Diversité et inclusion en Acadie et en études acadiennes : appel à contributions pour la revue Port Acadie (1er février 2023) 

15 septembre 2022 – Alors que l’expérience acadienne s’est toujours caractérisée par la pluralité, du fait notamment de la dispersion historique des communautés, l’Acadie contemporaine assume de plus en plus les valeurs de diversité et d’inclusion. Dans ce même esprit, notre revue, fidèle à son nom, se veut un havre qui accueille différentes perspectives en études acadiennes, dans toutes les disciplines et sur une grande variété de problématiques. Comment la diversité a-t-elle façonné et continue-t-elle de façonner la société acadienne ainsi que la diaspora ? Comment faire de l’inclusion un principe fondamental des études acadiennes ?  

Afin de mieux cerner ces questions, nous recevrons avec plaisir des soumissions pour le numéro 39 de Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes, à paraître à l’automne 2023. Port Acadie publie des textes arbitrés (en français ou en anglais) – études scientifiques, notes de recherche – ainsi que des textes de réflexion (en français ou en anglais), des comptes rendus d’ouvrages scientifiques et d’œuvres littéraires, des entretiens et des textes de création. Les manuscrits destinés au numéro de l’automne 2023 devront nous parvenir d’ici le 1er février 2023. 

Pour de plus amples renseignements, voir notre site web ou nous écrire à l’adresse suivante : port-acadie@usainteanne.ca  

Félicitations à notre collaboratrice Rachel Doherty, docteure ès études francophones de l’Université de Louisiane à Lafayette

La CRÉAcT souhaite féliciter l’une de nos collaboratrices, Rachel Doherty, de l’obtention, en décembre dernier, de son doctorat en études francophones à l’Université de Louisiane à Lafayette. Effectuée sous la direction du professeur émerite Barry Jean Ancelet, l’un des grands spécialistes de la Louisiane francophone, sa thèse est intitulée : Les sorciers, les loups-garous et la transformation des icônes de l’acadianité et la cadienneté à la fin du 20e siècle. (Le résumé se trouve en fin d’article.) Cette recherche a été amorcée alors que Mme Doherty était stagiaire auprès de la CRÉAcT et de l’Observatoire Nord/Sud en 2017-18. Depuis lors, plusieurs de ses travaux ont été publiés dans des revues scientifiques, y compris dans le cadre d’initiatives de la CRÉAcT, alors qu’elle demeure très impliquée dans les milieux communautaires en Louisiane. Tout récemment, elle a intégré le collectif pluridisciplinaire Repenser l’Acadie dans le monde : études comparées, études transnationales.

Bravo et bonne continuation à la docteure Doherty !

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Relaunch of the Journal Port Acadie: Call for Submissions (15 July 2022)

3 January 2022 – The editorial committee of Port Acadie: An Interdisciplinary Review in Acadian Studies is pleased to announce the relaunch of our journal. Following a hiatus for restructuring, the following issues will soon appear:

  • 33 (Fall 2020) – Québec’s Acadian Diaspora
  • 34-35 (Spring-Fall 2021) – Francophone Media
  • 36-37 (Spring-Fall 2022) – Women’s Archives in Acadian Studies

In keeping with its name, our journal seeks to be a harbour that welcomes a variety of perspectives in Acadian Studies, from all disciplines and in all their diversity.

We gladly invite submissions for our 38th issue, to be released in the spring of 2023. Port Acadie publishes peer-reviewed texts (in French or in English) – namely, scholarly articles and research notes – as well as essays (in French or in English), reviews of academic and literary works (in French), interviews (generally in French), and creative writing. Manuscripts for the Spring 2023 issue must be received by 15 July 2022.

For further information, visit our website (https://www.usainteanne.ca/port-acadie) or write to us at the following address: port-acadie@usainteanne.ca.

Clint Bruce and Susan Knutson, editors-in-chief

VERSION FRANÇAISE ICI.

Relance de la revue Port Acadie : appel à contributions (15 juillet 2022)

3 janvier 2022 – Le comité de rédaction de Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes est heureux d’annoncer la relance de notre publication. Après une période de restructuration, les numéros suivants paraîtront prochainement :

  • 33 (automne 2020) – Le Québec acadien : vers quels dialogues ?
  • 34-35 (printemps-automne 2021) – Les médias francophones sous toutes leurs coutures
  • 36-37 (printemps-automne 2022) – Femmes et archives en études acadiennes

Fidèle à son nom, notre revue se veut un havre qui accueille différentes perspectives en études acadiennes, dans toutes les disciplines et dans toute leur diversité.

Nous recevrons avec plaisir des soumissions pour notre numéro 38, à paraître au printemps 2023. Port Acadie publie des textes arbitrés (en français ou en anglais) – études scientifiques, notes de recherche – ainsi que des textes de réflexion (en français ou en anglais), des comptes rendus d’ouvrage scientifiques et d’œuvres littéraires, des entretiens et des textes de création. Les manuscrits destinés au numéro du printemps 2023 devront nous parvenir d’ici le 15 juillet 2022.

Pour de plus amples renseignements, voir notre site web (https://www.usainteanne.ca/port-acadie) ou nous écrire à l’adresse suivante : port-acadie@usainteanne.ca.

Clint Bruce, codirecteur / Susan Knutson, codirectrice

ENGLISH VERSION HERE.

Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 17 septembre 2021)

Cette chronique est parue dans l’édition du vendredi 17 septembre du Courrier de la Nouvelle-Écosse, sous la rubrique «Au rythme de notre monde».

Ici à l’Université Sainte-Anne, la rentrée du trimestre d’automne s’annonce sous le signe de l’optimisme prudent. Certes, la pandémie n’est pas finie. Dans beaucoup d’endroits, et notamment dans ma Louisiane natale, le virus continue de faire des ravages alors que l’ouragan Ida vient de dévaster les paroisses au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans – région où plusieurs membres de la communauté acadienne d’ici ont tissé des liens d’amitiés au fil des ans.

Toujours est-il un vent d’espoir souffle sur la Nouvelle-Écosse, où le passage à la Phase 5 de la réouverture était prévue pour cette semaine. À l’Observatoire Nord/Sud, nos projets se sont poursuivis au cours de l’été, malgré les soubresauts des conditions parfois imprévisibles. Cette chronique de la rentrée fait le point sur quelques-unes de nos initiatives.

Voici une nouvelle en primeur : nous sommes en train de lancer le balado « Acadiversité », une série de documentaires sonores qui exploreront divers aspects de l’expérience acadienne, tant historique qu’actuelle. Les deux premiers épisodes, qui s’intitulent : « Cap-Pelé et Broussard, deux villes-sœurs au cœur de l’Acadie », retracent la naissance du jumelage entre ces deux municipalités, l’une au Nouveau-Brunswick, l’autre en Louisiane, dans les années 1980 et, après une longue période d’oubli, son renouveau à l’approche du Congrès mondial acadien 2019. C’est une histoire passionnante d’une facette de la diaspora acadienne, que nous racontons à l’aide d’entretiens et d’enregistrements de terrain. 

À l’avance d’une annonce officielle au mois d’octobre, ces deux épisodes peuvent être consultés et téléchargés sur la page web d’« Acadiversité ». Il est également possible de s’abonner à travers Spotify, Apple Podcasts, Amazon Music, Stitcher et plusieurs autres services de diffusion.

Le troisième épisode de notre balado sera consacré aux thèmes qui ont été abordés lors d’un symposium à Chéticamp, les 27 et 28 août derniers. Oui, oui : un vrai évènement avec de vraies personnes « en présentiel » ! Il s’agissait d’un colloque organisé par l’Institut Gorsebrook de St. Mary’s University, sous la direction de la professeure Karly Kehoe, en partenariat avec l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton et, bien sûr, l’Observatoire Nord/Sud. Une trentaine de spécialistes, de professionnel-le-s du domaine du patrimoine et de membres du public se sont donné rendez-vous pour échanger autour des « histoires de lieux des communautés côtières » de la Nouvelle-Écosse : gaélique, acadienne et afro-néo-écossaise, entre autres, en plus de témoignages sur la Louisiane et sur la diaspora sud-asiatique, grâce à une autre collègue de St. Mary’s, la professeure Rohini Banerjee.

Le clou de l’événement : une promenade matinale pour découvrir les vestiges d’un moulin du 18e siècle, en compagnie de Scott Aucoin, fier défenseur et promoteur de l’héritage acadien de Chéticamp.

Ce n’est pas la seule activité de recherche qui s’est tenue dans les dernières semaines. Du 12 au 14 août s’est déroulé le deuxième atelier – après celui de 2019 – du projet Repenser l’Acadie dans le monde que codirige, avec moi, mon collègue Gregory Kennedy, directeur scientifique de l’Institut d’études acadiennes. Ce collectif rassemble près d’une vingtaine d’universitaires, de plusieurs disciplines. Leurs projets, qui seront présentés dans un livre (prévu pour 2023), sont novateurs et passionnants. Cette fois-là, les séances ont eu lieu en ligne. Un grand merci à Zoe Geddes, assistante de recherche et employée d’été, pour l’appui technique !

L’une de ces séances était une table ronde : « L’évolution des études acadiennes en contexte d’enseignement : réflexions et stratégies ». Animée par Audrey Paquette-Verdon, coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud, la discussion mettait en dialogue la professeure Isabelle LeBlanc de l’Université de Moncton, la professeure Judith Patouma de l’Université Sainte-Anne et le professeur Nathan Rabalais de l’Université de Louisiane à Lafayette. La table ronde peut être visionnée sur le blogue du projet.

Audrey Paquette-Verdon (en haut à gauche) a animé une table ronde sur l’enseignement des études acadiennes avec la professeur Isabelle LeBlanc, la professeure Judith Patouma et le professeur Nathan Rabalais.

Ce début d’année universitaire voit aussi l’arrivée de deux nouvelles personnes au sein de l’équipe de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT). 

Depuis le mois de juillet, Carmen d’Entremont, ethnologue et ancienne coordinatrice du Centre acadien, amorce un stage en tant que chercheure postdoctorale dans le cadre du projet « Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord, 1640-1940 », sous la houlette de l’historien Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface. Les recherches de Carmen porteront sur les récits de migration aux États-Unis dans les communautés de Par-en-Bas. Au mois d’août, elle a donné une conférence à ce sujet, à Grand-Pré, et nous avons hâte d’en donner d’autres nouvelles !

En outre, l’Observatoire Nord/Sud est très fier d’accueillir Karmen d’Entremont qui intègre la maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones, avec un financement complet de la CRÉAcT. Originaire de Par-en-Bas, Karmen détient un baccalauréat ès arts de l’Université Sainte-Anne, avec une majeure en histoire. Ayant travaillé pour différents musées dans sa région natale, il est passionné par le patrimoine acadien et, plus généralement, fasciné par la destinée des petites cultures.

D’ici notre prochaine chronique, qui sera signée par Audrey Paquette-Verdon, n’oubliez pas la rencontre en ligne avec Sonya Malaborza, traductrice du roman à succès L’accoucheuse de Scots Bay (The Birth House, 2006) d’Ami McKay, le lundi 27 septembre à 19h00. Les détails se trouvent sur la page Facebook de l’Observatoire Nord/Sud.

Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Trait d’union, no 40, 2 octobre 2020)

Cette chronique est parue dans le numéro 40 (2 octobre 2020) du Trait d’union, bulletin trimestriel destiné aux membres du personnel de l’Université Sainte-Anne.

Depuis deux ans maintenant, la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), que j’ai l’honneur d’exercer au département des Sciences humaines, à côté de la CRÉAF (titulaire – Jimmy Thibeault) en Études françaises, se déploie à partir de ses locaux situés au deuxième étage de la Bibliothèque Louis-R.-Comeau. Ce centre s’appelle l’Observatoire Nord/Sud. 

Qu’est-ce qu’un observatoire ? Quel rapport y a-t-il avec l’astronomie ? Ce sont des questions qui m’ont été posées à plusieurs reprises. Cette nouvelle chronique dans le Trait d’union permettra d’élucider la vocation et les activités de ce laboratoire qui a été établi grâce à une subvention conjointe de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et de la Nova Scotia Research and Innovation Trust (NSRIT), avec une importante contribution de l’Université Sainte-Anne.

Si vous vous rendez à l’Observatoire Nord/Sud, vous n’y trouverez pas de télescopes. Un observatoire en sciences humaines et sociales, c’est plutôt un établissement scientifique destiné à suivre un phénomène social, culturel ou économique. Conformément au programme de recherche de la CRÉAcT, l’Observatoire Nord/Sud est voué à l’étude de la diaspora acadienne, de l’Acadie dans sa dimension internationale et, plus largement, de la francophonie multiculturelle. Cette mission se concrétise, bien sûr, à travers des projets sur des thèmes spécifiques : par exemple, les jumelages internationaux de villes ou, du côté historique, l’émergence des contacts entre l’Acadie des Maritimes et la communauté d’origine acadienne en Louisiane.

Photo 1 : Un atelier en recherche documentaire offert en novembre 2019 par le professeur Gregory Kennedy de l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton, l’un des partenaires de l’Observatoire Nord/Sud.

Au départ, le binaire Nord/Sud renvoie justement aux Maritimes et à la Louisiane. Toutefois, plus ça ira, plus il s’agira de développer des liens avec le Sud global, aux Antilles et en Afrique.

Les locaux de l’Observatoire Nord/Sud sont composés de plusieurs aires. Il y a des postes de travail pour moi, en tant que directeur et titulaire de la CRÉAcT, et pour les assistantes et les assistants de recherche qui forment l’équipe de la chaire. L’aire principale est occupée par l’Espace d’animation Murielle-Comeau, où se tiennent réunions, conférences et ateliers. L’Observatoire est également doté d’un studio multimédia pour la création de produits audiovisuels et pour la webdiffusion. Enfin, une autre salle sert de laboratoire de numérisation, avec des équipements à cet effet, et de bibliothèque de la CRÉAcT.

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Atelier d’initiation au logiciel MaxQDA (29 septembre 2020) : quelques remarques d’appréciation

En plus de ses activités pour le public, l’Observatoire Nord/Sud s’efforce également d’enrichir les compétences en recherche au sein de la communauté universitaire. Nous tenons donc à remercier Tommy Berger, étudiant à l’Université de Montréal et assistant de recherche auprès de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML, Université de Moncton), d’avoir accepté d’offrir une formation au logiciel MaxQDA, le 29 septembre 2020. Développé et distribué par VERBI Software, basé en Allemagne, celui-ci est utilisé pour l’analyse de données qualitatives provenant de documents comme des transcriptions d’entretiens, des articles de presse, des enregistrements sonores et même des vidéos.

Une quinzaine de personnes – professeur·e·s et étudiant·e·s, notamment dans le programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones – ont assisté à cet atelier virtuel. Plusieurs ont désormais l’intention d’employer MaxQDA dans leurs projets de recherche…

«La formation de MaxQDA offerte par Tommy Berger et organisée par l’Observatoire Nord-Sud était une superbe initiation à cet outil qui permet de coder une grande quantité de données textuelles, audio ou visuelles. J’ai particulièrement apprécié le fait que la formation était donnée par un étudiant au cycle supérieur, lui-même récemment initié aux possibilités de cet outil à travers un assistanat de recherche, qui s’en sert maintenant dans l’analyse de ses propres corpus. C’était à la fois convivial et instructif!»


– Chantal White, professeure de linguistique, Département d’études françaises

«Grâce à cet atelier d’initiation à MaxQDA, j’ai réellement hâte à me lancer dans le codage et l’analyse des entretiens que j’ai menés auprès des entrepreneures de Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse.»


– Marie-Germaine Chartrand, étudiante, maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones

«Cette formation m’a permis de voir un peu plus clair dans mon processus de recherche afin d’écrire mon mémoire. À l’aide de MaxQDA, je pourrai créer un dossier efficace afin de stocker mes recherches !»

– Audrey Paquette-Verdon, étudiante, maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones et coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud

Diplômé de l’Université de Montréal avec un baccalauréat en anthropologie, Tommy Berger prépare un mémoire de maîtrise intitulé Le chiac : entre langue des jeunes et langue des ancêtres, lequel étudie les enjeux de nomination dans le sud-est du Nouveau-Brunswick ainsi que les représentations linguistiques du chiac. En 2018, il a contribué à la mise sur pied d’un dictionnaire parlant du tehuelche, langue autochtone de la Patagonie, sous la supervision du doctorant Javier Domingo et du Living Tongues Institute for Endangered Languages. Avec Laurence Arrighi, il est l’auteur d’un article à paraître, «Le chiac dans les médias sociaux, entre spontanéité, créativité et réflexivité linguistiques.» Il collabore avec le professeur Clint Bruce dans le cadre de l’enquête Événements culturels et construction identitaire, le cas du Congrès mondial acadien 2019, sous la direction d’Éric Forges de l’ICRML.

Rejoindre Sainte-Anne et y trouver sa place : entretien avec Zoe Geddes, assistante de recherche de la CRÉAcT

Étudiante de deuxième année à l’Université Sainte-Anne, Zoe Geddes est assistante de recherche auprès de la CRÉAcT depuis 2019. Elle explique ici son intérêt pour la culture acadienne et donne un coup d’œil sur l’expérience d’être assistante de recherche.

D’où êtes-vous originaire et quel a été votre cheminement jusqu’ici ?
ZG : Je viens de la vallée d’Annapolis, de Kingston spécifiquement. Ce n’est pas très loin de notre université. J’avais voulu étudier soit à McGill, soit à Concordia, à Montréal, et j’avais été acceptée à Concordia, avec des bourses. Or, quand je suis venue visiter Sainte-Anne pour voir le campus, pendant ma douzième année, j’ai eu le sentiment que ce petit campus était déjà mon université.Lire la suite »

Explorer l’interculturel en Algérie – Photos du colloque Le Moi et l’Autre (Université Blida 2 – Lounici Ali)

Blida RECTEUR ACCUEIL
Lors de l’ouverture du colloque Le Moi et l’Autre, M. Khaled Ramoul, recteur de l’Université, Blida 2 – Lounici Ali, a pris la parole en tant que président d’honneur.

Comment comprendre «cette dualité qui existe entre le Moi et l’Autre» et, à plus forte raison, sa constitution et sa remise en question par «le jeu des représentations mutuelles» ? Voilà la problématique qui vient d’être explorée, sous de multiples facettes, à l’occasion d’un important colloque international en Algérie. Les 19 et 20 novembre 2019 s’est déroulé à l’Université Blida 2 – Lounici Ali, le symposium Le Moi et l’Autre, de la tolérance à la rencontre. J’ai eu le plaisir d’y participer en présentant un survol des recherches de la CRÉAcT sur la diaspora acadienne. 

En réalité, l’intitulé de ce colloque se décline plutôt en italien : L’Io e l’Altro, dalla tolleranza all’incontroOrganisée par le Département d’italien, cette manifestation scientifique a été coordonnée par deux professeures, Mme Djaouida Abbas, qui est également doyenne de la Faculté des lettres et des langues, et Mme Aicha Chekalil, avec la collaboration du projet IDA (Image et déformation de l’Autre), rattaché au Centre de Recherche FIMIM de l’Université de Bologne, en Italie. Qu’à cela ne tienne : des interventions ont aussi été présentées en arabe, en français et en anglais. Une convergence véritablement multilingue et plurinationale.

L’Université Blida 2 est située dans le giron du massif de l’Atlas blidéen, à une trentaine de kilomètres de la Méditerranée. Ça bouge sur ce campus ! (Pour en avoir une idée, lire cet entretien avec le recteur, M. Khaled Ramoul, également président d’honneur du colloque.) Il y a non seulement plusieurs projets de construction et d’agrandissement, mais la recherche scientifique y jouit d’un dynamisme palpable. Si je tenais à prendre part à ce congrès, c’était surtout dans l’espoir de nouer des liens avec des collègues en Algérie. Le coup n’a pas été manqué.

En attendant que naissent de beaux lendemains à la suite des échanges qui ont eu lieu, ces quelques photos donneront un aperçu des activités du colloque. Je profite de l’occasion pour exprimer ma plus profonde reconnaissance envers mes collègues Djaouida Abbas et Aicha Chekalil, ainsi qu’à toute l’équipe de professeur-e-s et de bénévoles étudiant-e-s. La légendaire hospitalité algérienne s’est montrée bien à la hauteur de sa réputation !

M. Clint Bruce