible sur le site du Courrier de la Nouvelle-Écosse, où il a paru le 28 mai 2021 sous la rubrique Au rythme de notre monde.

Le passage de l’hiver au printemps aura vu arriver beaucoup d’activités au sein de l’Observatoire Nord/Sud!

Avant d’en donner un bref aperçu, il y a lieu de féliciter deux de nos assistants de recherche qui viennent de terminer leurs études ici à l’Université Sainte-Anne. Joseph Cibalinda, originaire de la République démocratique du Congo et très impliqué dans la vie étudiante sur notre campus, possède désormais un baccalauréat en administration des affaires, tandis que Bailey Ross, assistant de recherche depuis l’hiver 2019 et ancien président de l’Association générale des étudiant(e)s de l’Université Sainte-Anne, se trouve muni d’un baccalauréat ès arts avec une majeure en études françaises et une mineure en histoire. Bailey poursuivra ses études en éducation à Acadia University. 

Pour en savoir davantage sur son parcours et ses contributions aux projets de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), on peut lire cet entretien avec Bailey dans Les Carnets Nord/Sud, le blogue de la chaire.

Bailey Ross prend la parole lors d’une classe de maître de la CRÉAcT sur l’antibilinguisme au Canada, animée par Ricky G. Richard, le 18 mars 2019. (Crédit photo : Louise d’Alessio-Doucet)

Dans les derniers mois, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs interventions en ligne autour de mon livre Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers: A Bilingual Edition, paru l’an dernier aux presses de The Historic New Orleans Collection. Parmi celles-ci, il y a eu, du 5 au 7 mars, le symposium Recovered Voices: Black Activism in New Orleans from Reconstruction to the Present Day (« Des voix récupérées : le militantisme noir à La Nouvelle-Orléans, de la Reconstruction jusqu’à nos jours »). Le site de THNOC permet d’en prendre connaissance.

Depuis lors, un projet tout à fait inspirant a été dévoilé par la maison d’édition, qui a invité trois poètes afro-américains contemporains à réagir à l’un des textes des années 1860. Kelly Harris-DeBerry, Kalamu Ya Salaam et Mona Lisa Saloy ont composé des poèmes saisissants qui font l’objet de capsules vidéos. L’article sur le blogue de THNOC a suscité plus de 4 400 réactions sur Facebook et les vidéos ont été partagées plus de 1 300 de fois. Ce communiqué de l’Université Sainte-Anne explique davantage cette initiative. 

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