Le Forum sur l’avenir des médias francophones, le samedi 5 octobre 2019, à l’Université Sainte-Anne

Ce sera le point culminant du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement (4-6 octobre 2019, Université Sainte-Anne). Le samedi 5 octobre, de 15h30 à 17h00, aura lieu le Forum sur l’avenir des médias francophones. Cette activité sera animée par le consultant Martin Théberge, qui est également président de la Fédération culturelle canadienne-française.

Organisée par le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF) sous l’égide de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadiennne (ACUFC), la tenue de ce colloque, une manifestation scientifique et communautaire à la fois, est coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud en collaboration avec la Société acadienne de Clare. La thématique s’impose d’autant plus que le gouvernement du Canada a fait des médias francophones en contexte minoritaire l’une des priorités du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023.

« Il n’est pas tout de dire que les médias sont importants », affirme Théberge. « Il faut les doter d’outils et de systèmes pour qu’ils puissent jouer leurs rôles pleinement au service de la communauté. »

C’est autour de ces enjeux, fortement conditionnés par la transition numérique, que s’orientera le Forum. Celui-ci réunira des chercheur-e-s, des professionnel-le-s du secteur médiatique et des représentant-e-s des communautés francophones. « Nous réfléchirons ensemble sur l’avenir des médias francophones pour qu’ils puissent agir efficacement et adéquatement dans l’écosystème communautaire qui est le nôtre », explique Théberge.

« Cette activité permettra de rassembler toutes les parties prenantes des médias francophones et de les inciter à une réflexion pour développer des pistes de solution qui mèneront à un avenir garant de réussites. »

La consultation aboutira à un document de synthèse qui sera diffusé à la suite du colloque.

Le Forum sur l’avenir des médias francophones bénéficie de l’appui financier du Conseil de recherches en sciences humaines ainsi que du Patrimoine canadien. Il se déroulera au Castelet, sur le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne.

[Photo de couverture : Marc d’Entremont]

Sylvain Lafrance et Luné Roc Pierre Louis : invités d’honneur au colloque «Les médias francophones sous toutes leurs coutures» (4-6 octobre 2019)

Du 4 au 6 octobre, l’Université Sainte-Anne accueillera l’édition 2019 du colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne, Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement. Organisée sous l’égide de l’Association des collègues et universités de la francophonie canadienne et coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud en collaboration avec la Société acadienne de Clare, cette manifestation scientifique et communautaire s’annonce comme un important lieu de partage et d’échange autour d’enjeux cruciaux à l’ère de la transition numérique. (Voir la programmation sur le site du colloque.)

Nos réflexions seront orientées par deux conférenciers d’honneur : Sylvain Lafrance, de HEC Montréal, et Luné Roc Pierre Louis, de l’Université d’État d’Haïti.

Leader du domaine de la communication, reconnu comme tel au Canada et dans le milieu international, Sylvain Lafrance est également, depuis 2012, professeur à HEC Montréal, où il assure la direction du Pôle Médias. Il vient d’être nommé à la présidence du conseil d’administration de TV5 Numérique. Il a dirigé la Société Radio-Canada au 2019-09-05_Revue Gestionmoment du passage crucial à l’ère numérique. Cette expérience a fait de lui l’un des leaders canadiens reconnu sur les enjeux du numérique et des réseaux sociaux. Conférencier réputé sur ces enjeux, il dirige également la revue Gestion HEC Montréal, un trimestriel destiné aux leaders des entreprises privées et publiques du Canada. Sa conférence d’honneur portera sur la thématique des «Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution» (vendredi 4 octobre à 9h, Salle Marc-Lescarbot). Son expertise est souvent sollicitée par les journaux francophones de la région Atlantique, à telle enseigne que c’est le directeur du Courrier de la Nouvelle-Écosse, Francis Robichaud, qui a recommandé sa participation au colloque. Sa présence est rendue possible grâce à l’appui du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes.

Voici, dans cette capsule présentée par le Conseil de presse du Québec, son point de vue sur les interactions entre les médias et les entreprises : 

Luné Roc Pierre Louis est professeur à la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti, ainsi que chargé de cours à l’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti. Il détient un doctorat en Information et Communication de l’Université catholique de Louvain.2019-09-05_Constitution de 1987 Il est l’auteur de plusieurs travaux pertinents, notamment La Constitution haïtienne de 1987 est-elle un produit importé ? Essai sur le folklorisme médiatique, paru aux éditions l’Harmattan en 2018. Son approche puise notamment dans la phénoménologie, l’épistémologie et la sémantique, tandis que son expertise sur la sphère publique en Haïti a fait de lui un chercheur renommé. Son séjour à l’Université Sainte-Anne est rendu possible grâce à une bourse de mobilité du Centre de la Francophonie des Amériques. Sa conférence d’honneur s’intitulera : «Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine» (samedi 5 octobre à 14h00).

À la faveur d’une résidence de quelques jours à l’Observatoire Nord/Sud, le professeur Pierre Louis offrira aussi les interventions suivantes : 

  • Mercredi 2 octobre 2019 : émission spéciale à la radio CIFA 104,1 FM, Découvrons Haïti !
  • Jeudi 3 octobre 2019 : Rencontre de travail avec l’équipe du Courrier de la Nouvelle-Écosse et présentation dans le séminaire CEFR 6113 : Cultures et espaces francophones.

Il a abordé le thème de son dernier livre dans un entretien dans le cadre de l’émission haïtienne Dèyè kay (Derrière la maison) :

MM. Lafrance et Pierre Louis prendront part au Forum sur l’avenir des médias francophones (samedi 5 octobre 2019 à 15h00) et M. Pierre Louis fera part de ses impressions du colloque lors d’une table ronde de synthèse (dimanche 6 octobre à 11h15).

Les deux conférences d’honneur seront diffusées sur le web, à travers la chaîne TV Sainte-Anne.

Charrer-Veiller, podcast francolouisianais (épisode 14) : entretien avec Clint Bruce

Créé en 2018 et animé par Chase Cormier et Joseph Pons, deux jeunes francophones de la Louisiane, le podcast ou balado Charrer-Veiller propose des entretiens avec des acteurs et observateurs de la francophonie louisianaise. (Pour une réflexion sur cette initiative, lire le texte de M. Cormier dans La Filière Louisiane, «Le nouveau paysage médiatique de la Franco-Louisiane». Le lundi 23 avril dernier, à la faveur d’un séjour de recherche dans la région de Lafayette, j’ai eu l’honneur d’être reçu dans les studios d’Acadiana Open Channel, chaîne communautaire, pour enregistrer une conversation qui fait l’objet du quatorzième épisode de Charrer-Veiller. Nous avons abordé le contexte culturel actuel, la situation linguistique, la diaspora acadienne et son évolution historique, des questions politiques et sociales, dont le racisme, ainsi que quelques aspects de mon parcours. Bonne écoute (ici, ci-dessus ou ci-dessous) et bravo à l’équipe de Charrer-Veilleur pour tous ses efforts !  2019-05-09_Charrer-Veiller Logo

M. Clint Bruce

 

 

Antibilinguisme et mobilisation francophone – Visionnez la Classe de maître de Ricky G. Richard (18 mars 2019)

Le 18 mars dernier s’est déroulée sur le campus de l’Université Sainte-Anne une importante et stimulante discussion sur un sujet d’actualité brûlant à l’heure du populisme francophobe : Antibilinguisme – menace réelle ou occasion à saisir pour les francophones ? Coparrainée par la Société acadienne de Clare dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie 2019, cette cinquième Classe de maître de la CRÉAcT a été animée par Ricky G. Richard, politologue, blogueur citoyen et ancien fonctionnaire au Commissariat aux langues officielles. (Voir le communiqué de presse pour les détails.) Si vous avez manqué cette activité, il n’est pas trop tard pour en tirer profit ! Grâce à la collaboration du Bureau des communications de l’Université Sainte-Anne, la vidéo de la webdiffusion est disponible ici :  

Voici un choix de photos prises par Louise d’Alessio-Doucet du C.H.U.S.A. (Comité d’histoire de l’Université Sainte-Anne).

Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT

M. Clint Bruce

« Les enjeux des Jeux, ou le Nouveau-Brunswick face à la Francophonie » (Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 15 février 2019)

Depuis le parution de ce texte dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, le Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) a décidé de relancer le concours pour accueillir les Jeux de 2021, n’ayant reçu aucune candidature depuis le désistement du Nouveau-Brunswick. De son côté, le Comité national organisateur des IXes Jeux de la Francophonie 2021 (CNJF) a publié cette déclaration afin de mieux expliquer sa position.

Il faut parfois appeler les choses par leur nom. Il y a quelques jours le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait sa décision de se retirer des Jeux de la Francophonie, que la province devait accueillir en 2021. C’est la débâcle.

Le premier ministre Blaine Higgs (PCNB) impute ce désistement à une prévision budgétaire devenue exorbitante. Bien loin des 17 millions $ anticipés initialement, un plan d’affaires ultérieur faisait gonfler les dépenses à 130 millions $ – un coût total huit fois plus élevé – avant que le chiffre ne soit revu à la baisse (à 62 millions $).

Trop peu, trop tard.Lire la suite »

Mini-colloque : «L’unité francophone dans la diversité» (Jeudi 6 décembre 2018 à 17h00, Observatoire Nord/Sud)

Ce jeudi 6 décembre à 17h00, l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne (situé au 2e étage de la Bibliothèque Louis-R.-Comeau) accueillera le mini-colloque – L’unité francophone dans la diversité : un rêve impossible ? Un léger goûter sera servi.

La communauté universitaire et le public général sont invités à assister aux présentations des projets de recherche des étudiantes inscrites dans le séminaire CEFR 6113 (Cultures et espaces francophones, Prof. Clint Bruce), dans le cadre de la Maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne.

  • Juliana Barnard – Réveiller les « énergies dormantes » de l’humanité : la diversité culturelle au service de la coopération et de la solidarité internationale 
  • Marie-Germaine Chartrand – L’égalité des femmes en Francophonie : un rêve possible ? 
  • Yvette Comeau – Pourquoi l’Algérie ne fait-elle pas partie de l’Organisation internationale de la Francophonie ? 
  • Réanne Cooper – La diversité interne du Cameroun : un défi vis-à-vis de l’unité de la francophonie internationale ?
Voir ci-dessous la description de la thématique.

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Merci en 20 images – L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies (1-4 novembre à La Nouvelle Orléans)

L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies a été couronné d’un succès retentissant. À l’intérieur de ce colloque qui s’est déroulé du 1er au 4 novembre à La Nouvelle-Orléans (Hôtel Intercontinental et The Historic New Orleans Collection), j’ai eu la chance d’organiser, avec la collaboration de mes collègues Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), le symposium spécial : La Louisiane francophone et ses relations internationales.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le communiqué de presse de l’Université Sainte-Anne et le programme. L’initiative a compté de nombreuses activités et a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires. J’aimerais remercier ces partenaires, ainsi que l’ensemble des participant-e-s et le comité exécutif de l’ACQS, en présentant une vingtaine de photos prises au cours du colloque.

 

Merci à toutes et à tous – et au plaisir de vous revoir au colloque de 2020 !

M. Clint Bruce

Un bel accueil à La Nouvelle-Orléans, ou : «Les Saintes-Annes sont partout !»

Allié de la cause francophone en Louisiane aussi bien que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada, je garde un contact fréquent – pour ne pas dire constant – avec les milieux franco-louisianais et les personnes qui les animent. L’une d’entre elles est Ashlee Michot, blogueuse, photographe, folkloriste à ses heures, animatrice de radio, ancienne membre de l’exécutif du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), mère de famille et j’en passe. C’est aussi une ancienne des sessions d’été du programme d’immersion de l’Université Sainte-Anne (2002-2003), tout comme moi (1998).

Il y a plusieurs années que nous correspondons, à intervalles irréguliers, autour d’intérêts communs. Jusqu’à hier, pourtant, nous n’avions jamais fait connaissance en personne.

J’étais en déplacement vers La Nouvelle-Orléans pour le congrès de l’American Council for Québec Studies. Au cours d’un échange à propos d’une possible collaboration, Ashlee a mentionné qu’elle était «en Ville asteur» – c’est-à-dire, à La Nouvelle-Orléans. Son mari, Louis Michot du groupe Lost Bayou Ramblers allait jouer dans une taverne du Faubourg Marigny. C’est, lui aussi, un autre ancien du programme de Sainte-Anne (1998).

Aussitôt mon avion atterri, je m’y rends, ni une ni deux. 

À peine ai-je pénétré dans le bar que je croise un ami – un vrai de vrai ami -, le peintre et poète Jonathan Mayers, Rat-de-bois farouche de son nom d’artiste. Francophone depuis peu, Jonathan a passé trois étés à l’Université Sainte-Anne, en 2015, en 2016 et en 2018. C’est ainsi que nous nous sommes liés d’amitié et que, depuis lors, il est devenu un interlocuteur de prédilection.

 

Ashlee venait de lui dire qu’elle m’attendait.

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1-4 novembre 2018 à La Nouvelle-Orléans : «La Louisiane francophone et ses relations internationales», dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies

Nous sommes fiers de dévoiler la programmation du symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales, qui aura lieu dans le cadre du 21e congrès bisannuel de l’American Council for Québec Studies, du 1er au 4 novembre 2018, à La Nouvelle-Orléans. Depuis plus d’un an, la CRÉAcT collabore de près avec deux collègues, Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), ainsi qu’avec l’exécutif de l’ACQS, pour élaborer un programme riche et diversifié. Cela a été possible grâce au concours de plusieurs partenaires, à commencer par The Historic New Orleans Collection.

Vous trouverez ci-dessus ma lettre destinée aux participant-e-s à ce congrès, suivie des éléments de la programmation associés à notre symposium. Il y a aussi une lettre d’accueil de la maire de La Nouvelle-Orléans, Mme LaToya Cantrell.

À titre de rappel, voici l’appel à communications qui a été lancé l’an dernier, et qui présente la composition du comité scientifique.

Esteemed colleagues,

On behalf of the organizing committee of the special symposium La Louisiane francophone et ses relations internationales / Francophone Louisiana’s International Relations, which includes Dr. Nathan Rabalais (College of William & Mary), Dr. Robin White (Nicholls State University, and myself (Université Sainte-Anne), I wish to extend to you a heartfelt welcome and warmest thanks for your interest in the program we have prepared, and to which many of you are contributing. We also wish to express our gratitude to the numerous partners who have made this exciting symposium possible (see logos).

2018 is a special year to visit New Orleans and Louisiana. The city was founded 300 years ago, in 1718; in 1868, the state adopted a visionary constitution in the throes of Reconstruction-era struggles for civil rights, 150 years ago; and 1968 saw the creation of the Council for the Development of French in Louisiana, currently celebrating its 50th anniversary. In addition, at the recent Sommet de la Francophonie in Yerevan, Armenia, the State of Louisiana gained observer status in the Organisation internationale de la Francophonie. The ACQS could not have chosen a more opportune time to host its biennial colloquium in the city of New Orleans.

Finally, for those of you who will still be here on Sunday afternoon, the Alliance française de La Nouvelle-Orléans and Éditions Tintamarre will provide another occasion to experience Louisiana’s living Francophone culture. Dr. Rabalais will launch his recent book of poetry, Le Hantage : un ouvrage de souvenance at 4:00 p.m. (Nov. 4, 1519 Jackson Ave.).

Clint Bruce, Université Sainte-Anne

M. Clint Bruce

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Le français louisianais : mythes et mouvements (Maggie Perkins et Nathan Rabalais)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

Ce texte a été composé au cours d’un échange par courriel sur l’exposition Le français louisianais: mythes et mouvements actuellement au Musée Paul and Lulu Hilliard à l’Université de Louisiane à Lafayette. L’exposition a été créée par Maggie Perkins qui est Responsable du développement communautaire au CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane). Le format du débat-dialogue est inspiré de la chronique «The Conversation» de David Brooks et Gail Collins du New York Times.

Nathan Rabalais : Bonjour, Maggie! Félicitations pour ce beau travail que tu as fait dans la création de la nouvelle exposition Le français louisianais : mythes et mouvements, actuellement ouverte au musée d’art Paul and Lulu Hilliard sur le campus de l’Université de Louisiane à Lafayette. Cette année se démarque pour vous-autres au CODOFIL parce que c’est le 50e anniversaire de cet organisme qui se charge de l’avancement du français en Louisiane et le maintien des programmes d’immersion française dans plusieurs paroisses. Vous êtes bien occupés cette année! Mais peux-tu expliquer un peu ton inspiration pour cette exposition en particulier? Quels sont les «mythes» que tu vises à défaire? À quels types de «mouvements» assiste-t-on aujourd’hui en Louisiane?

Maggie Perkins : Merci, et oui! La première partie, la partie Mythes se concentre sur la langue elle-même. Les deux mythes – «Le français louisianais n’est pas une langue écrite» et «Le français louisianais n’est pas du ‘vrai’ français» – sont des choses que j’entends souvent et qui me tracassent beaucoup. Avant de venir au CODOFIL j’ai fait un doctorat en Études françaises avec une concentration en linguistique et j’ai toujours voulu trouver une manière de partager ces connaissances dans un contexte moins académique. Cette partie de l’expo me semblait une bonne occasion de montrer aux gens que le français louisianais est une variété de français parmi d’autres. Dans l’autre salle, la salle Mouvements, il y a trois thèmes qui mettent en valeur les gains réalisés pendant les 50 dernières années. Dans la première section, Renaissance, c’est le changement d’attitudes, le réveil culturel. Le volet Représentation montre le progrès vers une francophonie louisianaise plus inclusive. La dernière partie, Création, donne des exemples des projets concrets liés à la francophonie louisianaise et aux efforts du CODOFIL en particulier.

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