Inauguration de l’Espace d’animation Murielle-Comeau de l’Observatoire Nord/Sud

Le programme d’activités de l’Observatoire Nord/Sud, le nouveau centre de recherche rattaché à la CRÉAcT et sis au deuxième étage de la bibliothèque Louis-R.-Comeau, vient de démarrer en lion. Le mardi 25 septembre 2018, à l’occasion d’une table ronde organisée conjointement avec le Département d’études anglaises, a été inauguré l’Espace d’animation Murielle-Comeau, en reconnaissance des contributions de Murielle Comeau-Péloquin au rayonnement international de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse et de l’Université Sainte-Anne.

Il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’un site sur notre campus principal porte le nom d’une femme.

Avant de rendre hommage à Mme Comeau-Péloquin, présente pour le dévoilement, trois interventions étaient consacrées à une autre femme, fictive celle-ci : Évangéline, le célèbre personnage du poète américain Henry Wadsworth Longfellow. Cette table ronde s’intitulait : Autour du phénomène Évangéline : arts, identité et vitalité communautaire.

Dans les années 1990 et 2000, cette figure centrale de l’identité acadienne a fait l’objet d’une comédie musicale créée par Normand Godin, ancien professeur au Département d’études françaises. En raison de l’impact de cette pièce très remarquée à l’époque, et qui a mobilisé de nombreux membres de la communauté, la professeure Susan Knutson, directrice du Département d’études anglaises, est en train de consacrer un projet de recherche à l’étude des effets de l’initiative sur la vitalité communautaire de la Baie Sainte-Marie. (Détail intéressant : notre collègue faisait partie de la distribution de la comédie musicale.)

La table ronde devait donc servir à présenter son enquête et à fournir des éléments de contexte pour mieux comprendre les enjeux de la recherche. Des interventions ont été prononcées par la professeure Knutson, qui a exposé son projet ; par Kenneth Deveau, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, qui a expliqué le concept de vitalité communautaire dans ses grandes lignes, et avec des exemples concrets ; et par moi-même, au sujet de l’appropriation de la figure d’Évangéline en Louisiane, notamment en tenant compte du contexte raciste du début du XXe siècle.

La cérémonie d’inauguration de l’Espace d’animation Murielle-Comeau a clos la soirée.

En plus d’un écriteau fixé au mur, il y a désormais, sur l’une des tables de l’Observatoire, un présentoir où se lit la notice suivante :

Parmi les femmes qui ont contribué de façon marquante à l’épanouissement de l’Acadie – et aussi de l’Université Sainte-Anne – se compte Murielle Comeau-Péloquin.

Originaire de la Baie Sainte-Marie, elle naît dans une famille très attachée à la cause acadienne. Après l’obtention, en 1972, d’un baccalauréat de l’Université Sainte-Anne, elle devient l’une des premières femmes de la Baie Sainte-Marie à faire des études en France (maîtrise de philosophie de l’Université de Toulouse, 1978; diplôme d’études approfondies de l’Université de Nice, 1981). Après son retour en Nouvelle-Écosse, elle s’implique énergiquement dans la campagne pour les écoles francophones.

Elle fait toute sa carrière de 23 ans au registrariat de l’Université Sainte-Anne. Pendant ce temps, elle œuvre au développement du recrutement international, tant en Europe et qu’en Afrique, en se concentrant surtout sur la France. Elle aide à fonder l’Association France-Canada-Baie Sainte-Marie, un regroupement ayant pour but d’accueillir les étudiantes et étudiants de la France. De plus, elle siège à plusieurs jurys de bourses internationales.

En 2010, la France reconnaît ses efforts en lui décernant l’Ordre des Palmes académiques.

Elle demeure très active au sein de plusieurs organismes, dont la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie ainsi que l’Association Madeleine-LeBlanc qui a proposé son nom pour l’espace d’animation de l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne. Ce centre, qui relève de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales, a pour mission d’étudier l’Acadie dans sa dimension internationale.

C’est avec fierté que l’équipe de la Chaire organisera, dans les années à venir, des conférences, ateliers, formations et tables rondes dans cette aire qui porte désormais le nom de cette Acadienne illustre.

Le comité de nomination était composé des personnes suivantes :

  • Réanne Cooper, étudiante de l’Université Sainte-Anne et assistante de la CRÉAcT
  • Glenda Doucet-Boudreau, Association Madeleine-LeBlanc
  • Audrey Paquette-Verdon, étudiante de l’Université Sainte-Anne
  • Stéphanie St-Pierre, coordinatrice par intérim du Centre acadien
  • Elaine Thimot, Association Madeleine-LeBlanc
  • Chantal White, Département d’études françaises de l’Université Sainte-Anne

Je tiens également à remercier Yvette Comeau, stagiaire de la CRÉAcT, et Réanne Cooper, assistante de recherche, ainsi que Joseph MacIsaac, assistant de recherche.

M. Clint Bruce

Note : L’établissement de l’Observatoire Nord/Sud a été financé par des subventions de la Fondation canadienne pour l’innovation et de la Nova Scotia Research and Innovation Trust, auxquelles s’est ajoutée une contribution de l’Université Sainte-Anne.

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