Jumelage entre Cap-Pelé (N.-B.) et Broussard (Louisiane) : Justin LeBlanc raconte…

Depuis 1984, le village de Cap-Pelé, au sud-est du Nouveau-Brunswick et «au cœur de l’Acadie», et la ville de Broussard, en Louisiane, jouissent d’une entente de jumelage. Cette relation était devenue inactive, cependant. C’est grâce aux efforts de Justin LeBlanc, directeur des événements et des communications de Cap-Pelé, et du maire Serge Léger que les deux villes-sœurs ont récemment repris contact, à l’approche du Congrès mondial acadien 2019.

Dans cette courte vidéo, M. LeBlanc explique deux certificats honorifiques qu’il a reçus lors d’une visite en Louisiane, en octobre 2018. Nous avons rencontré ce jeune homme dynamique le 18 décembre 2018, à l’édifice municipal de Cap-Pelé. Par rapport aux recherches de la CRÉAcT, cet entretien s’inscrit dans le projet, Les villes ont une famille : enquête sur les jumelages municipaux aux Provinces maritimes. 

Observatoire Nord/Sud : (re)bienvenue à l’équipe de la CRÉAcT !

Les assistantes et assistants de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) sont de véritables multiplicateurs de force. Qu’il s’agisse de numériser des documents, de créer des bases de données, de transcrire des entretiens, d’aider à l’organisation d’activités publiques ou de faciliter la communication avec les partenaires de la CRÉAcT, leur travail insuffle à nos projets et activités un dynamisme décuplé.

L’équipe est actuellement composée de cinq étudiant·e·s de l’Université Sainte-Anne – au premier cycle : Réanne Cooper, Cody Donaldson, Joseph MacIsaac et Karelle Ngassam, à qui se joint Yvette Comeau, étudiante à la maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones et stagiaire à l’Observatoire Nord/Sud, le centre de recherche de la Chaire, situé au 2e étage de la bibliothèque Louis-R.-Comeau. Le dimanche 23 septembre – la poussière de la rentrée étant retombée – Joseph, Karelle et Yvette ont assisté à des présentations de Cody et de Réanne qui ont initié leurs camarades aux projets auxquels ils collaborent depuis 2016.

L’atelier a eu lieu dans les nouveaux locaux de l’Observatoire Nord/Sud. Voici quelques images de cette formation. Des entrevues avec les nouveaux membres de l’équipe paraîtront dans Les Carnets Nord/Sud d’ici quelques semaines.

Bravo et merci à ces jeunes chercheur·e·s !
M. Clint Bruce
Clint Bruce, titulaire de la Chaire de recherche du Canada et études acadiennes et transnationales (CRÉAcT)

 

La Soirée louisianaise su Ambroise du Festival acadien de Clare (3 août 2018) : images d’un terrain ethnographique

C’est un moment fort du Festival acadien de Clare : chaque année, l’Acadie de la Nouvelle-Écosse rend hommage à la culture cadienne et créole lors de la Soirée louisianaise su Ambroise. Plusieurs éléments se donnent rendez-vous : alors qu’un groupe de musique venu exprès de Louisiane fait vibrer la salle et grouiller les pieds, la grande salle du Centre des anciens combattants de Clare, à Saulnierville, s’emplit du fumet irrésistible d’un gombo préparé par celui qui prête son prénom à cette activité tout à fait spéciale : Ambroise Comeau.

Passionné de patrimoine culinaire et grand amoureux de la Louisiane francophone, ce natif de la Baie Sainte-Marie porte plusieurs chapeaux dans sa vie de tous les jours : père de famille, habile homme à tout faire, cuisinier du casse-croûte Chez L’Ami, animateur de la radio CIFA 104.1 FM, et j’en passe. Tout au long de l’année, Ambroise porte haut et fort la fierté acadienne. Mais c’est à l’occasion de la Soirée louisianaise qu’il a la chance de donner un cachet d’authenticité culinaire à cette activité qui fait vivre, le temps d’un spectacle et d’un repas ô combien apprécié, l’imaginaire transnational de la diaspora acadienne.

Ambroise fait partie des participants à une enquête ethnographique que j’entreprends depuis le début de l’été, L’Acadie cuisine la Louisiane : transferts culinaires au sein de la diaspora acadienne. Car il se trouve qu’Ambroise est loin d’être le seul adepte de gastronomie louisianaise parmi la population acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, même si, pour beaucoup de gens d’ici, il reste l’initiateur et le principal pourvoyeur de plats comme le gombo et le jambalaya.

Voici donc quelques photos d’une recherche de terrain qui s’étendra sur plusieurs mois, avec une mention spéciale au sujet de la Soirée louisianaise su Ambroise du vendredi 3 août 2018 : depuis plusieurs semaines, le Festival vendait des billets pour gagner un accordéon fabriqué à la main par Monsieur Moisey Baudoin, Louisianais qui visite souvent la Baie Sainte-Marie, à partir de bois d’érable qu’il avait reçu d’un ami d’ici, Monsieur Arcade Comeau. Le tirage a eu lieu pendant l’entracte du concert de Choupique – au grand enthousiasme de la foule et au grand bonheur de la gagnante qui a emporté chez elle cet instrument, symbole tangible de l’amitié entre «cousins et cousines» du Nord et du Sud. 

(1) Ambroise Comeau, le maître acadien du gombo louisianais, arbore un tablier pour l’occasion.
(2) Depuis plusieurs jours, cette enseigne lumineuse à Saulnierville annonce la Soirée louisianaise «su Ambroise».
(3) Le groupe cadien Choupique s’installe sur la scène de la grande salle du Centre des anciens combattants de Clare.
(4) Il est bientôt temps de rajouter le poulet, tendre et parfaitement cuit après avoir mijoté pendant trois heures.
(5) Karolyn Aucoin et Réanne Cooper, bénévoles du Festival acadien de Clare, préparent la caisse pour la vente de billets de gombo.
(6) La piste de danse se remplit à l’appel des rythmes entraînants d’un two-step cadien.
(7) L’équipe d’Ambroise finit par servir 101 bols de gombo au cours de la soirée.
(8) Le journaliste Janic Godin, d’ICI Radio-Canada, admire cet accordéon fabriqué par Moisey Baudoin, qui a eu la générosité d’en faire un don au Festival.
(9) Suite à une démonstration musicale par Jesse Brown du groupe Choupique, c’est M. Baudoin lui-même qui tire le nom de la gagnante de cette boîte que tient Daniel LeBlanc, directeur artistique du Festival acadien de Clare.
(10) La fête s’intensifie lorsque ces «mardi-gras» envahissent la salle en distribuant jetons et colliers en guise d’articles souvenirs. (Crédit photo : Réanne Cooper)


M. Clint Bruce

Pour la veille du 15 août, un film batailleur de Phil Comeau

Le 15 août, c’est la fête nationale de l’Acadie, que nous soulignerons ici à la Baie Sainte-Marie avec le tintamarre du Festival acadien de Clare, qui bat son plein depuis quelques jours.

La veille, il se passera quelque chose d’important à l’antenne de la chaîne Unis TV. Ce dimanche 14 août, un nouveau film de Phil Comeau, sera diffusé à partir de 20h00. Zachary Richard, toujours batailleur fait converger les forces de deux grandes artistes de l’Acadie moderne : la vision pleine d’humanité du cinéaste originaire de la Baie Sainte-Marie et le regard pénétrant du chanteur louisianais qui n’en finit pas de recréer à sa manière, et avec urgence, l’héritage de son Acadie ancestrale.

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Le résumé officiel nous en apprend que Zachary Richard, toujours batailleur « retrace le parcours fascinant de ceux qui l’ont précédé, en parcourant les trois provinces maritimes et la Louisiane, cherchant à comprendre comment l’Histoire a façonné sa culture acadienne ».

Mieux encore, voici la bande-annonce :

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De Pubnico à la ville créole – ou : passer son temps à lire le bottin

Au fil de l’histoire – Hier soir, ayant terminé une journée de recherche aux archives de la bibliothèque municipale de la Nouvelle-Orléans, j’ai demandé à mon chauffeur d’Uber de me déposer au 3223, rue Upperline, dans le quartier de Broadmoor. C’était un coup de tête, car ce n’est pas là où se trouve l’appart loué pendant mon bref séjour ici. C’est à cette adresse, que je venais de confirmer dans le City Directory de 1964, qu’a résidé pendant de nombreuses années le capitaine William Augustin d’Entremont, né en 1901 à Pubnico-Ouest, en Nouvelle-Écosse.

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Sur les traces de Beausoleil en Louisiane : Entrevue avec les archéologues du Projet Nouvelle-Acadie

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.


Pour ce premier article de La Filière Louisiane, Clint Bruce s’est entretenu avec deux archéologues de l’Université de Louisiane à Lafayette au sujet de leurs efforts infatigables pour découvrir les vestiges de quelques-uns des tout premiers établissements acadiens en Louisiane. Le professeur Mark Rees et Amy Broussard, étudiante au doctorat, nous parlent du Projet Nouvelle-Acadie/New Acadia Project.

Cet échange a été traduit de l’anglais.

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Que veut dire ce T dans CRÉAcT ? À la rencontre d’un mot…

États de la recherche – Un blogue, pour une Chaire de recherche, peut servir de tribune pour communiquer des idées, des trouvailles et l’état des projets à l’extérieur de l’espace plus ou moins hermétique des colloques et des publications scientifiques. Un blogue, ça peut permettre de s’adresser à tout le monde. C’est le but premier de celui-ci, Les Carnets Nord/Sud.

D’entrée de jeu, pourtant, un obstacle surgit : le lexique. Qu’on le veuille ou non, en voulant décrire des phénomènes sociaux, politiques, économiques, etc., les chercheurs emploient souvent des termes méconnus du grand public, au sens opaque à première vue. C’est malheureux car, dans la très grande majorité des cas, les concepts auxquels renvoient ces mots sont bel et bien à la portée de tout le monde. Il suffirait d’un petit effort pour les expliquer. C’est le cas d’un terme qui reviendra souvent sous ma plume et qui figure dans le titre même de cette nouvelle chaire de recherche à l’Université Sainte-Anne : transnational (et « transnationalisme »).Lire la suite »