La période de migration des chercheurs et chercheuses est déclenchée ! (Tommy Berger – Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 23 mai 2025)

À noter que cette chronique a également paru dans l’édition du 23 mai 2025 du Courrier de la Nouvelle-Écosse, sous la rubrique « Au rythme de notre monde ».

Vous êtes-vous déjà demandé ce que les professeur(e)s d’université font quand vient la belle saison? Il est vrai que plusieurs d’entre eux et elles continuent à donner des cours lors de la session printemps-été, mais la plupart auront aussi davantage de temps à consacrer à leurs projets de recherche.

À la manière des oiseaux migrateurs qui reviennent au mois de mai, ce mois annonce aussi le début de la période de «migration» des chercheurs et chercheuses. En effet, leur emploi du temps s’ouvre, ce qui coïncide bien souvent avec le début de la saison des colloques et congrès scientifiques en tout genre. 

Ils et elles peuvent ainsi en profiter pour aller échanger avec d’autres spécialistes sur des questions d’intérêt pour leur domaine d’étude. C’est l’occasion de voir ce qui se fait dans d’autres universités et d’en apprendre plus sur l’avancée des travaux dans différents champs scientifiques.

Dans les Maritimes, cette saison s’est ouverte le 30 avril dernier avec la tenue, à l’Université de Moncton, du colloque international «Les francophonies dans tous leurs états», organisé par l’École des Hautes études publiques et la Chaire Senghor des francophonies comparées de l’Université de Moncton. 

Ce colloque, d’une durée de trois jours, avait pour ambition de brosser un portrait politique et social des francophonies contemporaines du monde entier tout en étant résolument ancré dans la francophonie qui l’accueillait cette année, celle acadienne. Vaste projet!

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Atelier d’initiation au logiciel MaxQDA (29 septembre 2020) : quelques remarques d’appréciation

En plus de ses activités pour le public, l’Observatoire Nord/Sud s’efforce également d’enrichir les compétences en recherche au sein de la communauté universitaire. Nous tenons donc à remercier Tommy Berger, étudiant à l’Université de Montréal et assistant de recherche auprès de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML, Université de Moncton), d’avoir accepté d’offrir une formation au logiciel MaxQDA, le 29 septembre 2020. Développé et distribué par VERBI Software, basé en Allemagne, celui-ci est utilisé pour l’analyse de données qualitatives provenant de documents comme des transcriptions d’entretiens, des articles de presse, des enregistrements sonores et même des vidéos.

Une quinzaine de personnes – professeur·e·s et étudiant·e·s, notamment dans le programme de maîtrise en Cultures et espaces francophones – ont assisté à cet atelier virtuel. Plusieurs ont désormais l’intention d’employer MaxQDA dans leurs projets de recherche…

«La formation de MaxQDA offerte par Tommy Berger et organisée par l’Observatoire Nord-Sud était une superbe initiation à cet outil qui permet de coder une grande quantité de données textuelles, audio ou visuelles. J’ai particulièrement apprécié le fait que la formation était donnée par un étudiant au cycle supérieur, lui-même récemment initié aux possibilités de cet outil à travers un assistanat de recherche, qui s’en sert maintenant dans l’analyse de ses propres corpus. C’était à la fois convivial et instructif!»


– Chantal White, professeure de linguistique, Département d’études françaises

«Grâce à cet atelier d’initiation à MaxQDA, j’ai réellement hâte à me lancer dans le codage et l’analyse des entretiens que j’ai menés auprès des entrepreneures de Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse.»


– Marie-Germaine Chartrand, étudiante, maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones

«Cette formation m’a permis de voir un peu plus clair dans mon processus de recherche afin d’écrire mon mémoire. À l’aide de MaxQDA, je pourrai créer un dossier efficace afin de stocker mes recherches !»

– Audrey Paquette-Verdon, étudiante, maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones et coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud

Diplômé de l’Université de Montréal avec un baccalauréat en anthropologie, Tommy Berger prépare un mémoire de maîtrise intitulé Le chiac : entre langue des jeunes et langue des ancêtres, lequel étudie les enjeux de nomination dans le sud-est du Nouveau-Brunswick ainsi que les représentations linguistiques du chiac. En 2018, il a contribué à la mise sur pied d’un dictionnaire parlant du tehuelche, langue autochtone de la Patagonie, sous la supervision du doctorant Javier Domingo et du Living Tongues Institute for Endangered Languages. Avec Laurence Arrighi, il est l’auteur d’un article à paraître, «Le chiac dans les médias sociaux, entre spontanéité, créativité et réflexivité linguistiques.» Il collabore avec le professeur Clint Bruce dans le cadre de l’enquête Événements culturels et construction identitaire, le cas du Congrès mondial acadien 2019, sous la direction d’Éric Forges de l’ICRML.