Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Trait d’Union et Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 11 décembre 2020)

(Note : Une version abrégée de cette chronique est parue dans le numéro 41 du Trait d’union, bulletin trimestriel destiné aux membres du personnel de l’Université Sainte-Anne.)

«Au rythme de notre monde» dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 11 décembre 2020 – Un peu partout, le constat se fait entendre : oui, les conditions que nous vivons en raison de la pandémie ont perturbé bien des projets, mais du coup, de nouvelles possibilités de dialogue et de collaboration se révèlent. Les activités récentes de l’Observatoire Nord/Sud, centre rattaché à la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), s’inscrivent pleinement dans cette dynamique.

Ce qui suivra va donner l’impression que mon équipe et moi avons mené une existence purement virtuelle ces derniers mois. Cette impression sera erronée. La preuve : juste avant la rentrée, nous avons visité l’île Georges, à Halifax, pour découvrir ce site, normalement fermé, qui servit de camp de détention pendant le Grand Dérangement. Le lectorat du Courrier se rappellera que cette excursion est racontée dans ma chronique du 23 septembre (« L’île Georges à Halifax, au cœur de la mémoire acadienne »).

Nous avons également eu le plaisir d’accueillir le professeur Yves Frenette, historien de l’Université de Saint-Boniface et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones. Sa visite à la Baie Sainte-Marie a eu lieu il y a quelques semaines, avant que la situation ne se dégrade, afin de discuter d’un vaste projet de recherche qu’il chapeaute : Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord, 1640-1940. Entrepris avec le Centre acadien et la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie, notre volet étudiera le va-et-vient migratoire entre le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et les États de la Nouvelle-Angleterre. De belles initiatives se préparent déjà pour le Congrès mondial acadien 2024!

Reste que, en dehors de ces rares percées dans le présentiel, les activités virtuelles ont pris le dessus.

Lire la suite sur le site du Courrier de la Nouvelle-Écosse

« Les enjeux des Jeux, ou le Nouveau-Brunswick face à la Francophonie » (Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 15 février 2019)

Depuis le parution de ce texte dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, le Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) a décidé de relancer le concours pour accueillir les Jeux de 2021, n’ayant reçu aucune candidature depuis le désistement du Nouveau-Brunswick. De son côté, le Comité national organisateur des IXes Jeux de la Francophonie 2021 (CNJF) a publié cette déclaration afin de mieux expliquer sa position.

Il faut parfois appeler les choses par leur nom. Il y a quelques jours le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait sa décision de se retirer des Jeux de la Francophonie, que la province devait accueillir en 2021. C’est la débâcle.

Le premier ministre Blaine Higgs (PCNB) impute ce désistement à une prévision budgétaire devenue exorbitante. Bien loin des 17 millions $ anticipés initialement, un plan d’affaires ultérieur faisait gonfler les dépenses à 130 millions $ – un coût total huit fois plus élevé – avant que le chiffre ne soit revu à la baisse (à 62 millions $).

Trop peu, trop tard.Lire la suite »