Rejoindre Sainte-Anne et y trouver sa place : entretien avec Zoe Geddes, assistante de recherche de la CRÉAcT

Étudiante de deuxième année à l’Université Sainte-Anne, Zoe Geddes est assistante de recherche auprès de la CRÉAcT depuis 2019. Elle explique ici son intérêt pour la culture acadienne et donne un coup d’œil sur l’expérience d’être assistante de recherche.

D’où êtes-vous originaire et quel a été votre cheminement jusqu’ici ?
ZG : Je viens de la vallée d’Annapolis, de Kingston spécifiquement. Ce n’est pas très loin de notre université. J’avais voulu étudier soit à McGill, soit à Concordia, à Montréal, et j’avais été acceptée à Concordia, avec des bourses. Or, quand je suis venue visiter Sainte-Anne pour voir le campus, pendant ma douzième année, j’ai eu le sentiment que ce petit campus était déjà mon université.

Qu’est-ce que vous étudiez et dans quel but ?
ZG : Actuellement je suis dans le programme de double majeure en anglais et français. Mon but est d’obtenir un baccalauréat en éducation afin devenir d’enseignante à l’école intermédiaire.

Comment expliquer votre intérêt pour la culture acadienne ?
ZG : Je suis à l’origine une anglophone qui ai été mise dans l’immersion dès la maternelle, ce qui voulait dire que ma compréhension des différentes variétés de français était limitée pendant longtemps. En déménageant à la Baie Sainte-Marie, j’ai trouvé difficile de comprendre les Acadiens de la région, qui ont commencé du coup à me parler en anglais exclusivement. Pour contrer cela, j’ai donc pris l’initiative d’étudier cette variété le plus possible pour mieux communiquer avec mes amis d’ici.

En quoi consiste jusqu’ici votre travail pour la Chaire ?
ZG : En ce moment je suis impliquée dans deux projets pour la Chaire : Les villes ont une famille : enquête sur les jumelages municipaux aux Provinces maritimes et L’expérience acadienne au temps de l’esclavage, surtout pour un projet de livre sur l’assassinat d’un planteur louisianais d’origine acadien par Toussaint, qui était son esclave dans les années 1850. Mes tâches principales dans le cadre des deux projets relèvent de la collecte et de la gestion des données et des documents. Pour le projet sur les jumelages, je contacte les municipalités pour obtenir plus de renseignements sur les origines et la gestion de leurs jumelages. J’organise ces données dans nos dossiers tout en mettant à jour notre base de données, avec l’aide de l’autre assistante, Karelle [Ngassam].

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Qu’est-ce que vous aimez faire comme passetemps/divertissement ? Quels sont vos autres intérêts intellectuels ?
ZG : Depuis 2013, j’ai un blogue personnel que j’adore de tout cœur. C’est là où je peux m’exprimer par écrit sans souci, sans évaluation. Au début, le blogue était seulement pour moi, mais après quelques années j’ai commencé à partager mes textes. C’est un espace où je peux exprimer des sentiments personnels ainsi que des expériences susciter de trouver un écho chez le public, et c’est aussi une façon de trouver mon propre style d’écriture.

Dans quelle mesure est-ce qu’un assistanat de recherche contribue à votre développement professionnel ?
ZG : Avant de rejoindre l’équipe de la Chaire, mes capacités de communication téléphonique étaient médiocres dans les meilleurs des cas. Or, en travaillant comme assistante de recherche, ma confiance personnelle dans un environnement professionnel a augmenté exponentiellement. Maintenant je peux communiquer en anglais et français d’une manière beaucoup plus professionnelle et confiante.

Merci beaucoup et bonne continuation !

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