Quelques réflexions sur l’adhésion de la Louisiane à OIF (David Cheramie)

Les articles de La Filière Louisiane sont publiés grâce à un partenariat entre Astheure et Les Carnets Nord/Sud, blogue de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT) de l’Université Sainte-Anne. Cette série vise à faire mieux connaître les enjeux culturels de la Louisiane francophone et à favoriser le dialogue entre Acadiens et Louisianais.

La nouvelle est arrivée, comme il se doit de nos jours, dans un Tweet : «@OIFfrancophonie. Bienvenue à la #Gambie, à l’#Irlande, à la #Louisiane (É. U.) et à #Malte comme observateurs de la Francophonie! #SommetEVN2018.». Depuis que le dossier de candidature fut posé en avril, on attendait avec impatience son acceptation. Je n’avais pas de vraies craintes qu’on soit rejeté, mais comme l’histoire de la Louisiane francophone est remplie de rendez-vous manqués, l’ombre du doute planait quelque part au fond de mon esprit.

Cette annonce tant attendue a résonné en moi comme le soulagement d’une démangeaison de longue date. J’ai attendu ce moment depuis que j’ai appris le mot Francophonie et ce qu’il représentait.

Comme le hasard fait bien les choses par fois, notre candidature a été acceptée en même temps que les Festivals acadiens et créoles reconnaissaient les contributions d’un monsieur que l’histoire aurait pu oublier si ce n’était pas pour le travail de plusieurs personnes. Caesar Vincent était un simple fermier dans la paroisse de Vermillon qui gardait dans sa mémoire des dizaines et des dizaines de chansons dont certaines remontaient au Moyen-Âge. Elles ont été transmises de bouche à l’oreille pendant des siècles. Quelqu’un lui a montré ces chansons, tout comme ces gens ont appris de quelqu’un d’autre.

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Lettre ouverte (collectif) – Coupures à #ONfr : quand TFO oublie son mandat

C’est avec un indéniable sentiment d’urgence que j’ai ajouté ma signature à une récente lettre ouverte adressée à Monsieur Glenn O’Farrell, président et chef de direction du Groupe Média TFO. La raison : des coupures budgétaires infligées au site de nouvelles #ONfr.

Bien que basé en Ontario, TFO, avec ses diverses plateformes et sa couverture consciencieuse et dynamique, répond à des besoins dans l’ensemble de la francophonie canadienne et nord-américaine, y compris en Acadie. C’est ce que soulignait Marc Johnson de la Fédération des communautés francophones et acadienne : «Une fragilisation de l’équipe d’#ONfr, c’est une perte pour toute la francophonie canadienne», déplorait-il. De mon côté, je suis devenu sensible à l’action de la chaîne à l’échelle continentale lors de la signature d’une entente entre TFO et LPB (Louisiana Public Broadcasting), collaboration qui permet à la télévision louisianaise de remplir son mandat en matière de programmation en langue française.

Le texte intégral de cette lettre a été publié sur le site de la revue Astheure. En voici trois points qui m’ont paru particulièrement saillants :     

1) De par la qualité et l’intégrité de tous les membres de son équipe, #ONfr a acquis une crédibilité et une reconnaissance enviables dans divers milieux.

2) En tant que chercheurs et professeurs, l’équipe d’#ONfr nous a permis d’ancrer nos réflexions dans la réalité quotidienne de la population, par l’entremise de nombreuses interventions. De plus, la production journalistique d’#ONfr est un outil dont nous nous servons en salle de classe ainsi que dans nos propres recherches.

3) Au-delà de la qualité de la production journalistique, le public apprécie profondément la production de l’équipe d’#ONfr parce qu’elle se voit et se reconnaît dans son contenu. #ONfr permet de rappeler aux membres de sa communauté que cette communauté existe bel et bien ; qu’elle est réelle et tangible ; que les enjeux qui la touchent sont pertinents, importants, et légitimes. 

Espérons que ce raisonnement suffira pour que le mandat de TFO et de #ONfr soit respecté.

M. Clint Bruce

(Source de l’image à la une : https://onfr.tfo.org/bilan-de-2017-et-perspectives-2018/onfr/)