Histoire et enjeux actuels de l’éducation francophone aux Maritimes et dans les francophonies nord-américaines anglodominées : appel à textes pour la revue Port Acadie (double numéro 44-45)

  • Date limite pour les propositions : 31 mai 2026
  • Date limite pour les manuscrits : 10 septembre 2026

Bien que les populations francophones et acadiennes des Maritimes aient participé grandement à l’évolution de l’éducation de langue française et des programmes de français langue seconde (FLS), les publications scientifiques portant sur ces contributions sont rares. Il en va de même pour la diffusion des études portant sur les enjeux actuels des systèmes scolaires du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et ailleurs dans les francophonies nord-américaines anglodominées.

Fort de ses 25 ans d’activité, Port Acadie veut souligner le 45e anniversaire de la ratification de la Charte canadienne des droits et libertés, le 30e anniversaire du Conseil scolaire acadien provincial de la Nouvelle-Écosse (CSAP) et le 55e anniversaire du programme d’immersion de l’Université Sainte-Anne. Pour ce faire, la revue envisage un numéro double mettant en lumière l’histoire de l’éducation de langue française et des programmes de français langue seconde dans les provinces maritimes et dans les francophonies nord-américaines anglodominées ainsi que les enjeux actuels de l’enseignement et de l’apprentissage du et en français, langue première et langue seconde. Nous vous invitons à proposer des contributions axées sur l’un des thèmes suivants :

  • Histoire de l’éducation du et en français dans les Maritimes et les francophonies nord-américaines anglodominées : éducation dans les milieux francophones et acadiens, programmes d’immersion française, programmes de français langue seconde
  • Enjeux et innovations pédagogiques ou didactiques pour l’enseignement et l’apprentissage en français langue première ou seconde
  • Formation du personnel enseignant pour les centres de garde de langue française, les écoles de langue française ou les programmes de FLS
  • Gestion et administration des centres de garde, des écoles de langue française ou des programmes de FLS
  • Enjeux sociaux et linguistiques de l’éducation en français ou du français
  • L’éducation inclusive et la prise en compte de l’élève dans toute sa globalité dans les écoles de langue française ou les programmes de FLS
  • L’éducation autochtone en milieu francophone nord-américain anglodominé.

Afin de mieux éclairer ces enjeux, nous recevrons avec plaisir des soumissions pour le double numéro 44-45 de Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes, à paraître à l’hiver 2027. Port Acadie publie des textes arbitrés (en français ou en anglais) – études scientifiques, notes de recherche – ainsi que des textes de réflexion (en français ou en anglais), des comptes rendus d’ouvrages scientifiques et d’œuvres littéraires, des entretiens et des textes de création. Les propositions d’articles scientifiques, notes de recherche et de textes de réflexions (titre et résumé d’environ 250 mots) doivent être soumises au plus tard le 31 mai 2026. Les manuscrits complets des propositions acceptées devront être soumis au plus tard le 10 septembre 2026

Voir ici notre protocole de rédaction. Pour de plus amples renseignements, voir notre site web ou nous écrire à l’adresse suivante : port-acadie@usainteanne.ca. Pour toute question à propos de ce numéro thématique, veuillez contacter Andrea Burke-Saulnier : andrea.burke-saulnie@usainteanne.ca.

Direction invitée :

  • Andrea Burke-Saulnier (U. Sainte-Anne)
  • Marianne Cormier (U. de Moncton)
  • Phyllis Dalley (U. d’Ottawa)
  • Rachelle Gauthier (U. of Prince Edward Island)

L’école en français pour les autochtones de la Louisiane (Au rythme de notre monde, dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 16 avril 2021)

Cette chronique a paru dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, dans son édition du 16 avril 2021, sous la rubrique «Au rythme de notre monde».

C’est une cause qui nous tient à cœur ici, en Acadie de la Nouvelle-Écosse : celle de l’éducation en français, pour une minorité longtemps marginalisée et dont les droits continuent d’être bafoués. C’est la cause que revendiquent à l’heure actuelle les chefs et plusieurs membres d’une nation autochtone de la Louisiane, à savoir la Tribu de la Pointe-au-Chien, face à la fermeture imminente de l’école primaire qui dessert leur communauté.

Contrairement à la perception commune, les Cadiens ne représentent pas le groupe le plus francophone en Louisiane, du moins proportionnellement. Ce sont plutôt les descendants des premiers habitants du pays, qui ont appris le français dès le 18e siècle et qui l’ont adopté par la suite. De nos jours, la langue française demeure vivante au sein de ces populations, même si elles n’échappent pas totalement à l’assimilation. La plus nombreuse d’entre elles est la Nation unie houma, forte d’environ 17 000 membres qui ont d’ailleurs des liens de parenté avec d’autres communautés tribales des paroisses Terrebonne et Lafourche, dont celle de la Pointe-au-Chien.

La Tribu de la Pointe-au-Chien compte environ 700 personnes, résidant pour la plupart près de la bourgade de Montégut, au sud-ouest de la ville de Houma. C’est « là où l’eau mord la terre », pour reprendre une expression du cinéaste louisianais Glen Pitre à propos de l’action inexorable des eaux du golfe du Mexique qui rongent les marécages côtiers. Les « Indiens » – selon leur mot – de la Pointe-au-Chien descendent principalement des Chitimachas et de quelques autres nations historiques de la région : Houmas, Biloxis, Atakapas et d’autres peuples s’étant regroupés, au 19e siècle, à l’écart de la société blanche. Beaucoup de ces familles vivent encore des ressources de la terre et de la mer, grâce à la pêche aux crevettes, notamment.

Reconnue par l’État de la Louisiane mais non pas par le gouvernement fédéral, la tribu n’exerce pas sa propre gestion scolaire. Il ne s’en agit pas moins d’une question sensible et prioritaire car l’accès aux écoles publiques était très limité pour les autochtones louisianais jusqu’aux années 1960. Depuis cette époque, les familles de la Pointe-au-Chien en sont venues à faire leur l’école élémentaire Pointe-aux-Chênes (attention à l’orthographe distincte!), située en face du bayou, à une dizaine de kilomètres en amont de leur centre communautaire. Une nette majorité des élèves, soit 68 %, sont autochtones.

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Solidarité avec l’Ontario francophone : «Pour une université de langue française à Sudbury»

L’avenir de l’éducation postsecondaire en Ontario francophone semble très incertain. Très préoccupé par le sort de l’Université Laurentienne, établissement bilingue qui est en train d’éclater, et de la situation de la francophonie institutionnelle dans cette province, j’ai apporté ma signature à cette lettre de soutien rédigée par les professeurs Marcel Martel de l’Université York, Michel Bock de l’Université d’Ottawa, Stéphanie Chouinard du Collège militaire royal du Canada et de Queen’s University, et François-Olivier Dorais de l’Université du Québec à Chicoutimi. Six autres collègues de l’Université Sainte-Anne font également partie des 350 signataires de ce vibrant plaidoyer que je reproduis ici, d’après le texte publié dans Le Devoir (édition du 1er avril 2021).

Solidarité avec l’Ontario francophone et longue vie à la francophonie canadienne !

M. Clint Bruce

(Photo de la couverture : Centre-ville de Sudbury. Crédit photo : Utilisateur P99. Source : WikiCommons, sous la licence CC BY-SA 4.0.)

«Pour une université de langue française à Sudbury»

«Dans une résolution adoptée à l’unanimité le 19 mars dernier, le Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université laurentienne a exigé de l’Université laurentienne l’autonomie institutionnelle pour l’ensemble des programmes de langue française. Confrontés à la restructuration qui ébranle les fondements de leur institution, ces professeurs demandent pour ces programmes la création d’une structure de gouvernance autonome relevant d’un conseil des gouverneurs distinct reflétant la diversité de la communauté francophone du nord de l’Ontario. Ils veulent la gouvernance par, pour et avec les francophones.

«Par cette lettre, nous tenons à signifier notre appui sans équivoque à cet appel lancé par nos collègues du Regroupement des professeur.e.s francophones de l’Université Laurentienne. Nous estimons à leur suite que le temps est venu de créer une véritable université de langue française pour répondre aux besoins de ceux et celles qui veulent poursuivre des études postsecondaires en français dans le moyen-nord de la province. La crise financière aiguë que traverse actuellement l’Université laurentienne rend plus urgente que jamais la nécessité d’innover en créant une université de langue française.

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