Mois de l’histoire des Noirs : Quand l’activisme passe par la poésie (reportage de «Michel le samedi», Radio-Canada Acadie, 8 février 2020)

États de la recherche / Au fil de l’histoire – Le 8 février dernier, l’émission Michel le samedi, animée par Michel Doucet, a diffusé un reportage d’Isabelle Robichaud au sujet de mon livre à paraître chez The Historic New Orleans Collection / University of Virginia Press, Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers : A Bilingual Edition. Découvrez ici le reportage d’Isabelle Robichaud : «Quand l’activisme passe par la poésie». 

L’ouvrage sera disponible à partir du 13 mai prochain.

Crédit photo : Radio-Canada / Isabelle Robichaud

Un potager pour cultiver la francophonie louisianaise (Jonathan Olivier)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de l’Observatoire Nord/Sud et de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

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Le premier jour de décembre, une centaine de personnes des environs de ma communauté, c’est-à-dire Frozard, lieu-dit de la paroisse St-Landry en Louisiane, se sont rassemblées pour marquer une tradition très ancienne chez nous : une boucherie. Ensemble, des gens des villages d’Arnaudville, de Grand-Coteau, de la Prairie des Femmes et ailleurs, nous avons abattu un cochon et préparé un grand nombre de plats traditionnels comme des gratons, du boudin noir et du fromage de tête.

L’importance de cette journée consistait à perpétuer nos traditions culturelles liées à l’agriculture et à la nourriture. Les cochons qui ont été apprêtés avaient été élevés dans ma ferme, Le Potager d’Acadiana, une exploitation biologique que j’ai fondée en juillet dernier. Pourquoi une telle initiative ? J’avais reconnu le besoin d’une ferme locale, source d’aliments sains pour nos habitants de la région d’Acadiana. Mes méthodes ont été apprises d’agriculteurs de toute l’Amérique du Nord ainsi que de l’ouvrage du Québécois Jean-Martin Fortier, Le Jardinier-maraîcher (Écososciété, 2012). Je sais que ma ferme à moi contribuera à perpétuer une tradition de petites fermes qui se trouvaient partout dans cette région. Et la boucherie faisait revivre une tradition en Louisiane d’élever des cochons à plusieurs générations dans ma famille.

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Issu d’une famille francophone de la paroisse St-Landry, Jonathan Olivier est journaliste spécialisé en environnement et en activités plein-air, dont les écrits ont paru dans des revues comme OutsideBackpackerREI Co-op JournalLouisiana Sportsman et Mother Earth News. Il est propriétaire de la ferme biologique Le Potager d’Acadiana depuis le printemps 2019.

Explorer l’interculturel en Algérie – Photos du colloque Le Moi et l’Autre (Université Blida 2 – Lounici Ali)

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Lors de l’ouverture du colloque Le Moi et l’Autre, M. Khaled Ramoul, recteur de l’Université, Blida 2 – Lounici Ali, a pris la parole en tant que président d’honneur.

Comment comprendre «cette dualité qui existe entre le Moi et l’Autre» et, à plus forte raison, sa constitution et sa remise en question par «le jeu des représentations mutuelles» ? Voilà la problématique qui vient d’être explorée, sous de multiples facettes, à l’occasion d’un important colloque international en Algérie. Les 19 et 20 novembre 2019 s’est déroulé à l’Université Blida 2 – Lounici Ali, le symposium Le Moi et l’Autre, de la tolérance à la rencontre. J’ai eu le plaisir d’y participer en présentant un survol des recherches de la CRÉAcT sur la diaspora acadienne. 

En réalité, l’intitulé de ce colloque se décline plutôt en italien : L’Io e l’Altro, dalla tolleranza all’incontroOrganisée par le Département d’italien, cette manifestation scientifique a été coordonnée par deux professeures, Mme Djaouida Abbas, qui est également doyenne de la Faculté des lettres et des langues, et Mme Aicha Chekalil, avec la collaboration du projet IDA (Image et déformation de l’Autre), rattaché au Centre de Recherche FIMIM de l’Université de Bologne, en Italie. Qu’à cela ne tienne : des interventions ont aussi été présentées en arabe, en français et en anglais. Une convergence véritablement multilingue et plurinationale.

L’Université Blida 2 est située dans le giron du massif de l’Atlas blidéen, à une trentaine de kilomètres de la Méditerranée. Ça bouge sur ce campus ! (Pour en avoir une idée, lire cet entretien avec le recteur, M. Khaled Ramoul, également président d’honneur du colloque.) Il y a non seulement plusieurs projets de construction et d’agrandissement, mais la recherche scientifique y jouit d’un dynamisme palpable. Si je tenais à prendre part à ce congrès, c’était surtout dans l’espoir de nouer des liens avec des collègues en Algérie. Le coup n’a pas été manqué.

En attendant que naissent de beaux lendemains à la suite des échanges qui ont eu lieu, ces quelques photos donneront un aperçu des activités du colloque. Je profite de l’occasion pour exprimer ma plus profonde reconnaissance envers mes collègues Djaouida Abbas et Aicha Chekalil, ainsi qu’à toute l’équipe de professeur-e-s et de bénévoles étudiant-e-s. La légendaire hospitalité algérienne s’est montrée bien à la hauteur de sa réputation !

M. Clint Bruce

Découvrons Haïti ! Émission spéciale de CIFA 104,1 FM avec Luné Roc Pierre Louis

«Découvrons Haïti !» avec le professeur Luné Roc Pierre Louis (Université d’État d’Haïti), 2 octobre 2019 – Cette émission spéciale de Radio CIFA 104,1 FM a été présentée en collaboration avec le Centre de la Francophonie des Amériques et la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), dans le cadre de l’édition 2019 du colloque du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne, «Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement» (4-6 octobre 2019). M. Pierre Louis a effectué un séjour de plusieurs jours à titre de chercheur invité auprès de l’Observatoire Nord/Sud, centre de recherche rattaché la CRÉAcT. Bonne écoute et bonnes découvertes !

Le Centre de la Francophonie des Amériques a pour mission de contribuer à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle. Le programme de Mobilité dans les Amériques traduit la volonté du Centre d’appuyer le développement de la francophonie à l’échelle continentale en facilitant la transmission d’expertises et de meilleures pratiques et en favorisant la coopération entre les intervenants francophones et francophiles dans les Amériques.

Le Forum sur l’avenir des médias francophones, le samedi 5 octobre 2019, à l’Université Sainte-Anne

Ce sera le point culminant du colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement (4-6 octobre 2019, Université Sainte-Anne). Le samedi 5 octobre, de 15h30 à 17h00, aura lieu le Forum sur l’avenir des médias francophones. Cette activité sera animée par le consultant Martin Théberge, qui est également président de la Fédération culturelle canadienne-française.

Organisée par le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF) sous l’égide de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadiennne (ACUFC), la tenue de ce colloque, une manifestation scientifique et communautaire à la fois, est coordonnée par l’Observatoire Nord/Sud en collaboration avec la Société acadienne de Clare. La thématique s’impose d’autant plus que le gouvernement du Canada a fait des médias francophones en contexte minoritaire l’une des priorités du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023.

« Il n’est pas tout de dire que les médias sont importants », affirme Théberge. « Il faut les doter d’outils et de systèmes pour qu’ils puissent jouer leurs rôles pleinement au service de la communauté. »

C’est autour de ces enjeux, fortement conditionnés par la transition numérique, que s’orientera le Forum. Celui-ci réunira des chercheur-e-s, des professionnel-le-s du secteur médiatique et des représentant-e-s des communautés francophones. « Nous réfléchirons ensemble sur l’avenir des médias francophones pour qu’ils puissent agir efficacement et adéquatement dans l’écosystème communautaire qui est le nôtre », explique Théberge.

« Cette activité permettra de rassembler toutes les parties prenantes des médias francophones et de les inciter à une réflexion pour développer des pistes de solution qui mèneront à un avenir garant de réussites. »

La consultation aboutira à un document de synthèse qui sera diffusé à la suite du colloque.

Le Forum sur l’avenir des médias francophones bénéficie de l’appui financier du Conseil de recherches en sciences humaines ainsi que du Patrimoine canadien. Il se déroulera au Castelet, sur le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne.

[Photo de couverture : Marc d’Entremont]

«Le Nouveau-Brunswick joint l’utile à l’agréable à l’occasion du Festival international de Louisiane» (Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 10 mai 2019)

Lorsqu’on parle de « joindre l’utile à l’agréable », cette locution véhicule l’idée implicite qu’il s’agit de dorer la pilule, de rendre agréable une activité obligatoire qui ne le serait pas forcément sans un ingrédient complémentaire pour en atténuer l’amertume.

Et si l’agréable était utile en soi, jusqu’au point d’accroître l’utilité de l’utile ?

C’est certainement l’impression que je retiens de ma dernière visite à Lafayette à l’occasion du Festival international de Louisiane (FIL), qui vient de se dérouler du 24 au 28 avril. S’y sont rendues plusieurs délégations des provinces Maritimes, dont une mission du Nouveau-Brunswick dirigée par l’honorable Robert Gauvin, vice-premier ministre, ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture ainsi que ministre responsable de la Francophonie.

M. Gauvin est aussi, rappelons-le, l’unique membre francophone du cabinet du gouvernement progressiste conservateur de Blaine Higgs. C’était son premier voyage en Louisiane.

Or, le FIL, c’est l’une des deux grandes manifestations culturelles à saveur francophone qui ont lieu annuellement dans la ville de Lafayette, la plaque tournante de la région de l’Acadiane. Alors que les Festivals acadiens et créoles mettent l’accent, chaque mois d’octobre, sur le patrimoine et l’expression musicale du pays, le FIL vise à créer des liens avec les cultures du monde entier. Aux côtés d’artistes du Canada et des États-Unis, la programmation de cette année proposait des groupes venus d’une vingtaine de pays, de la Suède nordique à l’Afrique du Sud.

Pour la toute première fois, il y avait un Pavillon du Nouveau-Brunswick, dans une cour extérieure jouxtant le très sympathique Wurst Biergarten, rue Jefferson. Les festivaliers pouvaient y trouver des stands de quatre partenaires de la « province pittoresque » : l’Université de Moncton, l’Association des enseignant-e-s francophones du Nouveau-Brunswick, le Congrès mondial acadien 2019 et la Commission du tourisme acadien au Canada atlantique (CTACA, qui couvre les quatre provinces de la région). La Société nationale de l’Acadie était également représentée par sa présidente, Louise Imbeault, et sa directrice générale, Véronique Mallet.Lire la suite »

« Les enjeux des Jeux, ou le Nouveau-Brunswick face à la Francophonie » (Au rythme de notre monde dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, 15 février 2019)

Depuis le parution de ce texte dans Le Courrier de la Nouvelle-Écosse, le Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) a décidé de relancer le concours pour accueillir les Jeux de 2021, n’ayant reçu aucune candidature depuis le désistement du Nouveau-Brunswick. De son côté, le Comité national organisateur des IXes Jeux de la Francophonie 2021 (CNJF) a publié cette déclaration afin de mieux expliquer sa position.

Il faut parfois appeler les choses par leur nom. Il y a quelques jours le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait sa décision de se retirer des Jeux de la Francophonie, que la province devait accueillir en 2021. C’est la débâcle.

Le premier ministre Blaine Higgs (PCNB) impute ce désistement à une prévision budgétaire devenue exorbitante. Bien loin des 17 millions $ anticipés initialement, un plan d’affaires ultérieur faisait gonfler les dépenses à 130 millions $ – un coût total huit fois plus élevé – avant que le chiffre ne soit revu à la baisse (à 62 millions $).

Trop peu, trop tard.Lire la suite »

Merci en 20 images – L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies (1-4 novembre à La Nouvelle Orléans)

L’édition 2018 du congrès de l’American Council for Québec Studies a été couronné d’un succès retentissant. À l’intérieur de ce colloque qui s’est déroulé du 1er au 4 novembre à La Nouvelle-Orléans (Hôtel Intercontinental et The Historic New Orleans Collection), j’ai eu la chance d’organiser, avec la collaboration de mes collègues Nathan Rabalais (College of William & Mary) et Robin White (Nicholls State University), le symposium spécial : La Louisiane francophone et ses relations internationales.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le communiqué de presse de l’Université Sainte-Anne et le programme. L’initiative a compté de nombreuses activités et a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires. J’aimerais remercier ces partenaires, ainsi que l’ensemble des participant-e-s et le comité exécutif de l’ACQS, en présentant une vingtaine de photos prises au cours du colloque.

 

Merci à toutes et à tous – et au plaisir de vous revoir au colloque de 2020 !

M. Clint Bruce

Un bel accueil à La Nouvelle-Orléans, ou : «Les Saintes-Annes sont partout !»

Allié de la cause francophone en Louisiane aussi bien que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada, je garde un contact fréquent – pour ne pas dire constant – avec les milieux franco-louisianais et les personnes qui les animent. L’une d’entre elles est Ashlee Michot, blogueuse, photographe, folkloriste à ses heures, animatrice de radio, ancienne membre de l’exécutif du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), mère de famille et j’en passe. C’est aussi une ancienne des sessions d’été du programme d’immersion de l’Université Sainte-Anne (2002-2003), tout comme moi (1998).

Il y a plusieurs années que nous correspondons, à intervalles irréguliers, autour d’intérêts communs. Jusqu’à hier, pourtant, nous n’avions jamais fait connaissance en personne.

J’étais en déplacement vers La Nouvelle-Orléans pour le congrès de l’American Council for Québec Studies. Au cours d’un échange à propos d’une possible collaboration, Ashlee a mentionné qu’elle était «en Ville asteur» – c’est-à-dire, à La Nouvelle-Orléans. Son mari, Louis Michot du groupe Lost Bayou Ramblers allait jouer dans une taverne du Faubourg Marigny. C’est, lui aussi, un autre ancien du programme de Sainte-Anne (1998).

Aussitôt mon avion atterri, je m’y rends, ni une ni deux. 

À peine ai-je pénétré dans le bar que je croise un ami – un vrai de vrai ami -, le peintre et poète Jonathan Mayers, Rat-de-bois farouche de son nom d’artiste. Francophone depuis peu, Jonathan a passé trois étés à l’Université Sainte-Anne, en 2015, en 2016 et en 2018. C’est ainsi que nous nous sommes liés d’amitié et que, depuis lors, il est devenu un interlocuteur de prédilection.

 

Ashlee venait de lui dire qu’elle m’attendait.

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Pour la veille du 15 août, un film batailleur de Phil Comeau

Le 15 août, c’est la fête nationale de l’Acadie, que nous soulignerons ici à la Baie Sainte-Marie avec le tintamarre du Festival acadien de Clare, qui bat son plein depuis quelques jours.

La veille, il se passera quelque chose d’important à l’antenne de la chaîne Unis TV. Ce dimanche 14 août, un nouveau film de Phil Comeau, sera diffusé à partir de 20h00. Zachary Richard, toujours batailleur fait converger les forces de deux grandes artistes de l’Acadie moderne : la vision pleine d’humanité du cinéaste originaire de la Baie Sainte-Marie et le regard pénétrant du chanteur louisianais qui n’en finit pas de recréer à sa manière, et avec urgence, l’héritage de son Acadie ancestrale.

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Le résumé officiel nous en apprend que Zachary Richard, toujours batailleur « retrace le parcours fascinant de ceux qui l’ont précédé, en parcourant les trois provinces maritimes et la Louisiane, cherchant à comprendre comment l’Histoire a façonné sa culture acadienne ».

Mieux encore, voici la bande-annonce :

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