Just Published: A Special Dossier on Francophone Louisiana in the Journal Québec Studies

[TEXTE FRANÇAIS DISPONIBLE ICI.] Church Point (NS), 11 January 2021 – The most recent issue of the scholarly journal Québec Studies features a thematic dossier on the Francophonie in Louisiana, coordinated by Dr. Clint Bruce, Canada Research Chair in Acadian and Transnational Studies (CRÉAcT), and two of his colleagues, Dr. Nathan Rabalais, from the University of Louisiana at Lafayette, and Dr. Robin Anita White, from Nicholls State University in Thibodaux, Louisiana. The dossier brings together five groundbreaking studies under the indicative title, “Francophone Louisiana’s Cultural Flows” (issue 70, fall/winter 2020).

This publication project stems from a symposium organized by the three professors in November 2018, in New Orleans, as part of the biennial conference of the American Council for Québec Studies (ACQS). The mission of this association encompasses, in fact, research on the entire North American francophone community. Multidisciplinary and bilingual, the journal Québec Studies is directed by Dr. Amy R. Ransom (Central Michigan University) and published under the auspices of the ACQS in partnership with Liverpool University Press in the United Kingdom.

As with the 2018 conference, the articles in this issue explore different and lesser-known aspects of Franco-Louisiana culture as shaped by interactions with other areas of the French-speaking world. Having been admitted to the United States in 1812, Louisiana has always been characterized by its ethnoracial diversity and by intercultural encounters. Though the future of the French language may seem uncertain, Francophone life continues to be nourished by a variety of influences.

“The notion of ‘cultural flows,’ which was conceptualized by the Indian anthropologist Arjun Appadurai, refers to processes resulting from globalization and from which no society is insulated – including Louisiana in its French-speaking dimension,” says Professor Bruce. “In order to envision forms of cooperation with the francophone world, it is essential to understand these sociocultural dynamics, throughout history and at present.”

Such issues lie at the heart of the CRÉAcT’s research program, which focuses on the Acadian diaspora, and inform initiatives by the Observatoire Nord/Sud (North/South Observatory), the center associated with the Chair, located at Université Sainte-Anne’s Church Point campus. Both Dr. Rabalais and Dr. White are affiliated with the CRÉAcT.

The contributions represent various disciplines and span several eras, from the colonial period to the present day. The article by Dr. Angel Adams Parham, sociologist at Loyola University New Orleans, traces Creole community memory through the material legacy of masonry in New Orleans. Dr. Robin White highlights the symbolic significance of yellow fever epidemics as depicted in three nineteenth-century Franco-Louisianan novels. Considering the same period, Dr. Guillaume Pinson (Université Laval) analyzes the continental and transatlantic networks of the French-language press in Louisiana, which remained active until the early 1900s.

The Acadian diaspora is featured in the respective texts by Rachel Doherty (UL-Lafayette) and Dr. Clint Bruce. A doctoral student at Lafayette and former CRÉAcT intern (2017-18), Doherty questions the treatment—or rather the erasure—of racism in the poem Amédé by the renowned Nova Scotian writer Georgette LeBlanc, a work that reimagines the murder of a black musician during the Great Depression. From a different angle, Bruce’s study examines the twinning of towns in Louisiana with Francophone municipalities in Atlantic Canada, a phenomenon that dates back to the early 1970s and which can serve to strengthen Acadian identity. His article shares the initial results of a project undertaken by the Observatoire Nord/Sud, “Cities Have a Family: A Survey of Municipal Twinnings in the Maritime Provinces.”

The publication of this dossier in Québec Studies illustrates the CRÉAcT’s dynamism within Francophone studies as well as the growing role of Université Sainte-Anne as a center of excellence in research.

To learn more about the dossier “Francophone Louisiana’s Cultural Flows,” please visit the website of the journal Québec Studies.

About Université Sainte-Anne

Université Sainte-Anne, the only French language post-secondary institution in Nova Scotia, offers university and college-level courses as well as a French immersion program and customized training in French as a second language. Recognized for its excellent programs as well as its unique and exceptional living environment, Sainte-Anne offers experiential learning opportunities that promote student engagement and success, and an atmosphere which encourages a culture of excellence in research and development. Solidly established in its community, Université Sainte-Anne is a partner of choice for all those who wish to strengthen the vitality of the regions surrounding its 5 campuses as well as all of Acadie throughout Nova Scotia.

For more information

Rachelle LeBlanc, Director of Communications and Marketing
Université Sainte-Anne
Tel.: 902-769-2114 Extension 7222
rachelle.leblanc@usainteanne.ca

D’une francophonie à l’autre : entretien avec Audrey Paquette-Verdon, coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud

Étudiante à la maîtrise en Cultures et espaces francophones à l’Université Sainte-Anne, Audrey Paquette-Verdon assure la coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud, le centre de recherche relevant de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT). Boursière de la CRÉAcT, elle explique ici son intérêt pour le domaine des études francophones.

D’où êtes-vous originaire et quel a été votre cheminement jusqu’ici? 
Je suis originaire de St-Eustache, au Québec. J’ai déménagé à l’âge de 12 ans au Nouveau-Brunswick, sur l’Île Miscou, plus connue sous le nom de «l’île du bout du monde.» Ce déménagement dans une autre province, et à plus de 1000 km de distance de mon chez-moi, a été un grand changement, puisque j’ai passé d’une grande ville à petit milieu insulaire. Mes parents vivent encore à l’Île Miscou, et pour ma part, j’y étais jusqu’à mon arrivée à l’Université Sainte-Anne, il y a cinq ans. Je viens de terminer un baccalauréat en éducation avec une majeure en histoire et une mineure en français. J’entame maintenant la maîtrise en Cultures et espaces francophones dans la même institution.

Qu’est-ce que vous étudiez et dans quel but ? 
Je commence tout juste la maîtrise en Cultures et espaces francophones. Puisque je viens de terminer mon baccalauréat de cinq ans en éducation, j’ai l’intention d’intégrer le côté pédagogique dans l’élaboration de mon mémoire. Cette maîtrise rejoint exactement tous les aspects que je veux explorer. Mon projet de mémoire portera sur la représentation des minorités ethnoraciales dans les cursus scolaires au Canada atlantique. En tant qu’enseignante, j’espère que cette recherche pourra aider les écoles.  

Comment expliquer votre intérêt pour la culture acadienne et pour les cultures francophones ? 
Pour la culture acadienne, mon intérêt est plutôt venu lorsque j’ai déménagé au Nouveau-Brunswick. Le choc des cultures, que ce soit sur la plan linguistique ou au niveau de la nourriture ou de la musique, était grand. Mon emploi d’été lorsque j’étais étudiante au baccalauréat en éducation se faisait à la Société historique Nicolas-Denys (SHND). Cet emploi m’a certainement fait découvrir des dimensions plus amples au sujet des Acadiens, de leurs origines, de ce sentiment de famille et de cette volonté de découvrir sa généalogie chez les Acadiens.  

En quoi consiste votre travail pour la Chaire ?
Je suis coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud. Mes tâches touchent principalement la gestion de l’Observatoire, l’organisation des activités de la CRÉAcT ou d’autres initiatives du professeur Clint Bruce. Un autre côté de mon travail consiste à la formation continue. Tout au long de mon contrat, je vais suivre différentes formations, assister à des conférences, développer mes compétences en technologies, approfondir mes connaissances en histoire. De plus, j’aide monsieur Bruce à poursuivre ses recherches, y compris en encadrant les assistant-e-s de premier cycle. 

Qu’est-ce que vous aimez faire comme passetemps/divertissement ? Quels sont vos autres intérêts intellectuels ?
J’ai toujours aimé apprendre différentes langues. J’aime découvrir les différentes expressions, les dialectes, etc. La musique d’ici et d’ailleurs représente pour moi une grande passion. J’adore découvrir l’histoire derrière la chanson, le musicien ou le groupe, le style de musique, le choix des instruments. Sur un plan plus personnel, je suis ce que l’on appelle une « geek ». Je raffole des grands classiques du cinéma tels que Le Seigneur des Anneaux et Star Wars. J’assiste parfois à des conventions où d’autres personnes partagent les mêmes passions que moi pour les jeux vidéos, les films et les dessins animés japonais.  

Dans quelle mesure est-ce que ce poste au sein de l’Observatoire Nord/Sud contribuera à votre développement professionnel (ou autre)? 
En tant qu’enseignante d’histoire et de français, le travail de coordination à l’Observatoire m’a déjà beaucoup aidée à envisager le genre d’enseignante que je voudrais être pour mes élèves. De plus, le perfectionnement grâce aux formations, aux conférences et aux instruments technologiques pourront m’aider dans la préparation des leçons dans le cadre des cours que je vais enseigner. La recherche historique avec monsieur Bruce pourra m’amener à améliorer mes connaissances au sujet de l’histoire, de la recherche, et cela permettra non seulement de donner à mes élèves une meilleure qualité d’enseignement, mais aussi de leur partager mon savoir acquis au fil de la recherche.  

Un an après… le colloque sur les médias francophones

L’automne dernier, l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne, en collaboration avec La Société acadienne de Clare, accueillait le colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne, Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnements en changement. Un cahier rétrospectif a été préparé pour marquer l’anniversaire de cette importante manifestation scientifique et intersectorielle, susceptible d’interpeller toute personne intéressée par la situation des médias à l’heure actuelle.

La version électronique est disponible ici.

La conception et la mise en pages ont été confiées à Alexandre Pirottin, en concertation avec Stephanie LeBlanc du Courrier de la Nouvelle-Écosse. Ce projet de publication a bénéficié du soutien direct du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, du Patrimoine canadien et des Affaires acadiennes et Francophonie de la Nouvelle-Écosse.

Pour ce qui est de la diffusion des travaux scientifiques, un numéro thématique de Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes est en cours de préparation.

Qui plus est, les enregistrements de plusieurs conférences plénières et tables rondes peuvent être visionnés à travers la chaîne TV Sainte-Anne…

Ouverture officielle du colloque (RRF 2019)
Conférence d’honneur du professeur Sylvain Lafrance, « Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution»
Conférence d’honneur du professeur Luné Roc Pierre-Louis, «Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine»
Table ronde : Le pouvoir des médias dans la francophonie canadienne (RRF 2019)

– Marie Hélène Eddie, U. d’Ottawa et webzine Astheure.com
– Omayra Issa, Radio-Canada Saskatchewan
– Linda Lauzon, Association de la presse francophone
– Jason Ouellette, Radios communautaires CJPN, CKMA, CHQC
– Cyrille Simard, Ville d’Edmundston
– Présidente : Michelle Landry, U. de Moncton
Table ronde : Communications et relations publiques en milieu minoritaire francophone (RRF 2019)

– Rachelle LeBlanc, U. Sainte-Anne
– Amy Paradis, Municipalité de Clare
– Serge Quinty, Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada.
– Présidente : Natalie Robichaud, Société acadienne de Clare

Bonnes découvertes n’oubliez pas d’appuyer vos médias communautaires francophones !

VITE! VITE! ALLEZ LIRE!… Laurence Arrighi et Émilie Urbain, «’Wake up Québec’ : du recours aux communautés francophones minoritaires dans le discours visant l’émancipation nationale du Québec»

Pour mieux comprendre l’Acadie et sa situation en contexte mondial, il existe beaucoup de textes qu’ il est possible de consulter gratuitement. Pendant la pandémie de COVID-19, les revues savantes et maisons d’édition font des efforts pour rendre encore plus accessibles ces ressources afin de mettre le savoir à la portée de tout le monde. Dans cet esprit-là, la CRÉAcT signalera chaque vendredi un article ou un livre en études acadiennes ou bien dans un domaine connexe. Cette initiative s’intitule : Vite! vite! allez lire…

Arrighi, Laurence et Émilie Urbain. « « Wake up Québec » : du recours aux communautés francophones minoritaires dans le discours visant l’émancipation nationale du Québec. » Francophonies d’Amérique 42-43 (automne 2016, printemps 2017), p. 105–124.

Il existe au Québec, foyer de l’Amérique francophone, une réelle volonté de tisser et de renforcer des liens avec d’autres communautés francophones et francophiles ailleurs au Canada et même aux États-Unis. En fait foi l’existence du Centre de la francophonie des Amériques, créé en 2008, qui multiplie les initiatives en ce sens. Cependant, une autre orientation se manifeste très souvent dans le discours public au Québec : la tendance à citer ces milieux minoritaires «hors Québec» en contre-exemples, en véritables présages de la menace qui pèse sur l’avenir de la société québécoise. Depuis quelques années, les termes acadianisation et louisianisation en sont venus à exprimer cette perception dépréciative, parfois jusqu’au dénigrement. L’Acadie et la Louisiane deviennent ainsi des repoussoirs, sans considération pour leurs réalités propres.

C’est ce phénomène, tel qu’il se déploie dans les médias, qu’explorent les sociolinguistiques Laurence Arrighi, professeure à l’Université de Moncton, campus de Moncton, et Émilie Urbain, qui enseigne à Carleton University en Ontario. Elles écrivent : 

« Wake up Québec » (Haché, 2014) est le leitmotiv des chroniqueurs.
D’un texte et d’un auteur à l’autre, l’argument est semblable, tout
comme la construction rhétorique du propos, ou encore les champs
lexicaux employés. Vocabulaires empruntés au risque, à la menace, à la
maladie sont ainsi mis à contribution pour rappeler que l’anglicisation se
répandrait au Québec, tout comme elle aurait déjà submergé les autres
communautés francophones du continent. Ce sont alors les pratiques
linguistiques mixtes prêtées aux locuteurs de ces communautés qui sont
surtout mentionnées pour appuyer le propos. (p. 106)

La lecture de cet article aussi éclairant que passionnant fait lumière sur certains obstacles à l’intensification de la solidarité francophone à l’échelle du continent.

Bonne lecture et bonne réflexion !

M. Clint Bruce

VITE! VITE! ALLEZ LIRE… Amal Madibbo, «L’immigration transnationale africaine francophone en milieu minoritaire et son impact sur l’intégration dans la société canadienne»

Pour mieux comprendre l’Acadie et sa situation en contexte mondial, il existe beaucoup de textes qu’ il est possible de consulter gratuitement. Pendant la pandémie de COVID-19, les revues savantes et maisons d’édition font des efforts pour rendre encore plus accessibles ces ressources afin de mettre le savoir à la portée de tout le monde. Dans cet esprit-là, la CRÉAcT signalera chaque vendredi un article ou un livre en études acadiennes ou bien dans un domaine connexe. Cette initiative s’intitule : Vite! vite! allez lire…

Madibbo, Amal. (2018). «L’immigration transnationale africaine francophone en milieu minoritaire et son impact sur l’intégration dans la société canadienne». Francophonies d’Amérique (46-47), 127–148.

Les événements survenus ces derniers jours aux États-Unis, où déferle une vague de manifestations au ton révolutionnaire contre le racisme et la brutalité policière, sont en train de susciter un examen de conscience à l’échelle mondiale. Ici au Canada, le racisme est une réalité bien ancrée, même si le problème ne ressemble pas exactement aux dynamiques de la société américaine, qu’il s’agisse de l’oppression à l’encontre des nations autochtones, des injustices subies par les communautés afro-canadiennes historiques ou de la discrimination réservée aux immigrés non blancs.

Or, plusieurs chercheur-e-s se penchent sur cette problématique dans la francophonie Congratulations Dr. Amal Madibbo | Department of Sociologycanadienne. La sociologue Amal Madibbo (Université de Calgary) mène des travaux de pointe sur l’expérience des immigré-e-s noir-e-s en milieu minoritaire francophone. Originaire du Soudan, elle est l’auteure d’un ouvrage sur la francophonie en Ontario, Minority Within a Minority: Black Francophone Immigrants and the Dynamics of Power and Resistance (Routledge), paru en 2006. Depuis lors, elle s’est tournée vers le contexte de l’Alberta. Les recherches de la professeure Madibbo sont à mon avis incontournables pour comprendre l’évolution actuelle et future de la francophonie canadienne.Lire la suite »

Mois de l’histoire des Noirs : Quand l’activisme passe par la poésie (reportage de «Michel le samedi», Radio-Canada Acadie, 8 février 2020)

États de la recherche / Au fil de l’histoire – Le 8 février dernier, l’émission Michel le samedi, animée par Michel Doucet, a diffusé un reportage d’Isabelle Robichaud au sujet de mon livre à paraître chez The Historic New Orleans Collection / University of Virginia Press, Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers : A Bilingual Edition. Découvrez ici le reportage d’Isabelle Robichaud : «Quand l’activisme passe par la poésie». 

L’ouvrage sera disponible à partir du 13 mai prochain.

Crédit photo : Radio-Canada / Isabelle Robichaud

Un potager pour cultiver la francophonie louisianaise (Jonathan Olivier)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

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Le premier jour de décembre, une centaine de personnes des environs de ma communauté, c’est-à-dire Frozard, lieu-dit de la paroisse St-Landry en Louisiane, se sont rassemblées pour marquer une tradition très ancienne chez nous : une boucherie. Ensemble, des gens des villages d’Arnaudville, de Grand-Coteau, de la Prairie des Femmes et ailleurs, nous avons abattu un cochon et préparé un grand nombre de plats traditionnels comme des gratons, du boudin noir et du fromage de tête.

L’importance de cette journée consistait à perpétuer nos traditions culturelles liées à l’agriculture et à la nourriture. Les cochons qui ont été apprêtés avaient été élevés dans ma ferme, Le Potager d’Acadiana, une exploitation biologique que j’ai fondée en juillet dernier. Pourquoi une telle initiative ? J’avais reconnu le besoin d’une ferme locale, source d’aliments sains pour nos habitants de la région d’Acadiana. Mes méthodes ont été apprises d’agriculteurs de toute l’Amérique du Nord ainsi que de l’ouvrage du Québécois Jean-Martin Fortier, Le Jardinier-maraîcher (Écososciété, 2012). Je sais que ma ferme à moi contribuera à perpétuer une tradition de petites fermes qui se trouvaient partout dans cette région. Et la boucherie faisait revivre une tradition en Louisiane d’élever des cochons à plusieurs générations dans ma famille.

Lire la suite sur le site d’Astheure…

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Issu d’une famille francophone de la paroisse St-Landry, Jonathan Olivier est journaliste spécialisé en environnement et en activités plein-air, dont les écrits ont paru dans des revues comme OutsideBackpackerREI Co-op JournalLouisiana Sportsman et Mother Earth News. Il est propriétaire de la ferme biologique Le Potager d’Acadiana depuis le printemps 2019.

Le Forum sur l’avenir des médias francophones, le samedi 5 octobre 2019, à l’Université Sainte-Anne

Ce sera le point culminant du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement (4-6 octobre 2019, Université Sainte-Anne). Le samedi 5 octobre, de 15h30 à 17h00, aura lieu le Forum sur l’avenir des médias francophones. Cette activité sera animée par le consultant Martin Théberge, qui est également président de la Fédération culturelle canadienne-française.

Organisée par le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF) sous l’égide de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadiennne (ACUFC), la tenue de ce colloque, une manifestation scientifique et communautaire à la fois, est coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud en collaboration avec la Société acadienne de Clare. La thématique s’impose d’autant plus que le gouvernement du Canada a fait des médias francophones en contexte minoritaire l’une des priorités du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023.

« Il n’est pas tout de dire que les médias sont importants », affirme Théberge. « Il faut les doter d’outils et de systèmes pour qu’ils puissent jouer leurs rôles pleinement au service de la communauté. »

C’est autour de ces enjeux, fortement conditionnés par la transition numérique, que s’orientera le Forum. Celui-ci réunira des chercheur-e-s, des professionnel-le-s du secteur médiatique et des représentant-e-s des communautés francophones. « Nous réfléchirons ensemble sur l’avenir des médias francophones pour qu’ils puissent agir efficacement et adéquatement dans l’écosystème communautaire qui est le nôtre », explique Théberge.

« Cette activité permettra de rassembler toutes les parties prenantes des médias francophones et de les inciter à une réflexion pour développer des pistes de solution qui mèneront à un avenir garant de réussites. »

La consultation aboutira à un document de synthèse qui sera diffusé à la suite du colloque.

Le Forum sur l’avenir des médias francophones bénéficie de l’appui financier du Conseil de recherches en sciences humaines ainsi que du Patrimoine canadien. Il se déroulera au Castelet, sur le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne.

[Photo de couverture : Marc d’Entremont]

Sylvain Lafrance et Luné Roc Pierre Louis : invités d’honneur au colloque «Les médias francophones sous toutes leurs coutures» (4-6 octobre 2019)

Du 4 au 6 octobre, l’Université Sainte-Anne accueillera l’édition 2019 du colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne, Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement. Organisée sous l’égide de l’Association des collègues et universités de la francophonie canadienne et coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud en collaboration avec la Société acadienne de Clare, cette manifestation scientifique et communautaire s’annonce comme un important lieu de partage et d’échange autour d’enjeux cruciaux à l’ère de la transition numérique. (Voir la programmation sur le site du colloque.)

Nos réflexions seront orientées par deux conférenciers d’honneur : Sylvain Lafrance, de HEC Montréal, et Luné Roc Pierre Louis, de l’Université d’État d’Haïti.

Leader du domaine de la communication, reconnu comme tel au Canada et dans le milieu international, Sylvain Lafrance est également, depuis 2012, professeur à HEC Montréal, où il assure la direction du Pôle Médias. Il vient d’être nommé à la présidence du conseil d’administration de TV5 Numérique. Il a dirigé la Société Radio-Canada au 2019-09-05_Revue Gestionmoment du passage crucial à l’ère numérique. Cette expérience a fait de lui l’un des leaders canadiens reconnu sur les enjeux du numérique et des réseaux sociaux. Conférencier réputé sur ces enjeux, il dirige également la revue Gestion HEC Montréal, un trimestriel destiné aux leaders des entreprises privées et publiques du Canada. Sa conférence d’honneur portera sur la thématique des «Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution» (vendredi 4 octobre à 9h, Salle Marc-Lescarbot). Son expertise est souvent sollicitée par les journaux francophones de la région Atlantique, à telle enseigne que c’est le directeur du Courrier de la Nouvelle-Écosse, Francis Robichaud, qui a recommandé sa participation au colloque. Sa présence est rendue possible grâce à l’appui du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes.

Voici, dans cette capsule présentée par le Conseil de presse du Québec, son point de vue sur les interactions entre les médias et les entreprises : 

Luné Roc Pierre Louis est professeur à la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti, ainsi que chargé de cours à l’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti. Il détient un doctorat en Information et Communication de l’Université catholique de Louvain.2019-09-05_Constitution de 1987 Il est l’auteur de plusieurs travaux pertinents, notamment La Constitution haïtienne de 1987 est-elle un produit importé ? Essai sur le folklorisme médiatique, paru aux éditions l’Harmattan en 2018. Son approche puise notamment dans la phénoménologie, l’épistémologie et la sémantique, tandis que son expertise sur la sphère publique en Haïti a fait de lui un chercheur renommé. Son séjour à l’Université Sainte-Anne est rendu possible grâce à une bourse de mobilité du Centre de la Francophonie des Amériques. Sa conférence d’honneur s’intitulera : «Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine» (samedi 5 octobre à 14h00).

À la faveur d’une résidence de quelques jours à l’Observatoire Nord/Sud, le professeur Pierre Louis offrira aussi les interventions suivantes : 

  • Mercredi 2 octobre 2019 : émission spéciale à la radio CIFA 104,1 FM, Découvrons Haïti !
  • Jeudi 3 octobre 2019 : Rencontre de travail avec l’équipe du Courrier de la Nouvelle-Écosse et présentation dans le séminaire CEFR 6113 : Cultures et espaces francophones.

Il a abordé le thème de son dernier livre dans un entretien dans le cadre de l’émission haïtienne Dèyè kay (Derrière la maison) :

MM. Lafrance et Pierre Louis prendront part au Forum sur l’avenir des médias francophones (samedi 5 octobre 2019 à 15h00) et M. Pierre Louis fera part de ses impressions du colloque lors d’une table ronde de synthèse (dimanche 6 octobre à 11h15).

Les deux conférences d’honneur seront diffusées sur le web, à travers la chaîne TV Sainte-Anne.

Charrer-Veiller, podcast francolouisianais (épisode 14) : entretien avec Clint Bruce

Créé en 2018 et animé par Chase Cormier et Joseph Pons, deux jeunes francophones de la Louisiane, le podcast ou balado Charrer-Veiller propose des entretiens avec des acteurs et observateurs de la francophonie louisianaise. (Pour une réflexion sur cette initiative, lire le texte de M. Cormier dans La Filière Louisiane, «Le nouveau paysage médiatique de la Franco-Louisiane». Le lundi 23 avril dernier, à la faveur d’un séjour de recherche dans la région de Lafayette, j’ai eu l’honneur d’être reçu dans les studios d’Acadiana Open Channel, chaîne communautaire, pour enregistrer une conversation qui fait l’objet du quatorzième épisode de Charrer-Veiller. Nous avons abordé le contexte culturel actuel, la situation linguistique, la diaspora acadienne et son évolution historique, des questions politiques et sociales, dont le racisme, ainsi que quelques aspects de mon parcours. Bonne écoute (ici, ci-dessus ou ci-dessous) et bravo à l’équipe de Charrer-Veilleur pour tous ses efforts !  2019-05-09_Charrer-Veiller Logo

M. Clint Bruce