Album photos : Le troisième Grand Réveil Acadien en Louisiane, entre souvenir collectif et commémorations communautaires

«Au rythme de notre monde» dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 14 octobre 2022 – De quelle présence est-ce que la diaspora acadienne jouit dans la Louisiane d’aujourd’hui ? Comment ravive-t-elle ses liens avec l’Acadie de l’Atlantique ? Au moment d’écrire ces lignes, je me trouve au centre-ville de Lafayette, où vient de se clore le Grand Réveil Acadien (GRA), une série de rassemblements qui se sont déroulés du 1er au 9 octobre en Louisiane, cet État à l’héritage francophone toujours vivace.

Entre les commémorations et les célébrations de ces derniers jours, où la nourriture occupe certes une place prépondérante (et loin de moi de m’en plaindre !), la question du sens de l’identité acadienne en Louisiane continue de se poser.

Cet événement se veut une « célébration internationale […] de la langue, de la musique, de l’histoire, de la culture et de l’influence du peuple acadien au cœur de l’Acadiane », c’est-à-dire de la zone formant le « triangle français » allant des paroisses près de la Nouvelle-Orléans jusqu’à la frontière du Texas, et s’étendant vers le nord jusqu’au centre de l’État. LIRE LA SUITE ICI. 

Album photos du Grand Réveil Acadien 2022

M. Clint Bruce

Appel à communications, colloque étudiant – «Être francophone : langue, identité et transformation sociale»

Un appel à communications est lancé pour le colloque étudiant pluridisciplinaire, « Être francophone : langue, identité et transformation sociale », qui aura lieu à l’Université Sainte-Anne (Pointe-de-l’Église, Nouvelle-Écosse, Canada), le samedi 4 mars 2023.

Être francophone : qu’est-ce que cela signifie dans un monde qui devient de plus en plus complexe ? Qui sont les personnes qui peuvent et qui veulent se rassembler sous cette bannière, et pour quelles raisons ? Quel rôle la francophonie sera-t-elle appelée à jouer pour relever les grands défis mondiaux et locaux auxquels notre planète est confrontée ?

Ce colloque étudiant explorera la relation entre langue, appartenance et transformation sociale. La langue française dans divers contextes peut rassembler, diviser ou construire. Elle servira de facteur d’appartenance ou d’exclusion. Les francophones – au pied de la lettre, des personnes qui parlent français – doivent lutter nécessairement pour des transformations sociales, souvent liées à des questions de diversité. Les apprentissages partagés par les francophones pourront contribuer à la société non francophone ainsi qu’aux processus de transformation sociale.

Les communications peuvent explorer les questions suivantes, par exemple :

  • Quels sont les efforts qui ont été réalisés pour créer des milieux inclusifs où les francophones peuvent avoir un sens d’appartenance ?
  • Quel rôle joue la langue française, selon le milieu dans lequel nous vivons et notre identité ?
  • Est-ce qu’il y a une culture commune qui nous réunit, à part la langue française ?
  • Quels critères nous distinguent comme francophones ?
  • Quelle est l’expérience vécue en tant que minorité linguistique au Canada ? (p. ex. : soins de santé, éducation, tribunaux, représentation médiatique)

Les chercheur·e·s étudiant·e·s en fin de baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat, sont invité·e·s à soumettre leur proposition de communication à notre responsable des communications, Ramona E. Blinn (Ramona.Blinn@usainteanne.ca) avant le 19 décembre 2022. Prière de préciser dans l’objet du courriel : Colloque étudiant – communication.

Merci de fournir les informations suivantes:

  • Coordonnées de l’auteur·e (nom, prénom, fonction, établissement/organisation et adresse courriel),
  • Titre de la communication,
  • Résumé (environ 250 mots),
  • Courte biographie de l’auteur·e (environ 50-75 mots).

Nous explorons la possibilité d’une publication à la suite du colloque.

Ce colloque étudiant est organisé par les étudiant-e-s à la Maîtrise en cultures et espaces francophones de l’Université Sainte-Anne, en collaboration avec l’Observatoire Nord/Sud.

Diversity and inclusion in Acadie and in Acadian studies: Call for papers for the journal Port Acadie (February 1, 2023)

While the Acadian experience has always been characterized by plurality, due to the historical dispersal of communities, contemporary Acadie increasingly embraces the values ​​of diversity and inclusion. In the same spirit, our journal, true to its name, aims to be a haven that welcomes different perspectives in Acadian studies, in all disciplines and on a wide variety of issues. How has diversity shaped and how does it continue to shape Acadian society as well as the diaspora? How can we make inclusion a fundamental principle of Acadian studies?

In order to better understand these questions, we welcome submissions for issue 39 of Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes, to be published in the fall of 2023. Port Acadie publishes refereed work (in French or in English) – scholarly articles and research notes – as well as essays (in French or in English), reviews of scholarly and literary publications, interviews and creative texts. Manuscripts for the Fall 2023 issue should be received by February 1, 2023.

For more information, see our website or write to us at the following address: port-acadie@usainteanne.ca

Diversité et inclusion en Acadie et en études acadiennes : appel à contributions pour la revue Port Acadie (1er février 2023) 

15 septembre 2022 – Alors que l’expérience acadienne s’est toujours caractérisée par la pluralité, du fait notamment de la dispersion historique des communautés, l’Acadie contemporaine assume de plus en plus les valeurs de diversité et d’inclusion. Dans ce même esprit, notre revue, fidèle à son nom, se veut un havre qui accueille différentes perspectives en études acadiennes, dans toutes les disciplines et sur une grande variété de problématiques. Comment la diversité a-t-elle façonné et continue-t-elle de façonner la société acadienne ainsi que la diaspora ? Comment faire de l’inclusion un principe fondamental des études acadiennes ?  

Afin de mieux cerner ces questions, nous recevrons avec plaisir des soumissions pour le numéro 39 de Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes, à paraître à l’automne 2023. Port Acadie publie des textes arbitrés (en français ou en anglais) – études scientifiques, notes de recherche – ainsi que des textes de réflexion (en français ou en anglais), des comptes rendus d’ouvrages scientifiques et d’œuvres littéraires, des entretiens et des textes de création. Les manuscrits destinés au numéro de l’automne 2023 devront nous parvenir d’ici le 1er février 2023. 

Pour de plus amples renseignements, voir notre site web ou nous écrire à l’adresse suivante : port-acadie@usainteanne.ca  

Carmen d’Entremont se penchera sur les migrations acadiennes dans le cadre de son stage postdoctoral

Pointe-de-l’Église (N.-É.), le 21 septembre 2021 – Ethnologue expérimentée dans le domaine des traditions orales des régions acadiennes, Carmen d’Entremont effectue présentement un stage postdoctoral qui vise à retracer les motifs et les impacts des migrations circulaires entre les régions de Par-en-Bas et la Nouvelle-Angleterre.

Chercheuse associée de l’Observatoire Nord/Sud et membre de l’équipe de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), son stage postdoctoral est financé par le projet Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) (TSMF). Ce dernier est sous la direction de l’historien Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, située à l’Université de Saint-Boniface.

« Carmen d’Entremont n’est pas une étrangère au sein du projet Trois siècles de migrations francophones, puisqu’elle était impliquée au Centre acadien et à l’Observatoire Nord-Sud, deux institutions partenaires importantes. Dans son nouveau rôle de stagiaire postdoctorale, cette expérience lui sera profitable, mais surtout elle contribuera au chantier de recherche sur les relations entre l’Acadie du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, particulièrement la région de Par-en-Bas, et la Nouvelle-Angleterre. En outre, elle apporte au projet une perspective ethnologique fort bienvenue. »

– Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones à l’Université de Saint-Boniface

Le projet de recherche Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord (1640-1940) explore la genèse et l‘évolution des populations francophones sur le continent nord-américain et nourrit les réflexions sur les enjeux de l’immigration, de la diversité culturelle et du vivre-ensemble.

Carmen se penchera plus particulièrement sur des questions d’identité avec l’aide de récits et de témoignages recueillis, qu’elle utilisera pour reconstituer l’historique des expériences migratoires (l’histoire orale) et saisir les points de vue, traditions, sentiments et valeurs de la culture étudiée (les traditions orales). Elle travaillera de près avec le professeur Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT, ainsi qu’avec des associations locales comme la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie et le Musée des Acadiens des Pubnicos et Centre de recherche Père-Clarence-d’Entremont.

Collection de Carmen d’Entremont

À propos de l’Université Sainte-Anne

L’Université Sainte-Anne, la seule université francophone en Nouvelle-Écosse, offre des programmes d’études universitaires et collégiales ainsi que des programmes d’immersion et de formation sur mesure en français langue seconde. Reconnue pour l’excellence de ses programmes et son milieu de vie unique et exceptionnel, elle offre des occasions d’apprentissage expérientiel favorisant l’engagement et la réussite des étudiants et un contexte favorable à l’établissement d’une culture d’excellence en recherche et en développement. Résolument ancrée dans son milieu, elle est un partenaire de choix pour accroître la vitalité des régions entourant ses campus et de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse dans son ensemble.

Pour plus d’information      

Rachelle LeBlanc, Directrice des communications et du marketing
Université Sainte-Anne
Tél. : 902-769-2114, poste 7222
Courriel : rachelle.leblanc@usainteanne.ca

Du côté de l’Observatoire Nord/Sud (dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 17 septembre 2021)

Cette chronique est parue dans l’édition du vendredi 17 septembre du Courrier de la Nouvelle-Écosse, sous la rubrique «Au rythme de notre monde».

Ici à l’Université Sainte-Anne, la rentrée du trimestre d’automne s’annonce sous le signe de l’optimisme prudent. Certes, la pandémie n’est pas finie. Dans beaucoup d’endroits, et notamment dans ma Louisiane natale, le virus continue de faire des ravages alors que l’ouragan Ida vient de dévaster les paroisses au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans – région où plusieurs membres de la communauté acadienne d’ici ont tissé des liens d’amitiés au fil des ans.

Toujours est-il un vent d’espoir souffle sur la Nouvelle-Écosse, où le passage à la Phase 5 de la réouverture était prévue pour cette semaine. À l’Observatoire Nord/Sud, nos projets se sont poursuivis au cours de l’été, malgré les soubresauts des conditions parfois imprévisibles. Cette chronique de la rentrée fait le point sur quelques-unes de nos initiatives.

Voici une nouvelle en primeur : nous sommes en train de lancer le balado « Acadiversité », une série de documentaires sonores qui exploreront divers aspects de l’expérience acadienne, tant historique qu’actuelle. Les deux premiers épisodes, qui s’intitulent : « Cap-Pelé et Broussard, deux villes-sœurs au cœur de l’Acadie », retracent la naissance du jumelage entre ces deux municipalités, l’une au Nouveau-Brunswick, l’autre en Louisiane, dans les années 1980 et, après une longue période d’oubli, son renouveau à l’approche du Congrès mondial acadien 2019. C’est une histoire passionnante d’une facette de la diaspora acadienne, que nous racontons à l’aide d’entretiens et d’enregistrements de terrain. 

À l’avance d’une annonce officielle au mois d’octobre, ces deux épisodes peuvent être consultés et téléchargés sur la page web d’« Acadiversité ». Il est également possible de s’abonner à travers Spotify, Apple Podcasts, Amazon Music, Stitcher et plusieurs autres services de diffusion.

Le troisième épisode de notre balado sera consacré aux thèmes qui ont été abordés lors d’un symposium à Chéticamp, les 27 et 28 août derniers. Oui, oui : un vrai évènement avec de vraies personnes « en présentiel » ! Il s’agissait d’un colloque organisé par l’Institut Gorsebrook de St. Mary’s University, sous la direction de la professeure Karly Kehoe, en partenariat avec l’Institut d’études acadiennes de l’Université de Moncton et, bien sûr, l’Observatoire Nord/Sud. Une trentaine de spécialistes, de professionnel-le-s du domaine du patrimoine et de membres du public se sont donné rendez-vous pour échanger autour des « histoires de lieux des communautés côtières » de la Nouvelle-Écosse : gaélique, acadienne et afro-néo-écossaise, entre autres, en plus de témoignages sur la Louisiane et sur la diaspora sud-asiatique, grâce à une autre collègue de St. Mary’s, la professeure Rohini Banerjee.

Le clou de l’événement : une promenade matinale pour découvrir les vestiges d’un moulin du 18e siècle, en compagnie de Scott Aucoin, fier défenseur et promoteur de l’héritage acadien de Chéticamp.

Ce n’est pas la seule activité de recherche qui s’est tenue dans les dernières semaines. Du 12 au 14 août s’est déroulé le deuxième atelier – après celui de 2019 – du projet Repenser l’Acadie dans le monde que codirige, avec moi, mon collègue Gregory Kennedy, directeur scientifique de l’Institut d’études acadiennes. Ce collectif rassemble près d’une vingtaine d’universitaires, de plusieurs disciplines. Leurs projets, qui seront présentés dans un livre (prévu pour 2023), sont novateurs et passionnants. Cette fois-là, les séances ont eu lieu en ligne. Un grand merci à Zoe Geddes, assistante de recherche et employée d’été, pour l’appui technique !

L’une de ces séances était une table ronde : « L’évolution des études acadiennes en contexte d’enseignement : réflexions et stratégies ». Animée par Audrey Paquette-Verdon, coordinatrice de l’Observatoire Nord/Sud, la discussion mettait en dialogue la professeure Isabelle LeBlanc de l’Université de Moncton, la professeure Judith Patouma de l’Université Sainte-Anne et le professeur Nathan Rabalais de l’Université de Louisiane à Lafayette. La table ronde peut être visionnée sur le blogue du projet.

Audrey Paquette-Verdon (en haut à gauche) a animé une table ronde sur l’enseignement des études acadiennes avec la professeur Isabelle LeBlanc, la professeure Judith Patouma et le professeur Nathan Rabalais.

Ce début d’année universitaire voit aussi l’arrivée de deux nouvelles personnes au sein de l’équipe de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT). 

Depuis le mois de juillet, Carmen d’Entremont, ethnologue et ancienne coordinatrice du Centre acadien, amorce un stage en tant que chercheure postdoctorale dans le cadre du projet « Trois siècles de migrations francophones en Amérique du Nord, 1640-1940 », sous la houlette de l’historien Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface. Les recherches de Carmen porteront sur les récits de migration aux États-Unis dans les communautés de Par-en-Bas. Au mois d’août, elle a donné une conférence à ce sujet, à Grand-Pré, et nous avons hâte d’en donner d’autres nouvelles !

En outre, l’Observatoire Nord/Sud est très fier d’accueillir Karmen d’Entremont qui intègre la maîtrise ès arts en Cultures et espaces francophones, avec un financement complet de la CRÉAcT. Originaire de Par-en-Bas, Karmen détient un baccalauréat ès arts de l’Université Sainte-Anne, avec une majeure en histoire. Ayant travaillé pour différents musées dans sa région natale, il est passionné par le patrimoine acadien et, plus généralement, fasciné par la destinée des petites cultures.

D’ici notre prochaine chronique, qui sera signée par Audrey Paquette-Verdon, n’oubliez pas la rencontre en ligne avec Sonya Malaborza, traductrice du roman à succès L’accoucheuse de Scots Bay (The Birth House, 2006) d’Ami McKay, le lundi 27 septembre à 19h00. Les détails se trouvent sur la page Facebook de l’Observatoire Nord/Sud.

VITE! VITE! ALLEZ LIRE!… «Du patrimoine musical aux mèmes sur Internet», par Éva Guillorel, Patrice Nicolas et Nathan Rabalais

Pour mieux comprendre l’Acadie et sa situation en contexte mondial, il existe beaucoup de textes qu’il est possible de consulter gratuitement. Pendant la pandémie de COVID-19, les revues savantes et maisons d’édition font des efforts pour rendre encore plus accessibles ces ressources afin de mettre le savoir à la portée de tout le monde. Dans cet esprit-là, la CRÉAcT signalera à tous les deux vendredis un article ou un livre en études acadiennes ou bien dans un domaine connexe. Cette initiative s’intitule : Vite! vite! allez lire…

L’identité culturelle des gens dans une société donnée n’est pas forcément reflétée dans les discours émanant de l’élite et des institutions officielles. Beaucoup s’en faut. Cette problématique traverse comme un fil rouge les recherches de trois spécialistes des études acadiennes œuvrant au sein du collectif Repenser l’Acadie dans le monde, à savoir Éva Guillorel (Université de Caen Normandie), Patrice Nicolas (Université de Moncton) et Nathan Rabalais (Université de Louisiane à Lafayette). À la suite d’une séance de réflexion, ces chercheur-e-s ont exploré les points de convergence et de divergence entre leurs projets respectifs dans un billet de blogue fort stimulant : «Du patrimoine musical aux mèmes sur Internet» (lire ici).

Force est de souligner, comme le font ici les auteur-e-s, la diversité de leurs perspectives, «en lien avec leurs formations disciplinaires variées et les périodes chronologiques différenciées qu’ils privilégient» :

Éva Guillorel s’intéresse à la mémoire des conflits franco-anglais de la guerre de Sept Ans à travers les chansons de tradition orale acadiennes ; Patrice Nicolas analyse la circulation de motifs narratifs dans une chanson connue en Acadie mais dont les racines littéraires et musicales remontent à la Renaissance européenne ; Nathan Rabalais fait une comparaison entre l’expression culturelle et identitaire acadienne et louisianaise à travers les mèmes humoristiques postés sur les réseaux sociaux.

Or, la transmission culturelle demeure un enjeu commun :

Le principal point commun qui émerge est la question de l’adaptation locale de schémas culturels préexistants à travers des formes narratives qui expriment des marques d’identité. La dimension sonore (pour les chansons) et visuelle (pour les mèmes) est essentielle et, quel que soit le support de diffusion, la langue orale et ses expressions régionales sont au cœur du propos.

Ce sont justement des interconnexions de ce genre, avec les dialogues qu’elles peuvent susciter, qui sont valorisées par le projet Repenser l’Acadie dans le monde, d’autant plus qu’il s’agit de circulations transatlantiques et transnationales. Bonne lecture et bonnes découvertes !

Pour en savoir davantages sur ces chercheur-e-s, consulter la page des profils sur le site de Repenser l’Acadie dans le monde.

Mois de l’histoire des Noirs : Quand l’activisme passe par la poésie (reportage de «Michel le samedi», Radio-Canada Acadie, 8 février 2020)

États de la recherche / Au fil de l’histoire – Le 8 février dernier, l’émission Michel le samedi, animée par Michel Doucet, a diffusé un reportage d’Isabelle Robichaud au sujet de mon livre à paraître chez The Historic New Orleans Collection / University of Virginia Press, Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers : A Bilingual Edition. Découvrez ici le reportage d’Isabelle Robichaud : «Quand l’activisme passe par la poésie». 

L’ouvrage sera disponible à partir du 13 mai prochain.

Crédit photo : Radio-Canada / Isabelle Robichaud

Un potager pour cultiver la francophonie louisianaise (Jonathan Olivier)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

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Le premier jour de décembre, une centaine de personnes des environs de ma communauté, c’est-à-dire Frozard, lieu-dit de la paroisse St-Landry en Louisiane, se sont rassemblées pour marquer une tradition très ancienne chez nous : une boucherie. Ensemble, des gens des villages d’Arnaudville, de Grand-Coteau, de la Prairie des Femmes et ailleurs, nous avons abattu un cochon et préparé un grand nombre de plats traditionnels comme des gratons, du boudin noir et du fromage de tête.

L’importance de cette journée consistait à perpétuer nos traditions culturelles liées à l’agriculture et à la nourriture. Les cochons qui ont été apprêtés avaient été élevés dans ma ferme, Le Potager d’Acadiana, une exploitation biologique que j’ai fondée en juillet dernier. Pourquoi une telle initiative ? J’avais reconnu le besoin d’une ferme locale, source d’aliments sains pour nos habitants de la région d’Acadiana. Mes méthodes ont été apprises d’agriculteurs de toute l’Amérique du Nord ainsi que de l’ouvrage du Québécois Jean-Martin Fortier, Le Jardinier-maraîcher (Écososciété, 2012). Je sais que ma ferme à moi contribuera à perpétuer une tradition de petites fermes qui se trouvaient partout dans cette région. Et la boucherie faisait revivre une tradition en Louisiane d’élever des cochons à plusieurs générations dans ma famille.

Lire la suite sur le site d’Astheure…

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Issu d’une famille francophone de la paroisse St-Landry, Jonathan Olivier est journaliste spécialisé en environnement et en activités plein-air, dont les écrits ont paru dans des revues comme OutsideBackpackerREI Co-op JournalLouisiana Sportsman et Mother Earth News. Il est propriétaire de la ferme biologique Le Potager d’Acadiana depuis le printemps 2019.

Explorer l’interculturel en Algérie – Photos du colloque Le Moi et l’Autre (Université Blida 2 – Lounici Ali)

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Lors de l’ouverture du colloque Le Moi et l’Autre, M. Khaled Ramoul, recteur de l’Université, Blida 2 – Lounici Ali, a pris la parole en tant que président d’honneur.

Comment comprendre «cette dualité qui existe entre le Moi et l’Autre» et, à plus forte raison, sa constitution et sa remise en question par «le jeu des représentations mutuelles» ? Voilà la problématique qui vient d’être explorée, sous de multiples facettes, à l’occasion d’un important colloque international en Algérie. Les 19 et 20 novembre 2019 s’est déroulé à l’Université Blida 2 – Lounici Ali, le symposium Le Moi et l’Autre, de la tolérance à la rencontre. J’ai eu le plaisir d’y participer en présentant un survol des recherches de la CRÉAcT sur la diaspora acadienne. 

En réalité, l’intitulé de ce colloque se décline plutôt en italien : L’Io e l’Altro, dalla tolleranza all’incontroOrganisée par le Département d’italien, cette manifestation scientifique a été coordonnée par deux professeures, Mme Djaouida Abbas, qui est également doyenne de la Faculté des lettres et des langues, et Mme Aicha Chekalil, avec la collaboration du projet IDA (Image et déformation de l’Autre), rattaché au Centre de Recherche FIMIM de l’Université de Bologne, en Italie. Qu’à cela ne tienne : des interventions ont aussi été présentées en arabe, en français et en anglais. Une convergence véritablement multilingue et plurinationale.

L’Université Blida 2 est située dans le giron du massif de l’Atlas blidéen, à une trentaine de kilomètres de la Méditerranée. Ça bouge sur ce campus ! (Pour en avoir une idée, lire cet entretien avec le recteur, M. Khaled Ramoul, également président d’honneur du colloque.) Il y a non seulement plusieurs projets de construction et d’agrandissement, mais la recherche scientifique y jouit d’un dynamisme palpable. Si je tenais à prendre part à ce congrès, c’était surtout dans l’espoir de nouer des liens avec des collègues en Algérie. Le coup n’a pas été manqué.

En attendant que naissent de beaux lendemains à la suite des échanges qui ont eu lieu, ces quelques photos donneront un aperçu des activités du colloque. Je profite de l’occasion pour exprimer ma plus profonde reconnaissance envers mes collègues Djaouida Abbas et Aicha Chekalil, ainsi qu’à toute l’équipe de professeur-e-s et de bénévoles étudiant-e-s. La légendaire hospitalité algérienne s’est montrée bien à la hauteur de sa réputation !

M. Clint Bruce