Du local au mondial – Symposium à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie (2026)

Tout monde est invité ! C’est avec fierté et plaisir que l’Observatoire Nord/Sud, en collaboration avec la Société acadienne de Clare, convie les membres de la communauté universitaire et du public à ce symposium inaugural pour marquer la Journée internationale de la Francophonie. Il s’agira de stimuler les réflexions sur des enjeux communs dans la francophonie mondiale et dans les milieux francophones au Canada. L’événement sera présenté sur place, où des collations et des boissons chaudes seront servies, ainsi que sur Microsoft Teams. Veuillez visiter ce lien pour vous inscrire à distance : INSCRIPTION EN LIGNE.

QUAND : Vendredi 20 mars 2026, de 13 h 30 à 16 h 30 
OÙ : Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne (2e étage de la Bibliothèque Louis-R.-Comeau) et Microsoft Teams.

PROGRAMME

13 h 30 – Bienvenue et discours d’ouverture

  • Mot de bienvenue du professeur Clint Bruce et présentation de nos invités d’honneur :
  • Kenneth Deveau, recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne
  • Réanne Cooper, conseillère à la municipalité de Clare
  • Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare

14 h 00 – « L’Acadie de la Nouvelle-Écosse et la francophonie internationale : connexions historiques et chemins d’avenir », conférence de Juliana Barnard

14 h 30 – « Maroc : contact de langues, cultures et populations », causerie d’Adil El Amouri et Soukayna Moubarik

15 h 00 – « Les observatoires culturels : Là où nous allons pour savoir où nous sommes », atelier animé par Roger Gervais, Mario Noury et Natalie Robichaud

16 h 00 – « Chanter ma langue », mini-concert et causerie de Vickie Deveau

16 h 30 – Clôture et remerciements

L’Observatoire Nord/Sud (ON/S) est un lieu dynamique pour la recherche, la diffusion du savoir et la formation. Sa mission consiste à favoriser la compréhension de l’Acadie dans sa dimension transnationale. Ainsi, les projets et travaux de l’ON/S permettent de tenir une veille des dynamiques de la diaspora acadienne, notamment en tenant compte de l’évolution de la société acadienne dans le contexte de la mondialisation et des enjeux de la diversité en Amérique du Nord francophone. Pôle d’excellence en recherche, l’ON/S développe des collaborations avec des partenaires diversifiés.

Le 13 décembre, Jour du souvenir acadien : un peu de contexte / December 13, Acadian Remembrance Day: Some Essential Background

Peeking bravely over the Gulf of Maine, Cape Saint Mary (Nova Scotia) offers one of Clare’s most majestic views, appreciated by locals and visitors alike. In the summer of 2018, the Cape Saint Mary Lighthouse Park became an important commemorative site upon the inauguration of a poignant, commanding monument in honor of fishermen and all residents from our community who have lost their lives at sea. (Click here to learn more about this project and the sculpture by artist Mark Graff, « Coming Home. ») A decision was made to underscore the link between these tragic deaths and the victims of shipwrecks during the years of the Acadian Deportation, or Grand Dérangement. This human catastrophe, both a crime and a sacrifice, is recalled each December 13th, known as the Acadian Remembrance Day. It was an honor for me to work with Édouard LeBlanc in composing the text for a panel designed by Denise Saulnier for the Municipality of Clare and the Société acadienne de Clare. Though succinct, our explanations draw from original accounts, published research, and consultation with Stephen A. White (Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson) who kindly shared his latest findings and estimations. On this Acadian Remembrance Day 2020, it seems appropriate to make this content available to any and all, near and far. Please note that the English versions follow the French.

Surplombant avec intrépidité le golfe du Maine, le cap Sainte-Marie (Nouvelle-Écosse) offre l’une des vues panoramiques les plus majestueuses de la région de Clare. Or, en été 2018, le Parc du phare au cap Sainte-Marie est devenu un important site commémoratif suite à l’inauguration d’un touchant et imposant monument en l’honneur des pêcheurs et de tous les résidents de notre communauté ayant perdu la vie en mer. (Cliquez ici pour en savoir davantage sur ce projet et sur la sculpture de l’artiste Mark Graff, «Coming Home».) La décision avait été prise de souligner le lien entre ces morts tragiques, d’une part, et le souvenir des victimes des naufrages pendant la Déportation des Acadiens ou le Grand Dérangement, d’autre part. Ce désastre humain, à la fois crime et sacrifice, est rappelé chaque 13 décembre à l’occasion du Jour du souvenir acadien. C’était un honneur pour moi de collaborer avec monsieur Édouard LeBlanc à la préparation d’un texte destiné au panneau conçu par Denise Saulnier pour le compte de la Municipalité de Clare et de la Société acadienne de Clare. Quoique succinctes, nos explications s’appuient sur des documents historiques, des travaux publiés et une consultation avec Stephen A. White (Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson) qui a eu la bonté de me faire part de ses plus récentes recherches. En ce Jour du souvenir acadien 2020, il m’a semblé juste et digne de mettre ce contenu à la disposition de tout le monde, partout au monde.

Victimes des naufrages pendant le Grand Dérangement (The English version follows below.)

Le monument aux personnes noyées de Clare incite à nous rappeler que de nombreux Acadiens et Acadiennes perdirent la vie à l’époque des Déportations par les autorités britanniques, entre 1755 et 1763. Sur une population totale de plus de 14 000, on estime environ 3 000 décès, dont un grand nombre pendant les voyages en mer.

En 1758, près de 800 déportés moururent lors de la perte de trois navires de la marine anglaise : le Violet, le Duke William et le Ruby. Ces bâtiments faisaient partie de convois chargés d’évacuer de force la population acadienne de l’Île Saint- Jean (l’Île-du-Prince-Édouard) après la chute de Louisbourg, forteresse française de l’Île Royale (le Cap-Breton), à l’été 1758. Ayant pris le large le 25 novembre, le Violet et le Duke William transportaient 583 prisonniers. À l’approche des côtes d’Angleterre, des fuites se déclarèrent dans les deux vaisseaux. Le Violet sombra le 12 décembre, à quelques encâblures du Duke William dont l’équipage et les passagers acadiens déployaient des efforts désespérés. Le lendemain, le bateau fut abandonné par ses marins, accompagnés du curé de l’île Saint-Jean, Jacques Girard. Il coula peu après; seulement quatre Acadiens purent gagner le littoral.

Ce désastre figure parmi les accidents les plus meurtriers de l’histoire de la Royal Navy. Dans une lettre écrite à Penzance (Cornouailles), le capitaine William Nichols prétendait que ses captifs s’étaient résignés à leur sort : « Ils se sont comportés avec la plus grande intrépidité et, jusqu’à leurs derniers instants, ils ont agi avec une grande force d’âme. »

Quant au Ruby, qui se dirigeait vers St-Malo (France) avec 310 Acadiennes et Acadiens à bord, celui-ci s’échoua dans les Açores le 16 décembre 1758. Un rapport signala la disparition tragique de 190 passagers.

Victims of shipwrecks during the Grand Dérangement

The Lost to the Sea monument for the Municipality of Clare invites us to remember that numerous Acadian men and women lost their lives at the time of the Deportations by British authorities, between 1755 and 1763. Out of a total population of more than 14,000, we estimate approximately 3,000 deaths, of which a great number occurred at sea.

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