Conférence de Gregory Kennedy : La contribution de la Baie Sainte-Marie au bataillon acadien de la 1ère Guerre mondiale

11 novembre 2019 – Il y a quelques jours notre collègue de l’Université de Moncton, Gregory Kennedy, professeur d’histoire et directeur scientifique de l’Institut d’études acadiennes, était de passage à l’Observatoire Nord/Sud pour des réunions de travail autour du projet Repenser l’Acadie dans le monde : études comparées, études transnationales. Sa visite lui a donné l’occasion de présenter ses recherches en cours sur une facette méconnue de l’histoire acadienne : le bataillon acadien (165e) de la Première guerre mondiale.

Pour ce Jour du souvenir, nous rendons disponible la conférence qu’il a prononcée le soir du mardi 5 novembre 2019, dans l’Espace Murielle-Comeau de l’Observatoire Nord/Sud, et à laquelle ont assisté une trentaine de personnes : La contribution de la Baie Sainte-Marie au bataillon acadien de la Première guerre mondiale(Voir résumé et biographie ci-dessous.) Cette conférence a été également parrainée par le Centre acadien et la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie.

RÉSUMÉ : Le 165e bataillon, le bataillon acadien, fut créé au mois de décembre 1915. Fruit d’un effort des élites acadiennes de faire valoir la contribution acadienne à la guerre ainsi que des autorités militaires d’augmenter le taux d’enrôlement dans la région du Canada Atlantique, le bataillon a mobilisé au-dessus de 1000 recrues du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’île du Prince-Édouard. Pourtant, après une année difficile d’entraînement à Valcartier, au Québec et à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, seulement 526 soldats se sont embarqués pour l’Angleterre au mois de mars, 1917. Le bataillon fut démantelé et la plupart de ses membres intégrés par la suite au corps forestier canadien. Ils ont passé la guerre dans les forêts françaises en guise de bûcherons-soldats. Cette conférence raconte l’histoire des soldats du bataillon acadien à l’aide des dossiers militaires et de plusieurs documents officiels et privés provenant des archives à Ottawa et au Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson (CÉAAC). En plus, l’historien Kennedy consulte les recensements canadiens de 1911 et de 1921 afin de développer un profil approfondi des soldats. Il mettra l’accent sur l’expérience de 86 soldats recrutés de la Baie Sainte-Marie. En effet, après Moncton, Meteghan serait la ville contributrice la plus importante pour le bataillon national acadien.

GREGORY KENNEDY est professeur agrégé d’histoire et directeur scientifique de l’Institut d’études acadiennes à l’Université de Moncton. Son premier ouvrage, Something of a Peasant Paradise? Comparing Rural Societies in Acadie and the Loudunais, 1604-1755 (McGill-Queen’s University Press, 2014) a reçu le prix Clio de la Société historique du Canada pour le meilleur ouvrage scientifique portant sur l’histoire de la région du Canada atlantique. Ses travaux en cours portent sur la militarisation de la France et de ses colonies pendant l’époque moderne ainsi que sur les soldats acadiens de la Première Guerre mondiale. Il est codirecteur, avec Clint Bruce de l’Université Sainte-Anne, du projet pluridisciplinaire Repenser l’Acadie dans le monde ainsi que chercheur principal d’un projet de développement de partenariat avec l’University of New Brunswick intitulé Service militaire, citoyenneté et culture politique au Canada atlantique.

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