Solidarité avec l’Ontario francophone : «Pour une université de langue française à Sudbury»

L’avenir de l’éducation postsecondaire en Ontario francophone semble très incertain. Très préoccupé par le sort de l’Université Laurentienne, établissement bilingue qui est en train d’éclater, et de la situation de la francophonie institutionnelle dans cette province, j’ai apporté ma signature à cette lettre de soutien rédigée par les professeurs Marcel Martel de l’Université York, Michel Bock de l’Université d’Ottawa, Stéphanie Chouinard du Collège militaire royal du Canada et de Queen’s University, et François-Olivier Dorais de l’Université du Québec à Chicoutimi. Six autres collègues de l’Université Sainte-Anne font également partie des 350 signataires de ce vibrant plaidoyer que je reproduis ici, d’après le texte publié dans Le Devoir (édition du 1er avril 2021).

Solidarité avec l’Ontario francophone et longue vie à la francophonie canadienne !

M. Clint Bruce

(Photo de la couverture : Centre-ville de Sudbury. Crédit photo : Utilisateur P99. Source : WikiCommons, sous la licence CC BY-SA 4.0.)

«Pour une université de langue française à Sudbury»

«Dans une résolution adoptée à l’unanimité le 19 mars dernier, le Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université laurentienne a exigé de l’Université laurentienne l’autonomie institutionnelle pour l’ensemble des programmes de langue française. Confrontés à la restructuration qui ébranle les fondements de leur institution, ces professeurs demandent pour ces programmes la création d’une structure de gouvernance autonome relevant d’un conseil des gouverneurs distinct reflétant la diversité de la communauté francophone du nord de l’Ontario. Ils veulent la gouvernance par, pour et avec les francophones.

«Par cette lettre, nous tenons à signifier notre appui sans équivoque à cet appel lancé par nos collègues du Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université Laurentienne. Nous estimons à leur suite que le temps est venu de créer une véritable université de langue française pour répondre aux besoins de ceux et celles qui veulent poursuivre des études postsecondaires en français dans le moyen-nord de la province. La crise financière aiguë que traverse actuellement l’Université laurentienne rend plus urgente que jamais la nécessité d’innover en créant une université de langue française.

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